Les Livres d'Aline

18 février 2018

La fille sous la glace, Robert Bryndza

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La fille sous la glace, Robert Bryndza

Titre original : The Girl in the Ice

Edition : Belfond

Nombre de pages : 438

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Encore marquée par la mort en service de son mari, l’inspectrice en chef Erika Foster découvre son nouveau poste dans un commissariat de Londres. Premier jour, première affaire et non des moindres : le corps d’Andrea Douglas-Brown, fille d’un riche industriel, a été retrouvé dans le lac gelé du Horniman Museum de Forest Hill. Que faisait la jeune femme mondaine dans ce quartier mal famé ?

Effondrée par la disparition d’Andrea, sa famille semble pourtant redouter ce que l’enquête pourrait dévoiler d’eux. Hasard ? Vengeance ? Crime passionnel ? Pour faire éclater la vérité, Erika Foster devra faire la lumière entre règne des apparences et sombres secrets. "

 

Mon avis

Rien de mieux qu'un bon polar pour bien commencer l'année !

Après plusieurs déceptions au niveau lecture, j'ai été ravie de me plonge dans un roman aussi prenant et passionnant.

On y découvre Erika Foster, qui reprend du service après la mort accidentelle de son mari, qui était policier comme elle. 
La DCI Foster est chargée d'enquêter sur le meurtre d'Andrea Douglas-Brown, une jeune fille de bonne famille qui cache pourtant bien des secrets...

La fille sous la glace nous fait découvrir de nombreuses facettes de la vie des policiers, mais aussi de la société britannique dans son ensemble. À travers les yeux d'Erika, on découvre les pressions que subit la Met (et qui entravent l'enquête), les clivages entre familles favorisées et paumées, les rapports tendus entre la presse et la police...

Tout cela donne un roman assez long (plus de 400 pages), mais on ne s'ennuie pas une seule seconde, tant le roman est bien écrit, avec juste ce qu'il faut de suspense pour tenir en haleine jusqu'à la fin. Les chapitres sont généralement courts et l'alternance entre les divers personnages (car on en suit bien d'autres qu'Erika) donne toujours envie de continuer la lecture. Vous connaissez sûrement  cette phrase mensongère qu'on se répète tous : "plus qu'un chapitre et je vais me coucher" ? Impossible de terminer un chapitre et d'aller se coucher une fois qu'on a commencé ce roman : j'ai enchaîné chapitre après chapitre et j'aurais voulu terminer ma lecture en deux heures, tant j'avais envie de connaître le dénouement de l'histoire.

Un autre bon point réside dans les personnages. Ils sont tous très réalistes et, en nous donnant de nombreux détails sur leur vie privée, l'auteur parvient à les rendre encore plus ''humains''.

D'après la note de l'auteur à la fin du roman, j'ai cru comprendre que Robert Bryndza écrit une suite aux aventures d'Erika Foster, de Peterson et de Kate Moss (oui, oui, vous avez bien lu, mais rien à voir avec la top model). J'espère que ce roman ne se fera pas top attendre, car j'ai hâte de me replonge dans l'univers de ces personnages.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Belfond pour cet excellent moment de lecture.

 

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La fille sous la glace

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16 février 2018

De grandes espérances, Charles Dickens

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De grandes espérances, Charles Dickens

Titre original : Great Expectations

Edition : Livre de Poche

Nombre de pages : 608

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Élevé à la mort de ses parents, par sa redoutable soeur, Pip semble promis à l'existence obscure d'un jeune villageois sans fortune. Mais il a le priviège de vivre au milieu de créatures singulières dont l'existence seule accrédite la croyance au miracle : son beau-frère, le forgeron Joe Gargery au sourire débonnaire, Abel Magwitch, le forçat au grand coeur, émule de Jean Valjean et, surtout, la pittoresque Miss Havisham et son éblouissante protégée, Estella. Estella au nom prédestiné, dont la froide et fascinante beauté exalte et désespère tout à la fois le jeune Pip.

