Les Livres d'Aline

12 février 2017

La disparue de Colliton Park, Minette Walters

couv26152014

La disparue de Colliton Park, Minette Walters

Titre original : Disordered Minds

Edition : Pocket

Nombre de pages : 576

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Dans un pub mal famé de Bournemouth, petite ville de la côte anglaise, Jonathan Hughes, anthropologue spécialiste des erreurs judiciaires, a rendez-vous avec Georgina, conseillère municipale, rondelette et un peu ridicule. Trente ans plus tôt, lui raconte-t-elle, un jeune déséquilibré a été accusé injustement d'avoir assassiné sa grand-mère. Jugé et condamné, Howard Stamp s'est pendu dans sa cellule... Jonathan se laisse convaincre par la joviale Georgina de réétudier l'affaire. L'improbable couple de détectives fait bientôt le rapprochement entre ce fait divers et le viol, à la même date, dans un parc de Bournemouth, d'une adolescente de treize ans par trois jeunes garçons. Les violeurs comme la victime connaissaient Howard Stamp... Que sont-ils devenus ? Quel lien entre le meurtre de la vieille dame et le drame de Colliton Park ? Un suspense merveilleusement tricoté... Une étude de caractères ensorcelante... Minette Walters est à juste titre considérée comme la nouvelle reine du thriller à l'anglaise. "

 

Commentaire

Voilà, une fois encore, la preuve qu'en matière de lecture, il faut parfois persévérer.
En effet, le début de ce roman s'annonçait très mal. Jonathan Hughes, l'un des personnages principaux, m'a déplu dès sa première intervention. Imbu de sa personne, méprisant, paranoïaque, menteur... cet homme n'a rien pour plaire.

Arrivée à la rencontre entre Hughes et Georgina ''George'' Gardener (qui est beaucoup plus amusante que son alter ego masculin), j'étais à deux doigts d'abandonner cette lecture et d'envoyer le livre à travers la pièce, tant les états d'âme de ce crétin de Hughes commençaient à m'agacer. 

Mais l'intrigue me plaisait et j'avais envie d'en apprendre plus à la fois sur Howard Stamp et sur la disparition de Priscilla Trevelyan, une jeune fille qui a disparu des années plus tôt dans la petite ville où vivait Stamp.

Alors, j'ai continué ma lecture. Et j'ai bien fait car, environ à la moitié du roman, Hughes devient moins pénible. Et puis, on a aussi droit aux interventions d'Andrew Spicer (l'agent littéraire de Hughes) qui, comme George, est un personnage très sympathique et amusant.

A partir de ce moment, j'ai vraiment commencé à apprécier cette lecture. Les ''enquêteurs'' atypiques que sont George, Jonathan et Andrew se concentrent sur deux mystères vieux de 33 ans. D'une part, la disparition de Priscilla, jeune adolescente de 13 ans qui a fugué de chez elle après une enième dispute avec son père. Et d'autre part, le procès d'Howard Stamp, à l'issue duquel le jeune homme a été condamné pour le meurtre (violent) de sa grand-mère, Grace Jefferies. George et Jonathan sont persuadés que Stamp a été victime d'une erreur judiciaire. Et, petit à petit, il leur semble également découvrir des points communs entre le meurtre de Grace et la disparition de Priscilla...

Plutôt qu'un thriller ou un roman policier, on est plutôt face à un grand jeu de piste que George, Jonathan et Andrew tentent de suivre tant bien que mal, malgré la disparition des preuves et le peu de coopération des témoins de l'époque encore en vie ou en état d'apporter leur témoignage. Le récit mêle une narration normale et des chapitres plus épistolaires, puisqu'on peut découvrir les mails et courriers que s'échangent les différents personnages. Cela apporte un petit plus au récit, et nous permet de connaître certains éléments dont les trois ''enquêteurs'' n'ont pas forcément conscience (ainsi, on prend connaissance des mails que s'échangent les membres de la famille Burton).

