Les Livres d'Aline

17 juin 2017

Les quatres vérités, David Lodge

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Les quatre vérités, David Lodge

Titre original : Home Truths

Edition : Rivage

Traduction : Suzanne V. Mayoux

Nombre de pages : 167

 

 

 

 

Résumé

Sam Sharp est désespéré. Il a accepté d'accorder une interview à Fanny Tarrant, la journaliste en vogue du moment, et voilà que cette vipère l'a traîné dans la boue, allant jusqu'à affirmer qu'il porte une moumoute !

Sam a donc décidé de se venger. Il demande à son ex-meilleur ami, l'écrivain Adrian Ludlow, d'accorder à son tour une interview à la jeune femme et de la piéger. Le but est de la faire parler d'elle afin que Ludlow puisse rédiger à son tour un article cinglant au sujet de Fanny.

 

Commentaire

Ce court roman était à l'origine une pièce de théâtre de David Lodge, ce qui explique le peu de variation dans le décor, l'action se déroulant presque exclusivement dans le salon des Ludlow.

David Lodge n'est pas tendre avec ses personnages dans ce récit. Ils sont quatre (le couple Ludlow, Adrian et Eleanor, Sam Sharp et Fanny Tarrant) et chacun cache de petits secrets peu reluisants.

D'où ce titre de Quatre vérités : les personnages finissent par s'affronter et se lancer à la tête des vérités qu'ils ont caché pendant des années...

Malgré sa brièveté, Les Quatre Vérités parvient à faire sourire plusieurs fois. David Lodge est décidemment très doué pour plonger ses personnages dans des situations rocambolesques, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

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20 mai 2017

Cassie Draws the Universe, P.S. Baber

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Cassie Draws the Universe, P.S. Baber

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Edition : P.S. Baber

Livre numérique

Format : ePub (348 Ko)

 

 

 

 

 

Résumé

Cassie Harper vit dans une petite ville du Kansas où il ne se passe pas grand chose. Les anciens disent même que la ville est en train de mourir.

Cassie s'en fiche puisqu'elle compte de toute façon partir très loin. Elle rentre en terminale au lycée local et compte bien finir première de sa promotion afin d'obtenir une bourse pour l'université de ses rêves.

Le jour de la rentrée réserve quand même deux surprises de taille à la jeune fille : un nouveau professeur d'anglais attend la classe de Cassie et une nouvelle élève fait son apparition. Deux événements assez rares dans ce trou perdu.

Mr Cole, le nouveau professeur, semble extrêmement compétent mais, au premier abord, un observateur attentif peut se rendre compte que cet homme d'une sévérité absolue est quelqu'un de cruel.

Amy, la nouvelle, est la fille de Mr Cole. Elle semble bien décidée à devenir la meilleure amie de Cassie, malgré leurs différences.

 

Commentaire

Cassie dessine l'univers. Son univers. le vrai, celui dans lequel elle vit, dans une vieille maison délabrée qu'elle partage avec sa mère et sa grand-mère paralytique, a toujours été gris. Alors, Cassie tente de donner des couleurs à sa vie intérieure, à ses pensées, à ses rêves. Pour cela, elle lit et elle écrit. Brillante, Cassie possède des capacités étonnantes dès qu'il s'agit d'analyser ou de commenter un texte littéraire, qu'il s'agisse de poésie ou de prose.

Cassie n'a pas d'amis mais n'en souffre pas. Elle a ses poèmes et ses nouvelles et cela suffit amplement à peupler son existence. Aussi, quand Amy lui impose sa présence, cela la gêne. Jusqu'au jour où Cassie accepte Amy Cole.

Les deux filles deviennent amies et passent beaucoup de temps ensemble. Elles discutent de sujets sérieux : Dieu et le diable, la vie et la mort, le Paradis, la religion, l'Eglise. Amy est très croyante et tente de faire comprendre à Cassie que la foi l'aiderait beaucoup.

Cette amitié semble idéale. Elle donne encore un peu plus de couleurs à cette vie que Cassie tente désespérément de dessiner pour elle-même ; tout d'un coup, ce n'est plus l'avenir mais le présent qui semble agréable. Jusqu'au jour où tout devient noir.