Les "grandes espérances" qui portent le jeune garçon ne sont pas les aspirations prosaïques de l'Angleterre victorienne, sa recherche du confort ou de la respectabilité, mais bien les puissances du rève qui nous font chercher le bonheur au-delà de la sagesse".

 

Mon avis

Ça fait un bien fou de retrouver la plume de Dickens après tant de temps sans lire cet auteur !

Il est vrai que les histoires de Dickens ne sont pas les romans les plus joyeux de la littérature anglaise, ne serait-ce que parce que le romancier traite toujours de sujets assez difficiles. Mais malgré cela, j'ai toujours trouvé un petit quelque chose d'optimiste et de léger dans sa plume et dans sa façon d'écrire. Je ne saurais pas vous expliquer ce que j'entends par là , car c'est plus une sensation ressentie à la lecture que l'identification de passages précis, mais cette sensation est bien là : tout n'est pas désespéré et il reste toujours une lueur d'espoir. De plus, Dickens n'hésite pas à faire quelques jeux de mots, et l'humour n'est donc pas tout à fait absent de ses romans.

Les aventures de Pip ne sont donc pas tout à fait désespérées. Si la vie du jeune orphelin commence très mal, vu l'extrême gentillesse de sa soeur (sans commentaire...) , son évolution est assez spectaculaire, puisque ses "grandes espérances" se réalisent lorsqu'un mystérieux tuteur décide de le prendre en charge et de lui donner une éducation de gentleman. Pip quitte alors sa condition d'apprenti forgeron et part vivre à Londres.

Pip est persuadé que le "tuteur" est en réalité la vieille Miss Havisham, qui a eu quelques bontés pour lui lorsqu'il était petit. Mais, si vous le lisez et que vous êtes moins naïf que Pip (ce qui, soit dit entre nous, n'est pas trop difficile), vous devriez bien vite deviner l'identité de ce tuteur (assez étonnante, mais très logique).

Bien entendu, cela reste du Dickens et, par moments, le récit est assez moralisateur, notamment lorsque l'auteur nous parle des défauts de Pip : une fois bien installé dans sa condition de jeune gentleman, Pip devient dépensier, assez ingrat (il oublie totalement Joe, son beau-frère et, même s'il retourne dans sa contrée d'origine, c'est uniquement pour rendre visite à Miss Havisham et à Estella, et non à la forge dans laquelle il a grandi), un peu fainéant aussi. Mais tous ces défauts seront, bien entendus, "punis" au moment où Pip s'y attend le moins. Et le jeune homme va s'amender, regretter sa mauvaise conduite et demander pardon à tous ceux qu'il a lésés --> d'où le côté moralisateur. 

Les bons sentiments affluent, donc (surtout à la fin du récit), mais ce n'est pas désagréable pour autant. Le roman est bien écrit (forcément, c'est Dickens !) et se lit avec grand plaisir. 

Ne manquez pas de vous plonger dans ce classique. Et passez par ici, afin de me dire ce que vous avez pensé de Miss Havisham (cette vieille intrigante) et si vous avez deviné l'identité du bienfaiteur de Pip.

 

Les Bingos du Café la Jasette

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Un classique

12 février 2018

Double exposition, Paul-François Husson

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Double exposition, Paul-François Husson

Edition : Independently Published

Nombre de pages : 140

 

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Le commissaire Tourette s’ennuie à la retraite.
Sur une brocante, il tombe sur un lot de vieux clichés de scènes de crimes. Faisant des recherches par curiosité, il découvre que les photos ne correspondent à aucuneaffaire classifiée. Ignorant s’il s'agit de meurtres factices ou s’il est réellement sur les traces de crimes impunis, il mène une enquête solitaire, personnelle, obsessionnelle. "

 

Mon avis

Seconde plongée dans l'écriture de Paul-François Husson, après La mort est dans l'pré.

J'adhère totalement à ce concept de polars courts et intenses, avec des enquêteurs atypiques et hyper intéressants à suivre.

Dans Double Exposition, on suit le commissaire Tourette (il doit ce surnom au syndrome de Tourette), qui vient de prendre sa retraite et qui s'ennuie. Lorsqu'il trouve, en brocante, une boîte de Banania pleine de photos apparemment prises sur des scènes de crime, il décide de se lancer dans une enquête officieuse, à laquelle participe, par procuration, sa femme de ménage. 