D'une possible déception, je suis donc passée à une bonne découverte. Ce roman m'a permis de passer un bon moment de détente et d'exercer mes méninges afin de tenter de découvrir le fin mot du meurtre et de la dispariytion (bien entendu, je n'y suis pas arrivée avant que l'auteure décide de nous présenter le coupable). Et je n'hésiterai pas à lire d'autres romans de Minette Walters, dont j'ai bien aimé le style, réaliste et direct.

 

Posté par Aline1102 à 07:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


11 février 2017

Les filles de Mr Darcy, Elizabeth Aston

les-filles-de-mr-darcy

Les filles de Mr Darcy, Elizabeth Aston

Titre original : Mr. Darcy's daughters

Edition : Milady

Nombre de pages : 480

 

 

 

Résumé

Laetitia, Camilla, Georgina, Isabelle et Alethea sont les cinq filles d'Elizabeth Bennet et de Fitzwilliam Darcy. Ce dernier s'étant vu confier une mission diplomatique à Constantinople, Lizzie a décidé de l'accompagner. Leur deux fils resteront à Pemberley, sous la garde de Mr Bennet. Mais le vieux grand-père n'a plus l'énergie nécessaire pour s'occuper de ses petites filles et ces cinq demoiselles seront donc confiées à leurs cousins Fitzwilliam.

Fanny, la femme de Fitzwilliam, est ravie d'accueillir ses cousines, surtout qu'elles arrivent juste à temps pour le début de la Saison londonienne. Et la jeune femme aimerait beaucoup trouver un mari aux deux aînées, Letty et Camilla. Et, pourquoi ne pas fiancer Belle et Georgina, les jumelles dont la beauté rend tous les messieurs fous ?

Seulement, tout ne se passe pas comme le souhaitait Fanny. Letty, qui se remet tout juste d'une déception amoureuse, refuse de participer aux réjouissances londoniennes et souhaite retourner au plus vite à Pemberley en y emmenant ses sœurs. Camilla s'éprend d'un jeune homme qui, au premier abord, paraît idéal, mais se révèlera moins que parfait. Et les jumelles subissent la mauvaise influence de leur tante Lydia, qui vit à Londres. Seule Alethea, la plus jeune, paraît bien sage…

 

Commentaire

It is a truth universally acknowledged that no modern writer can write as well as Jane Austen.

Une fois que l'on a bien compris cela, et que l'on a également bien intégré le fait que ce roman ne parle pas de Darcy et d'Elizabeth mais de leurs filles, il est tout à fait possible d'apprécier la prose d'Elizabeth Aston à sa juste valeur.

Les filles de Mr Darcy a été très critiqué, ses détracteurs soulignant qu'il ne vaut pas Orgueil et préjugés. Mais, franchement, quel auteur contemporain, quel roman du XXIe siècle, pourrait atteindre le niveau de l'oeuvre de Jane Austen? Aucun. Et passée cette déception, la plupart des fans auraient pu apprécier ces Filles de Mr Darcy.

Car les cinq filles présentent quand même quelques ressemblances avec leurs illustres parents, ou tout au moins avec les filles Bennet telles que Miss Austen nous les a décrites dans Orgueil et préjugés.

Letitia, l'aînée des Darcy, âgée de 21 ans, m'a rappelée Mary Bennet. Proche de Jane pour la beauté (Letty est considérée comme la plus belle de cinq sœurs), elle est néanmoins très moralisatrice et préfère passer son temps à écouter les prêches des pasteurs qu'à courir les boutiques pour acheter chapeaux et rubans.

Camilla, âgée de 19 ans, ressemble beaucoup à Lizzie. Loin d'être ravissante, elle possède néanmoins un certain charme. Ses principaux atouts sont sa curiosité, son sens de la répartie et son intelligence. Beaucoup lui prédisent des difficultés à trouver un mari : qui voudrait d'une femme aussi ironique, qui n'hésite pas à donner son avis sur des sujets variés ?