Cassie apprend de la bouche de sa mère un grand secret au sujet de ses origines. Sa mère le lui avait toujours caché. Or, ce secret brise l'un des rêves sur lesquels repose la vie idéale que Cassie s'est dessinée. Tout d'un coup, un élément de l'avenir si brillant dont elle se voit tenir le premier rôle n'a plus de sens... Tout est à refaire. Sa vie doit prendre des couleurs différentes. Cassie ne l'accepte pas.

Après cela arrive le viol. Cassie lutte, se débat, mais son agresseur est bien plus fort qu'elle. Une autre couleur s'efface. Cassie n'a plus le courage de colorer cette vie qui semble lui échapper. Elle se coupe les veines des poignets afin d'en finir.

Et tout devient noir, une fois de plus.

Le dernier pan coloré de la vie de Cassie, c'est la classe d'anglais de Mr Cole. C'est le dernier espoir auquel elle s'accroche. Elle a de bonnes notes dans toutes les matières, mais en anglais, Cassie est excellente. Normal : c'est ce sujet qu'elle veut étudier à l'université, c'est ce qui la passionne depuis si longtemps. Cassie veut devenir écrivain.

Cette couleur-là va pourtant déteindre comme les autres. Cassie et Mr Cole vont s'affronter pour ce qui nous apparaît comme une broutille. Ensuite, Cassie va être accusée à tort de tricherie par Mr Cole, qui la prévient qu'il veillera à ce qu'elle ne réussisse pas son année. Adieu la bourse. Adieu l'université. L'univers de Cassie devient noir et le restera.

Histoire d'amitié, d'injustice et de vengeance, Cassie Draws the Universe marque et secoue ceux qui la lisent. L'histoire de cette jeune fille qui avait de si beaux rêves ne peut qu'émouvoir. Emaillé de pensées philosophiques très profondes, le récit de P.S. Baber est très perturbant : le sort donne l'impression de s'acharner sur une victime innocente, de ne plus la lâcher une fois qu'il a planté ses longues griffes dans son dos...

Pour Cassie, rien n'est plus douloureux que ses rêves colorés transformés en noire réalité. Sans eux, sa vie ne vaut pas la peine d'être vécue.

La fin du roman, très sombre, est sans doute la seule solution que l'héroïne a trouvé. J'aurais voulu que tout s'arrange pour Cassie, que l'affreux Mr Cole soit sanctionné. Il l'est, mais pas de la façon souhaitée. Et l'histoire de Cassie ne se termine pas bien...

19 mars 2017

Œdipe sur la route, Henry Bauchau

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Oedipe sur la route, Henry Bauchau

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Edition : J'ai lu

Nombre de pages : 283

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

"  La vague, c'est la folie d'Oedipe, c'est la mienne. J'ai pu la faire monter, il faut qu'elle retombe dans la mer. Je n'y arriverai pas, je ne pourrai pas la retenir, tu comprends ? Elle va déferler sur le cap et nous submergera tous. - Mais la vague est en pierre, Clios. - Ne crois pas cela, Antigone, la vague est en délire. Rien qu'en délire. » Oedipe, le roi maudit chassé de Thèbes, s'avance aveugle et trébuchant sur la route qui le conduira, avec le soutien de la courageuse Antigone et du farouche Clios, vers la clairvoyance. Une errance où les obstacles créent les métamorphoses. Une épreuve initiatique où le chant, la danse et la musique permettent le dépassement. Dans cette éblouissante relecture d'un mythe fondateur, Henry Bauchau trouve une nouvelle façon de parler du destin et de la force des passions. "

 

Commentaire

Je viens de terminer ce magnifique roman. Et je ne sais absolument pas ce que je vais en dire, tant je crains de ne pas rendre justice à un récit aussi beau.

Henry Bauchau nous raconte le périple d'Oedipe, qui quitte Thèbes et part, comme le titre du roman l'indique, sur les routes de GrèceAntigone, qui ne veut pas le voir partir et craint qu'il ne puisse se débrouiller seul (Oedipe s'est déjà crevé les yeux) le suit, malgré la réticence d'Oedipe.

Père et fille vont rencontrer de nombreuses embûches en chemin. Ils mendient pour manger et boire. Ils dorment parfois à la belle étoile. Au début, ils sont confrontés à l'hostilité de certaines personnes, qui reconnaissent Oedipe et ne veulent rien avoir à faire avec lui... Le courage d'Antigone fait alors des merveilles : cette toute jeune fille de 14 ans n'hésite pas à mendier elle-même pour pourvoir aux besoins de ce père qu'elle admire tant.