Les photos vont bien vite mener Tourette sur une piste assez sérieuse, mais vont aussi l'obliger à remettre en question une enquête qu'il a lui-même menée il y a plusieurs années. 

Tourette est un personnage très attachant, un peu seul, mais aussi assez imprévisible : il est parfois pris de pulsions qui le pousse à invectiver tout le monde (y compris lui-même). Ça ne le rend pas moins sympathique, au contraire, puisqu'il m'a rappelé le capitaine Haddock de Tintin et ses Bachi-bouzouk (et j'adore Haddock, qui est mon personnage préféré dans la série des Tintin).

L'intrigue est très prenante et nous emmène, à la suite de Tourette, dans différents endroits plus désolés les uns que les autres, et parfaitement adaptés à l'ambiance du récit.

Quant au dénouement, il est totalement inattendu (tout comme les motivations du coupable, d'ailleurs). 

Bref, si vous ne connaissez pas encore les oeuvres de Paul-François Husson, foncez vous les procurer! Double exposition est disponible ici.

 

Les Bingos du Café la Jasette

Bingo Bleu - Copie

Une lecture que vous pouvez terminer en un weekend

10 février 2018

Monsieur Kraft ou la théorie du pire, Jonas Lüscher

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Monsieur Kraft ou la théorie du pire, Jonas Lüscher

Titre original : Kraft

Edition : Autrement

Nombre de pages : 272

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

« Kraft contemple la Silicon Valley, cette vallée mystique, lieux de culte étranges où naissent les créatures digitales. »

Richard Kraft, professeur de rhétorique allemand, malheureux en mariage et financièrement aux abois, est invité à participer à un concours de philosophie organisé dans la Silicon Valley. Sujet : prouver que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, grâce à la technologie. Kraft hésite, mais le prix est doté d'un million de dollars...

Le voici donc qui s'envole pour le pays des start-up, des apps et des millionnaires excentriques. Plus qu'un nouveau monde, c'est une révolution intérieure qui l'attend.

Après Le Printemps des barbares, ce nouveau roman aussi drôle que grinçant confirme le talent de Jonas Lüscher. "

 

Mon avis

Quelle surprise que ce roman de la rentrée littéraire 2017 !

Tout est bien qui commence bien, même si Richard Kraft ne semble pas mener une vie idéale. Sa vie conjugale est compliquée et sa situation financière n'est pas brillante : le professeur Kraft assume en effet deux ménages et quatre enfants en tout, puisqu'il est divorcé et remarié. Tout son salaire y passe ! Aussi n'hésite-t-il pas longtemps lorsque l'un de ses ami lui propose une participation à un concours organisé par un mécène de la Silicon Valley. Le million de dollars promis au vainqueur de ce concours fait rêver Kraft et son épouse Heike : avec une telle somme, chacun sera libre de partir vivre sa vie de son côté en oubliant ce mariage raté qui est le leur.

Mais notre (anti-)héros déchante bien vite, car le sujet du concours ("Tout ce qui est, est bien") ne le passionne pas vraiment. 

Il faut bien avouer que Kraft est à la fois pessimiste et malchanceux, deux traits de caractère qui ne le poussent pas vraiment à être d'accord avec la proposition de base du concours... Comment tout ce qui est pourrait être bien, étant donné le cours qu'a pris son existence ?

De mésaventure en quiproquo, Kraft s'emmêle de plus en plus les pinceaux et ne parvient pas à rédiger l'exposé qui fera de lui un millionnaire en dollars. Il n'ose plus répondre aux coups de téléphones de Heike, restée en Allemagne, et s'appesantit sur son passé, tentant de comprendre pourquoi il bloque sur une proposition de départ aussi simple que celle proposée par l'organisateur du concours.

Jonas Lüscher nous décrit, dans ce roman, des personnages très humains, qui rencontrent des problèmes de tous les jours. Et, après une longue plongée dans de la fantasy (je sortais de ma lecture des Cités des Anciens de Robin Hobb lorsque j'ai découvert ce roman), j'ai trouvé agréable de renouer avec une histoire plus terre-à-terre.