Viennent ensuite les jumelles, âgées de 17 ans. Belle et Georgina sont bien les dignes héritières de Kitty et Lydia. Ecervelées et peu soucieuses de leur réputation, les jumelles ne souhaitent qu'une chose : s'amuser. Elles profitent donc de la Saison londonienne pour mettre tous les hommes à leurs pieds et pour papillonner de flirt en flirt sans se soucier des conséquences.

Alethea, enfin, la plus jeune, a 16 ans. Et elle ne ressemble qu'à elle-même. Passionnée par la musique, elle est, comme Camilla, d'une honnêteté à toute épreuve. Elle n'hésite donc pas à asséner des vérités qui font parfois mal à entendre.

En plus de ces cinq demoiselles, le récit nous fait aussi retrouver de vieilles connaissances : Fitzwilliam, les Gardiner, Lydia Bennet (avec un nouveau mari) et Caroline Bingley, devenue Lady Warren. Fanny Fitzwilliam et le couple Gardiner sont de loin les plus agréables de ces personnages. Fanny anime le récit grâce à sa vivacité et les Gardiner y apportent une touche de réalisme car ce sont encore et toujours des gens très raisonnables.

L'intrigue est un savant mélange d'inédit et d'éléments repris d'Orgueil et préjugés mais même ces emprunts au récit de Jane Austen  ne sont pas gênants, tant Elizabeth Aston paraît s'approprier l'histoire de ces cinq jeunes filles. Elle le souligne elle-même par le biais de Mrs Gardiner : les temps ont changé et la jeunesse également. Normal, donc, que les filles ne se conduisent pas aussi bien que leur maman et que certaines de leurs réactions semblent modernes par rapport à celles de Lizzie.

05 février 2017

La fin d'une époque, Evelyn Waugh

couv74343509

La fin d'une époque, Evelyn Waugh

Titre original : Work Suspended

Edition : Points

Nombre de pages : 273

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Une jeune fille trop courtisée et son chien, un ancien marchand de coton d'Alexandrie, retraité dans un manoir des Cotswolds, une aristocrate octogénaire qui donne une party épouvantablement ratée sont quelques-uns des personnages de ces nouvelles. Victimes plutôt que héros, ils ont connu la haine ou l'injustice. La vie n'a guère été tendre avec eux, même s'ils ont parfois réussi à ne pas trouver de pire ennemi que leur propre personne. "

 

Commentaire

Ce recueil de nouvelles est un magnifique portrait de société que nous offre Evelyn Waugh

Humour noir et ironie sont au rendez-vous. Quelques "piques" sont adressées aux différents personnages, mais on ne peut s'empêcher de partager le point de vue (très cynique) de l'auteur sur certains d'entre eux et de sourire lorsque le sort s'acharne sur les plus désagréables des personnages qui animent ces nouvelles.

Le titre de ce recueil de nouvelles est particulièrement adapté (même en V.O. puisque le titre original est Work Suspended) étant donné la date de la première édition de ce recueil : 1939. La toute dernière nouvelle, qui donne son titre à cet ouvrage, se termine d'ailleurs par une postface qui fait référence à la Seconde Guerre mondiale

Mais cette "fin d'une époque" dont il est question ne m'a pas paru faire référence, uniquement, à la guerre. Dans chacune des 9 nouvelles, les personnages semblent vivre un moment "frontière" qui met fin à la conception qu'ils avaient de leur vie jusque là. On assiste donc à diverses décadences des personnages : l'aristocratie n'est plus aussi riche et brillante qu'elle l'était, la mémoire de Bella Fleace est de moins en moins fiable et l'excursion de Mr Loveday hors de l'asile ne tourne vraiment pas comme prévu... L'ensemble des personnages est donc confronté à une sorte de rite de passage ; certains s'en sortent bien, d'autres moins bien voire pas du tout. 