Oedipe et Antigone rencontrent ensuite Clios. Ce dernier est qualifié de "bandit" mais, après une bagarre dont Oedipe sort victorieux, Clios décide d'accompagner les deux marcheurs. A partir de ce moment, le récit se transforme sensiblement. La route d'Oedipe est moins rude, car Clios veille à le guider et le soigne lorsqu'il se blesse. Antigone, qui admire Clios, est également encouragée par sa présence. Les relations entre Oedipe et sa fille semblent également facilitées par la présence du jeune homme. Peu à peu, les habitants des campagnes semblent tolérer ces étranges voyageurs, qui ne doivent plus mendier et s'humilier afin de recevoir un peu de pain. 

Petit à petit, on en apprend plus sur chacun des personnages. Oedipe et Antigone se révèlent. Clios et Constance racontent l'histoire de leurs vies à Oedipe. Des souvenirs et des rêves reviennent à Oedipe, qui les partage avec certaines personnes. Et les personnages, sans devenir totalement attachants (Oedipe et Antigone étant bien trop impressionnants pour devenir familiers), semblent toutefois devenir plus humains et plus accessibles. Clios, en particulier, m'a donné l'impression, après son récit, de ne pas mériter sa réputation. Loin d'être un bandit il est, comme Oedipe et tant d'autres, un homme blessé par la vie, qui tente tant bien que mal de se reconstruire.

Oedipe sur la route est un véritable récit initiatique. On y retrouve des personnages en errance, en quête d'un sens à leur vie. Mais c'est aussi un roman qui m'a donné l'impression de célébrer de nombreuses formes d'art : sculpture, peinture, musique, chant, danse... Chaque personnage a un talent particulier que Bauchau nous révèle. Et ce talent devient, pour certains, la voie du salut : c'est par le chant et la sculpture qu'Oedipe retrouve un peu de sens à son existence.

Henry Bauchau a également beaucoup de talent pour "faire parler" ses personnages. A plusieurs reprises, la voix des personnages eux-mêmes est presque perceptible, tant le récit est bien écrit et permet d'oublier l'auteur qui sert d'intermédiaire entre le lecteur et les personnages. Le récit de Clios (encore lui) est ainsi totalement dépaysant : on a presque l'impression de le rejoindre dans ses montagnes lorsqu'il parle de son passé de berger.

Si je devais désigner un personnage que j'ai particulièrement apprécié, ce serait Antigone. Malgré son jeune âge, elle fait preuve d'un grand courage et d'une grande résistance face aux épreuves rencontrées sur le route. Je ne connaissais cette héroïne que par la pièce de théâtre de Jean Anouilh et, déjà là, je la trouvais formidable. Henry Bauchau m'a permis de l'apprécier encore plus. Oedipe est intéressant lui aussi : alors qu'on en a souvent instinctivement une image négative vu son histoire (et vu la façon dont les professeurs nous racontent son mythe), Bauchau parvient à le rendre admirable. Malgré son infirmité, il reste un grand roi, un homme puissant, qui a l'habitude de commander des troupes et de contrôler tout ce qui l'entoure. Son errance sur la route n'en est que plus douloureuse, mais on comprend petit à petit que ce voyage est nécessaire : afin de se (re)trouver, Oedipe doit d'abord se perdre...

Ce roman est vraiment superbe et la plume de l'auteur n'y est pas pour rien. Je vous le conseille vivement !

 

Le très beau billet de Niki, qui m'a donné envie de découvrir ce magnifique roman, est ici. Un tout grand merci, Niki ! <3

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18 mars 2017

La Pâle lumière des Ténèbres, A comme Association tome 1, Erik L'Homme

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La Pâle lumière des Ténèbres, A comme Association tome 1, Erik L'Homme

Edition : Gallimard / Rageot

Nombre de pages : 154

 

 

 

Résumé

Jasper est un adolescent de quinze ans comme les autres... ou presque. Il est en première au lycée, s'habille toujours en noir et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval qu'il a formé avec ses deux meilleurs amis.

Jasper est aussi un sorcier. Cela n'a pas échappé aux autorités de l'Association, qui ont recruté Jasper comme agent stagiaire.