De plus, l'ironie et l'humour noir sont au rendez-vous, ce qui n'était pas pour me déplaire. J'ai retrouvé, chez Lüscher, un petit peu de ce mordant que j'avais déjà rencontré dans Quelle famille de Will Sharpe (encore une lecture dont je dois vous parler).

Du fait de ce côté assez humoristique, la fin du roman m'a totalement prise par surprise. Avec Kraft, je m'attendais à tout... sauf à ça ! 

Un grand merci à Babelio et aux Editions Autrement pour cette découverte.

 

Pour découvrir ce roman, c'est par ici.

 

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Autrement

Site de l'éditeur

06 février 2018

La mort est dans l'pré, Paul-François Husson

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La mort est dans l'pré, Paul-François Husson

Edition : Independently published

Nombre de pages : 171

 

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Après deux thrillers remarqués, Paul-François Husson invente le concept de LIVE NOVEL en ligne. A l'instar des feuilletons de jadis, après 78 jours d'écriture sur la page Facebook La Mort Est Dans L'pré, 78 publications écrites au jour le jour, likées et partagées par centaines, voici ce polar rustique dans son intégralité . " À la suite d’une bavure, le lieutenant Rachida est mise en congés. Célibataire solitaire et cynique, déchirée entre ses origines et la France, Rachida part mûrir sa dépression dans la Creuse. La découverte d’une carcasse de voiture accidentée réveille ses réflexes d’enquêtrice. Son intuition la mène à imaginer une série de meurtres liés à un ex candidat de L'amour est dans le pré, mais personne ne prend son délire au sérieux. Lorsque Rachida apprend que ce même homme tente une Seconde Chance cette saison, elle décide de lui écrire, espérant être choisie pour participer à l’émission..." 

 

Mon avis

Avec ce "Live Novel", Paul-François Husson fait redécouvrir à ses lecteurs un style oublié : celui des romans publiés sous forme de feuilletons

Le concept est né sur Facebook, où l'auteur a publié, pendant 78 jours, des parties de ce polar.

Et quel polar ! 

On y découvre Rachida, une flic algérienne au caractère bien trempé, qui se retrouve en congé forcé. Mais la jeune femme, passionnée par son travail, ne parvient pas à décrocher et finit par se lancer dans une enquête officieuse concernant la mort de deux jeunes femmes également prénommées Rachida.

L'une de celles-ci a participé à l'émission de télé-réalité "L'amour est dans le pré" (d'où le titre de ce roman) et Rachida (notre policière) suspecte le candidat fermier. Elle se lance donc à son tour dans l'aventure de l'émission, espérant séduire le fermier Jeannot et, par la même occasion, fouiller la ferme pour y découvrir une trace de la présence de l'une des deux victimes.

On ne s'ennuie pas une seule seconde durant la lecture de ce court polar. Le scénario est très bien ficelé, les événements s'enchaînent à une vitesse folle et Rachida est une héroïne particulièrement intéressante. Le mobile du coupable est assez "psychologique", dans le bon sens du terme : on s'attend à quelque chose de très simple (du genre meurtre passionnel ou sexuel) et, au final, on se retrouve avec un dénouement complexe et un coupable pour le moins inattendu...

Je me lance tout de suite dans Double exposition, du même auteur. La quatrième de couverture promet un polar tout aussi passionnant que celui-ci.

 

Un grand merci à Paul-François Husson pour cette découverte !

Si vous voulez lire un extrait de ce polar, c'est par ici.