Ces épreuves et le contexte particulier dans lequel s'inscrit le livre donnent un petit côté nostalgique à cette lecture. On "sent" réellement, à la lecture, la fin de l'époque dont chacune des nouvelles nous parle. De ce fait, le dépaysement est total et je dois dire que le retour à la réalité du XXIème siècle est assez brutal, d'autant que la nouvelle La fin d'une époque se finit justement brutalement elle aussi et laisse un petit goût d'inachevé...

Vous l'aurez compris : je suis séduite par le style d'Evelyn Waugh et par l'ambiance de ces nouvelles. Et je compte bien découvrir plus avant l'oeuvre de cet auteur.

04 février 2017

Des coccinelles dans des noyaux de cerise, Nan Aurousseau

couv68791422

Des coccinelles dans des noyaux de cerise, Nan Aurousseau

Edition : Buchet/Chastel

Nombre de pages : 221

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" « Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu’on m’a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c’est vrai, une carcasse d’oiseau de proie qu’a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer. »

À Fresnes où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Mehdi, c’est du méga lourd. D’ailleurs, il ignore superbement François qui, de son côté, joue les serviteurs zélés. Au fil des semaines, les intentions de François vont se révéler...

Observateur attentif du genre humain, Nan Aurousseau, dans ce nouveau roman, dresse le portrait fascinant d’un meurtrier hors du commun. Humour noir garanti. "

 

Commentaire

Voilà un roman qui me fait sortir de ma zone de confort. Très différent de ce que j'ai l'habitude de lire, je l'ai pourtant dévoré et adoré.

Un mot sur le titre, tout d'abord, car il m'a intriguée et pourrait vous laisser perplexes : François, le narrateur du récit, sculpte des noyaux de cerise en forme de coccinelles qu'il peint ensuite de toutes les couleurs et qu'il donne ou revend à ses co-détenus ou aux gardiens de la prison.

La narration de François est totalement accrocheuse et constitue le gros point fort de ce roman. On est tout de suite plongés dans l'ambiance de l'histoire et dans la personnalité des différents personnages grâce à ce style très direct et proche du langage oral.

Le côté « bandit » de François est parfaitement présent mais, en même temps, c'est un personnage pour lequel on se prend de sympathie (bien malgré soi, mais on ne peut s'en empêcher). On ne peut s'empêcher de le plaindre et de compatir à ses malheurs, malgré ses séjours en prison et ses épisodes de délinquance. C'est sans doute une conséquence supplémentaire de la narration, faite à la première personne : on partage intimement les pensées et la vie quotidienne de François. Au fil des pages, il devient donc de plus en plus proche et familier. On perçoit, en filigrane, l'homme qu'il aurait pu devenir si ses espoirs n'avaient pas été déçus et si sa vie n'avait pas été aussi difficile. Mais la fin réserve une belle surprise.

Je ne connaissais pas du tout Nan Aurousseau avant cette lecture, mais je compte bien découvrir ses autres romans !



Un grand merci à Babelio et aux éditions Buchet-Chastel pour cet ouvrage.

 

logo

 

Le site Internet des Editions Buchet/Chastel est ici.

Pour y découvrir Des coccinelles dans des noyaux de cerise, c'est par là.

Babelio-logo-2

27 janvier 2017

Damoclès, Fatou Ndong

couv52310449

Damoclès, Fatou Ndong

102296414_o

Edition : Anyway Editions

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Madelyn Johnson, jeune afro-américaine de 17 ans pleine de vie, va malgré elle apprendre que tous les « blancs » ne sont pas tolérants face aux gens de « couleur ». Nous découvrirons l’évolution du racisme à travers les années avec les combats de Malcom X et Martin Luther King. Une histoire poignante qui vous poussera à réfléchir sur le racisme qui est malheureusement toujours présent de nos jours. "

 

Commentaire

Et un coup de coeur de plus pour 2017 ! L'année commence bien question lectures.