02 février 2018

La princesse Elodie de Zebrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi..., Pierre Thiry

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La princesse Elodie de Zebrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi..., Pierre Thiry

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Edition : Books on Demand

Nombre de pages : 68

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Elodie de Zèbrazur est une princesse. Augustin est un chien. Elodie aime beaucoup Augustin. Mais Augustin fait n'importe quoi, vraiment n'importe quoi. Et lorsqu'on fait n'importe quoi il arrive des tas d'ennuis. Que va-t-il se passer? Tu le sauras peut-être en ouvrant ce livre. En écoutant la musique des phrases, en écoutant le bruit des vagues, en écoutant le souffle du vent et le chant des coquillages tu découvriras une infinité de choses merveilleuses et inattendues... (album pour tous les enfants à partir de 3 ans jusqu'à 117ans). "

 

Mon avis

Depuis le temps, vous me connaissez. Vous devez donc savoir que j'aime les chiens et que j'aime la plume de Pierre Thiry. De ce fait, comment résister à un livre de Pierre Thiry qui nous parle d'Augustin, le chien qui fait n'importe quoi ?

Cet album pour la jeunesse est juste parfait. On y retrouve tout le talent de Pierre Thiry pour la narration et, en bonus, on découvre deux illustrateurs très talentueux : Samar et Hani Khzam. Le trio, que vous pouvez découvrir ici, a eu l'excellente idée de ne pas colorer certaines des illustrations de l'ouvrage, ce qui permet aux plus jeunes lecteurs de prendre le relais, et de colorier ces dessins comme ils le souhaitent. De quoi faire aimer la lecture aux plus récalcitrants des enfants.

L'humour est bien évidemment au rendez-vous, étant donné que, comme le titre l'indique, Augustin fait vraiment n'importe quoi : il vole des jambons, des croissants et des livres (il a beau faire n'importe quoi, Augustin a bon goût), il aboie sur les vaches et énerve parfois Elodie. Heureusement, une gentille sirène viendra au secours de nos deux héros quand les bêtises d'Augustin dépasseront les bornes.

Tout est donc bien qui finit bien dans cette belle histoire, ce qui devrait ravir le jeune public... et les plus grands !

 

Merci à Pierre Thiry pour ce très beau conte !

Si vous souhaitez le découvrir, c'est par ici. Les actualités de Pierre Thiry se trouvent sur son site Internet.

 

28 janvier 2018

Bilan du mois de janvier

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J'ai décidé de reprendre ma tradition, un peu oubliée, des bilans mensuels de lecture. Bon, j'avoue que c'est surtout par facilité, histoire de ne rien oublier quand je déciderai de faire mon bilan annuel, en décembre 2018.

Voilà les chiffres :

  • Six  livres lus (et trois bandes dessinées) ;
  • 2175 pages (en ne comptabilisant que les livres et non les BD - et après ça il m'arrive encore de me demander pourquoi je porte des lunettes) ;
  • Deux romans contemporains, un livre classé "horreur", un polar et deux thrillers ;
  • Six auteurs différents, dont cinq encore jamais lus ;
  • Trois auteurs anglais, un auteur américain, une auteure espagnole et une auteure française --> je varie les nationalités ;
  • Trois déceptions, une lecture agréable sans plus et deux belles découvertes ;
  • Pas de coup de coeur ce mois-ci.

Voilà les titres :

  1. Les murmures de la nuit, Charles de Lint ;
  2. La simple vérité, David Baldacci ;
  3. Meurtrière bourgeoisie, Noëlle Loriot
  4. S.O.S, Joseph Connolly ;
  5. Un miracle en équilibre, Lucía Etxebarria ;
  6. La fille sous la glace, Robert Bryndza.

 

J'ai également déjà commencé plusieurs lectures, mais il me faudra certainement un peu de temps avant de vous en parler, étant donné l'épaisseur des romans en question : il s'agit des Grandes espérances de Charles Dickens (608 pages) et du premier volume de The Forsyte Saga de John Galsworthy (912 pages).

Je vais tenter de publier mes billets plus régulièrement, d'autant que je dois rattraper mon retard (carrément honteux) de 2017.

 

Et vous, qu'avez-vous lu ce mois-ci ? Des coups de coeur à partager ?

25 janvier 2018

La vie ne danse qu'un instant, Theresa Révay

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La vie ne danse qu'un instant, Theresa Révay

Edition : Albin Michel

Nombre de pages : 460

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Rome, 1936. Alice Clifford, la correspondante du New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini après sa conquête de l'Abyssinie. Sa liaison avec Don Umberto Ludovici, un diplomate proche du pouvoir fasciste, marié et père de famille, ne l'aveugle pas. Son goût pour la liberté l'empêche de succomber aux sirènes des dictatures. 

La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui bruissent dans les couloirs feutrés du Vatican et les rues ensanglantées de Berlin. Son attirance pour un journaliste allemand au passé trouble révèle les fêlures de son passé. Si l'aventurière ne renie jamais ses convictions de femme moderne, toute liberté a un prix. Jusqu'où ira-t-elle pour demeurer fidèle à elle-même ?

Des palais de Rome à la corniche d'Alexandrie, des montagnes d'éthiopie aux plaines de Castille, une Américaine intrépide et passionnée témoigne d'un monde qui court à sa perte. Theresa Révay nous offre l'inoubliable portrait d'une femme pour qui la vie ne brûle et ne danse qu'un instant. "

 

Mon avis

Quand j'ai reçu ce roman (par le biais de l'opération Masse critique de Babelio), je ne pensais pas en venir à bout en 30 jours, limite imposée pour la critique des romans reçus en Masse critique. Mais c'était sans compter sur la jolie plume de Theresa Révay et, surtout, avant de faire connaissance avec ses personnages. En effet, on est très vite emporté dans le tourbillon - historique - de ces années 1930, au côté de diverses personnalités, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Au passage, je précise d'emblée que ma "rencontre" préférée dans ce roman est celle d'Ernest Hemingway, présent à Madrid en même temps que l'héroïne du roman, Alice Clifford.

L'histoire que nous raconte Theresa Révay est passionnante pour de multiples raisons, mais surtout parce qu'elle permet de comprendre l'enchaînement des événements ayant mené à la Seconde Guerre mondiale. Tout au long du roman, on sent la tension qui monte entre les peuples et les pays et certains personnages visionnaires (dont Alice Clifford) se rendent compte qu'un nouveau conflit mondial semble inévitable. 

Le récit est parfaitement documenté et, à plus d'une reprise, l'auteure semble se confondre avec son personnage principal, tant le style journalistique devient flagrant. A certains moments, j'ai eu l'impression de lire un article d'époque, car Theresa Révay écrit sans fioritures inutiles : elle va droit au but et décrit les événements politiques avec précision.

Alice Clifford, le personnage principal, n'est absolument pas attachante. Mais c'est une femme que j'ai apprécié découvrir. C'est un personnage fort, malgré ses nombreuses failles. Elle est aussi extrêmement intelligente, comprend la politique et la diplomatie de son époque et n'hésite pas à évoquer avant tout le monde le fait que l'histoire se répète et que le conflit de 1914-1918 risque de se reproduire... Alice n'est d'ailleurs pas la seule femme forte : ses collègues reporters sont tout aussi intéressantes à découvrir.

On ne peut pas dire que je sois sortie de ma zone de confort avec ce roman, puisque j'aime découvrir des récits (de tous genres) qui nous parlent des deux Guerres mondiales. Mais je suis très satisfaite d'avoir découvert un récit aussi intense et prenant !

Un grand merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce roman.

 

Pour découvrir ce roman, c'est par ici.

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12 janvier 2018

Des nouvelles d'Aiglantine (et de Nicole Provence)

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Au moment de sa parution chez JCL, j'avais eu la chance de découvrir l'excellent roman de Nicole Provence, Le Secret d'Aiglantine.

Bonne nouvelle pour les lecteurs français : ce roman est désormais également édité chez Calmann-Lévy, avec une couverture différente mais tout aussi belle. 

N'hésitez pas à visiter cette page pour lire la quatrième de couverture et pour prendre connaissance des dernières actualités de Nicole Provence.

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08 janvier 2018

Les lieux sombres, Gillian Flynn

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Les lieux sombres, Gillian Flynn

Titre original : Dark Places

Edition : J'ai lu

Nombre de pages : 506

 

 

 

Résumé

Patty Day, mère de quatre enfants dont le mari est parti, tente tant bien que mal d'élever sa progéniture, tout en exploitant la ferme héritée de ses parents. 