Pourtant, ce roman est une lecture difficile. Les événements qui nous sont relatés sont durs et injustesCar Madelyn, sa mère et sa petite soeur vivent à Jackson, Mississippi dans les années 60. Les lois Jim Crow sont encore en vigueur et les noirs sont encore considérés comme des objets sans sentiments plutôt que comme des êtres humains...

C'est sans doute ce qui est le plus marquant dans cette histoire : le fait que les blancs ne semblent pas se douter que les noirs sont également des personnes, qu'ils éprouvent des sentiments et peuvent être blessés par la manière dont on les traite ou dont on s'adresse à eux. Les blancs vivent comme s'ils étaient seuls au monde, comme si Jackson leur appartenait en propre. 

Madelyn et son ami, Sébastian Harper, refusent cet état des choses. Ils sont amis depuis leur plus tendre enfance et entendent bien le rester, mais un problème majeur se pose : Sébastian est blanc et il est le fils de la famille pour laquelle travaille la mère de Madelyn. Leur relation n'est donc pas facile : les deux jeunes gens doivent se cacher, dissimuler, mentir. Ce n'est pas normal pour des jeunes de 17 ans de vivre comme cela, dans la peur et le mensonge, mais c'est leur seule solution... Sean Harper, le frère jumeau de Sébastian, n'est pas mieux loti que son frère. Même s'il est désagréable avec Madelyn et s'il "joue" les racistes, Sean donne l'impression, dès le début de l'histoire, de ne pas être ce qu'il prétend. Il finira par être pris à son propre jeu et par regretter amèrement tout ce qu'il a fait. Malgré son côté un peu voyou, Sean ne m'a pas déplu et je l'ai pris en pitié plus d'une fois car, comme son frère et Madelyn, sa vie est assez compliquée.

Les différents chapitres du roman nous sont relatés alternativement par l'ensemble des personnages. Cette technique renforce encore le sentiment d'injustice que l'on ressent quand on découvre comment sont traités les noirs, puisqu'on dispose non seulement du point de vue de Madelyn sur certains événements, mais aussi de celui des blancs de Jackson. On en apprend donc beaucoup plus sur les relations entre "races" et on comprend mieux la peur que peuvent ressentir Madelyn et les siens. 

J'ai admiré le courage de cette jeune fille du début à la fin du roman. Le simple fait que Madelyn ose encore sortir de chez elle et braver les interdits en continuant à fréquenter Sébastian est tout simplement admirable. Son envie de changer les choses, de jouer un rôle actif dans les événements qui se jouent à l'époque sont également très intéressant à découvrir et apportent une lueur d'espoir dans le récit : Madelyn symbolise le changement et la détermination de la jeunesse noire du Mississippi.

 

Un grand merci à Fatou Ndong pour ce superbe roman ! Cette lecture restera gravée dans ma mémoire.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur l'auteur et sur Damoclès, suivez les liens !


14 janvier 2017

Dune, tome 1, Frank Herbert

couv51745124

Dune, tome 1 (parties 1 et 2), Frank Herbert

102296414_o

Titre original : Dune

Edition : Presses Pocket

Nombre de pages : 352 (partie 1) et 414

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Sur Dune, la planète des sables, germe l'épice qui donne longévité et prescience. A cause de l'épice, tout l'empire galactique du Padishah Shaddam IV tourne autour de Dune, âprement convoitée par les nobles maisons du Landsraad et la Guilde des Navigateurs.

Leto Atreides, Duc et Cousin de l'Empereur, a reçu Dune en fief. Pour peu de temps. En 10191, il meurt assassiné. Mais son fils Paul, avec sa mère, trouve asile dans les repaires du peuple Fremen, indompté, invaincu, la lie de Dune pour certains, le sel de la terre pour d'autres. Paul grandit dans le désert et forge l'arme de sa vengeance.

Mais ne va-t-il pas dépasser son but, lancer les légions Fremen en une effroyable croisade ? Il a, dit-on, le pouvoir de connaître l'avenir. Aura-t-il celui de l'éviter ? "

 

Commentaire

Comment ai-je pu attendre aussi longtemps avant de découvrir DuneEt comment, une fois lu ce premier tome, aurais-je pu ne pas l'adorer ?

Dune, c'est tout ce que j'aime dans la SF. Des grandes familles, certaines rivales entre elles, qui complotent les une contre les autres. Des décors très bien dépeints par l'auteur, au point que l'on ressent presque le climat très particulier d'Arrakis à la lecture. Des personnages nombreux et variés. De la stratégie, des inventions un peu spéciales, des renégats, des mercenaires, etc.

Dès les premières pages, j'ai été entraînée dans la famille de Leto Atréides, de Paul et de Jessica. On est tellement bien plongés dans l'ambiance de Caladan et d'Arrakis qu'on a réellement l'impression de vivre auprès des personnages tout le temps de la lecture. Je ne vous raconte pas les difficultés à revenir dans le monde réel une fois le livre refermé :-)

La mort de Leto Atréides n'en est que plus frappante. Jusqu'à la dernière minute, j'ai espéré que le complot visant à le tuer allait échouer, mais ce ne fut pas le cas. C'est un peu logique car, si ce complot n'aboutissait pas, la suite de l'histoire serait beaucoup moins intéressante : le corps de l'intrigue démarre une fois Léto mort.

Parmi les différentes familles/peuples dont on nous parle dans Dune, mes préférés sont les Fremen. Peuplade particulièrement adaptée à la vie sur Arrakis (pourtant peu hospitalière), ce sont aussi de très bons guerriers.

L'évolution de Paul, le fils du Duc Leto, est également très intéressante (même si le personnage de Paul m'a moins plu que les Fremen). Au début du récit, il n'est qu'un enfant de 15 ans doté de certaines capacités. Ensuite, après la mort de son père son caractère change et il semble devenir adulte d'un coup : non seulement il prend conscience des possibilités qui sont les siennes, mais il prend en charge sa destinée et celle de sa mère.

Il est des mondes imaginaires qui valent la peine d'être découverts. Dune est de ceux-là.

07 janvier 2017

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs

couv28164592

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs

102296414_o

Titre original : Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

Edition : Livre de Poche

Nombre de pages : 437

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle... "

 

Commentaire

Voilà un roman qui ma beaucoup plu et que j'ai dévoré en à peine deux jours !

Le gros point fort de l'histoire, selon moi, ce sont les personnages. J'ai trouvé Jacob très amusant et courageux : malgré les difficultés auxquelles il est confronté, Jacob tient le coup et tente de s'en sortir le mieux possible, le tout sans perdre son sens de l'humour. Miss Peregrine et Millard figurent également parmi mes favoris de ce roman.

Autre point positif : l'histoire très crédible malgré l'intrigue fantastique, probablement grâce aux détails historiques qui nous sont donnés. Ransom Riggs met en place un récit cohérent et très complet, créant diverses catégories de personnages en plus des enfants particuliers : on fait donc la connaissance des ombrunes, des sépulcreux (plus communément qualifiés de "creux") et des estres. Toutes ces "créatures" présentent des particularités, voire des pouvoirs, et leurs interactions apportent un bon rythme au roman : malgré les 437 pages, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Le style d'écriture est très accessible et c'est bien normal, puisque ce roman est conseillé dès 12 ans. On est donc dans un récit jeunesse, mais l'histoire n'est pas niaise pour autant, bien au contraire. Des thèmes importants comme la Seconde Guerre mondiale ou la Shoah sont évoqués.

Enfin, je dois avouer que les "photos" qui illustrent le récit sont très amusantes et rendent le roman encore plus passionnant. Elles donnent l'illusion d'être transporté dans un monde très différent du nôtre, comme si l'on traversait la boucle en même temps que Jacob.

J'ai hâte de lire la suite !