Malheureusement, Patty est complètement dépassée : la famille est endettée et les enfants sont quelque peu négligés.

Une nuit, entre le 2 et le 3 janvier 1985, la famille Day est massacrée. Patty, Michelle et Debby sont retrouvées mortes. Libby, âgée de 7 ans, est la seule à réchapper au massacre de sa famille. Interrogée par la police, elle accuse Ben, son frère de 15 ans : elle affirme l'avoir vu tuer sa mère et ses deux soeurs.

Vingt-cinq ans plus tard, Libby tente de survivre tant bien que mal. Alors que ses finances sont au plus bas, elle est contactée par le Kill Club, qui souhaite lui poser quelques questions sur la nuit du 2 au 3 janvier 1985. le Club est persuadé de l'innocence de Ben et aimerait en parler avec Libby.

 

Mon avis

Les lieux sombres est un bon suspense et, surtout, un portrait très fidèle de cette Amérique laissée pour compte. Les Day illustrent, à eux seuls, l'envers du rêve américain. Le père, Runner, est fainéant et fuit ses responsabilités de patriarche, laissant Patty se débrouiller seule avec les enfants et la ferme. Ben, le fils aîné, a de mauvaises fréquentations et semble en colère contre la terre entière – normal à 15 ans et lorsque l'on vit dans des conditions telles que les siennes. Les trois petites filles – Michelle, Debby et Libby – sont plus joyeuses que leur frère, mais doivent souvent se débrouiller sans leur mère (trop fatiguée pour assumer ses responsabilités) et ne mangent pas toujours à leur faim. Quant à Patty, loin d'être une mauvaise mère, elle joue simplement de malchance… et a épousé un homme qui n'était définitivement pas fait pour elle.

Pas étonnant, dans ces conditions, qu'un drame survienne.

Le récit alterne les chapitres : l'un nous parle de la vie de Libby à 32 ans, l'autre nous parle de cette fameuse journée du 2 janvier 1985. C'est une technique très efficace de la part de l'auteure, puisque cela lui permet de dévoiler petit à petit les événements ayant mené au drame et de nous faire comprendre ses répercussions sur Libby et les autres acteurs du massacre (Ben, Runner et Diane, entre autres).

La psychologie des personnages est très intéressante et bien maîtrisée par Gillian Flynn, mais j'avoue qu'ils m'ont déplu. Aucun n'est vraiment attachant ou même intéressant. Libby a certes vécu une expérience atroce, mais elle semble s'en servir pour vivre comme elle l'entend, à savoir aux crochets de la société, sans travailler (parce que sortir de son lit 5 jours par semaine, très peu pour elle !) et en volant tout ce qu'elle peut. Ben tel qu'il est décrit à 15 ans est un pauvre gars, mais en voyant comment il se conduit et qui il fréquente, on ne peut s'empêcher de penser qu'il a un peu provoqué ce qui lui est arrivé… Même la douce Patty est parfois agaçante et sa manière de s'accrocher à une ferme qui la ruine semble parfois pathétique.

Ce n'est donc pas pour les personnages que Les lieux sombres vaut la peine d'être lu, mais plutôt pour son contexte. La misère sociale décrite par Gillian Flynn et ses conséquences désastreuses sur les individus et les enfants est très frappante. On comprend mieux, en quelque sorte, ce qui a poussé certains Américains à voter pour Trump : la majorité de la population de la petite ville où vivent les Day est miséreuse et vit dans des conditions épouvantables, sans savoir combien de temps ils vont pouvoir continuer à survivre. Désabusés, les jeunes comme Ben se réfugient dans le heavy metal et ses rimes macabres, quitte à être pris pour des cinglés par les plus âgés et par ceux qui fréquentent assidument l'église… 

La fin n'était pas tout à fait inattendue pour moi : je me doutais bien que (attention, spoiler) Patty avait quelque chose à voir avec les événements ayant frappé sa famille. Mais le destin de certains des personnages (notamment de Diondra) est assez étonnant pour tenir en haleine jusqu'aux toutes dernières pages.

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