03 janvier 2017

De bonnes résolutions pour 2017

Une nouvelle année qui commence est toujours l'occasion de prendre de bonnes résolutions. Je ne suis pas du genre à prévoir des résolutions pour ma vie quotidienne (pas bien, je sais) mais, par contre, en matière de livres, j'adore me lancer de petits défis personnels à diverses périodes de l'année. J'ai donc pensé à partager une petite liste de mes résolutions avec vous.

 

1) Varier les genres et les auteurs

tumblr_n22egxS8zd1qm4h4yo1_500

Parce qu'il faut bien sortir de temps en temps de sa zone de confort, je compte bien varier mes lectures. Même si je reste définitivement accro aux polars, j'ai donc déjà préparé une petite liste de lecture pour 2017, qui contient un maximum de genres et d'auteurs différents.

J'ai donc déjà prévu Jonathan Coe (contemporain), Mickael A. Stackpole (fantasy), Christian de Montella (fantasy/jeunesse), William Boyd (espionnage), ou encore Margot L. Stedman (contemporain). Je dois également encore vous parler de Dune, le classique de la science-fiction de Frank Herbert.

105813816_o

Je compte bien continuer à utiliser mon Bocal à Bouquins afin de remplir cet objectif. C'est l'outil idéal pour varier les lectures, puisqu'on ne peut pas prévoir quel petit papier on va piocher.

Je garderai une trace (grâce à Livraddict, notamment) des auteurs et genres lus, afin de dresser un petit bilan à la fin de l'année.

 

  

 

 

2) Lire un livre à la fois

tumblr_n77lzlXPmD1qzavr6o1_1280

Ceux d'entre vous qui me connaissent bien l'auront tout de suite compris : voilà mon véritable défi de 2017 ! J'adore lire plusieurs livres en même temps, en particulier lorsque je lis un livre numérique, car j'aime le fait de passer de la liseuse au papier et vice-versa.

Mais j'ai remarqué, lors de ma dernière lecture, que je vais bien plus vite en me concentrant sur une seule lecture à la fois. Donc, je vais tenter de me contenter d'une seule lecture, qu'elle soit numérique ou papier.

 

3) Réorganiser mes étagères

tumblr_n1rs9eqngH1qdmralo1_500

Comme je possède beaucoup trop de livres, je manque de place. Et du coup, j'ai tendance à caser mes achats et mes cadeaux comme je peux, sans aucune logique.

Je ne vous raconte pas la galère pour retrouver un livre : il me faut parfois un temps fou avant de remettre la main sur celui que je veux lire. Je m'énerve, je râle, je sors des piles entières de mes étagères et les chats viennent jouer dedans parce que ça leur plaît de faire tomber des piles et de voir un humain en colère (avant d'aller faire une sieste comme ci-dessous, histoire de se remettre de ce moment d'intense activité physique).

SAM_1780

Bref, je dois trouver un moyen (et le temps...) pour réorganiser mes bouquins ! Je ne pense pas avoir la patience de travailler par couleurs ou formats, comme certains lecteurs. C'est très esthétique, mais je n'ai pas la patience suffisante pour me lancer là-dedans. Un classement par genres ou par éditeurs et/ou auteurs me semble donc plus facile à mettre en place.

D'ailleurs, n'hésitez pas à me dire comment vous classez vos livres. Ça pourrait me donner quelques bonnes idées :-)

 

4) Continuer le tri

tumblr_n4ewfoDLa71rae42ao1_500

 

(En lien avec la bonne résolution n°3...)

J'ai fait de gros progrès en matière de livres qui ne me plaisent pas, puisque je n'hésite plus à les donner. Pour cela, deux outils me facilitent la tâche, puisque deux boîtes à lire se trouvent dans la ville voisine. Remarquez que ce sont des outils aussi utiles que pernicieux, puisqu'on finit toujours par se laisser tenter par les dépôts d'autres lecteurs et par repartir avec quelques livres, alors qu'on venait simplement en déposer (d'où l'image que j'ai choisi pour illustrer cet objectif).

Mais bon, le principe me plaît car je ne me vois absolument pas jeter un livre. Je préfère le mettre à disposition de personnes qui pourront l'apprécier mieux que moi.

 

 

Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions pour 2017 ?

Et surtout, comment rangez-vous vos étagères ?

 

Source images - sauf la Book Jar et mon Léo, qui sont des photos personnelles, bien entendu ;-)

01 janvier 2017

Bonne année à tous !

tumblr_oitep7tzIl1sjnayuo1_500

Je vous souhaite à tous une excellente année 2017 !

Posté par Aline1102 à 07:40 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

31 décembre 2016

L'Auberge du Pèlerin, Elizabeth Goudge

couv3173434

L'Auberge du Pèlerin, Elizabeth Goudge

Titre original : The Herb of Grace

Edition : Livre de Poche

Nombre de pages : 497

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" L’Herbe de grâce. ancienne maison-Dieu, auberge de pèlerins au Moyen Age, recèle encore dans ses vieux murs une mystérieuse influence.

Une famille désunie : Georges, Nadine Eliott et leurs cinq enfants. Nadine a aimé, aime encore David, son séduisant neveu.
Un peintre galant et sa fille, Sally, éprise de David. Un couple d'artistes déchus, Malony et Annie-Laurie. dont un drame secret a bouleversé la vie.

A l'Auberge du pèlerin, la vie commune ne va pas sans tensions, sans angoisses, en dépit de la joyeuse insouciance des enfants.

La tendresse bienveillante de Lucilla, la grand-mère Eliott, la bonté calme du pasteur Hilaire, le frère de Georges, contribueront, autant que la vieille maison. les bois qui l'entourent et la sérénité qui en émane. à engager chacun dans la voie des renoncements nécessaires. Au terme de ce voyage au bout du désarroi, la paix intérieure retrouvée. Les lecteurs du Pays du dauphin vert et du Domaine enchanté retrouveront dans L'Auberge du pèlerin le don d'évocation poétique, le sens intimiste du portrait. le goût pour les paysages paisibles qui font le talent d'Elizabeth Goudge. "

 

Commentaire

Même si j'ai apprécié cette lecture et la grande douceur de la plume d'Elizabeth Goudge, j'avoue que j'ai préféré Le jardin de Belmaray.

Avec L'Auberge du Pèlerin, on se retrouve plus dans la romance pure, puisqu'on est confronté à quelques intrigues amoureuses assez compliquées. Ainsi, Georges est marié à Nadine, laquelle a eu une aventure avec David, le neveu de Georges. De son côté, David est assez attiré par Sally, qui nourrit une passion aussi dévorante que discrète envers David... Vous suivez toujours ?

En ce qui me concerne, donc, les choses s'annonçaient assez mal : je veux bien lire des romances à condition qu'elles aient quelque chose en plus à offrir qu'une simple histoire d'amour un peu niaise. Et puis, seulement certains personnages me plaisaient (Sally et son père, Jonh, Hilaire et Georges) : les autres me paraissaient soit trop transparents, soit carrément antipathiques. Pour vous donner un exemple, j'ai détesté Lucilla, que l'auteure semble pourtant vouloir rendre sympathique aux lecteurs. Son image très matriarcale, de femme forte qui mène les Eliot au grand complet par le bout du nez m'a semblé totalement surfaite : pour moi, c'est juste une femme capricieuse qui souhaite que tout le monde lui obéisse.

Mais petit à petit, heureusement, la maison et ses alentours prennent de plus en plus d'importance, jusqu'à devenir des personnages à part entière. On s'éloigne alors des différents triangles amoureux des personnages, et même si leurs états d'âme sont toujours bien présents, c'est l'Auberge et son histoire qui prennent le dessus et qui sont plus exploitées par l'auteure.

Sans être un coup de coeur, L'Auberge du Pèlerin est donc devenue, au fil des chapitres, une lecture agréable et remplie de douceur. Et puis, le dernier chapitre parlait justement de la fête de Noël à L'Herbe de Grâce : il était donc très adapté à la saison !