Le but de l'Association ? Faire cohabiter pacifiquement les être humains et les créatures surnaturelles. Pour contrôler tout ce beau monde, il faut des agents particulièrement talentueux. Comme Jasper.

 

Commentaire

Ce roman est un bel exemple de mes préjugés en matière de littérature et surtout de ce que je ressens envers ceux que je considère comme des "copieurs" qui s'inspirent de l'oeuvre de Tolkien sans l'avouer honnêtement. J'ai râlé pendant la moitié de ce roman. En particulier lorsque Jasper explique le plus naturellement du monde qu'il utilise l'elfique pour activer ses sorts. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase de ma patience (qui n'est pas ma vertu première, je l'avoue), c'est quand le jeune homme évoque le quenya, le haut-elfique et toutes ces belles inventions qui, sans J.R.R. Tolkien, n'auraient probablement jamais vu le jour.

Ce qui m'énervait, ce n'est pas tellement les emprunts à l'oeuvre de Tolkien, mais plutôt les absences de références concernant ces emprunts : quand on "pique" une bonne idée à quelqu'un, on le cite au moins en bas de page. D'où ma réaction : "Ca lui écorcherait la plume à ce Erik L'Homme d'avoue que ce n'est pas lui qui a inventé ces langages elfiques ?"

Puis, n'y tenant plus, j'ai tourné les pages jusqu'à atteindre la fin du volume, pensant vaguement à abandonner ce que je considérais encore comme un ersatz, mais pas sans en connaître le dénouement. Et là, à la page des remerciements, que vois-je, écrit noir sur blanc ? "Mon admiration respectueuse à J.R.R. Tolkien pour ses passionnants travaux sur l'Elfique (...)" Ah, ben tiens, quand même... Pleine de honte, j'ai mentalement adressé mes plus plates excuses à M. L'Homme (pas sûre qu'il les ait perçues, mais ça déculpabilise) avant de reprendre ma lecture là où je l'avais abandonnée.

Et j'ai bien fait.

Finalement, quand on ne râle pas sur ce roman, on se rend compte qu'il est plein de qualités. Jasper est particulièrement amusant. Sa dégaine peu habituelle (il décrit son look qui ne correspond pas vraiment à celui d'un ado moyen...) est très intéressante et le jeune homme est doté d'un solide sens de l'humour, n'hésitant pas à pratiquer l'auto-dérision.

Le récit est trépidant : il n'y a aucun temps mort dans l'histoire, sans doute pour passionner le jeune public auquel ce roman est destiné (on peur franchement s'y mettre dès 12 ans, aucun passage particulièrement gore à déclarer). Les missions de Jasper s'enchaînent et quand il n'est pas en train de les remplir, il les prépare dans une pièce de l'appartement de ses parents, aménagée spécialement pour lui servir de laboratoire.

La seule chose qui manque à ce récit, c'est une bonne intro, qui nous explique plus précisément qui est Jasper, comment il a vécu jusque là. Ses propres présentations m'ont parues un peu rapides. On tombe dans un univers totalement nouveau avec ce roman (c'est un récit fantastique, donc c'est normal) et il est toujours plus intéressant de connaître dès le départ les différents intervenants. Ce n'est pas le cas ici, puisque le passé de Jasper reste assez flou, de même que la création de l'Association (quand ? par qui ?). Mais c'est aussi cela l'avantage des séries : l'auteur peut prendre son temps pour répondre à toutes les questions que suscite la lecture du premier tome. A suivre, donc.

 

Fait partie de la série A comme Association

Tome 1 : La Pâle lumière des Ténèbres

Tome 2 : Les Limites obscures de la magie

Tome 3 : L'Etoffe fragile du monde

Tome 4 : Le Subtil Parfum du soufre

Tome 5 : Là où les mots n'existent pas

Tome 6 : Ce qui dort dans la nuit

Tome 7 : Car nos coeurs sont hantés

Tome 8 : Le regard brûlant des étoiles

12 février 2017

La disparue de Colliton Park, Minette Walters

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La disparue de Colliton Park, Minette Walters

Titre original : Disordered Minds

Edition : Pocket

Nombre de pages : 576

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Dans un pub mal famé de Bournemouth, petite ville de la côte anglaise, Jonathan Hughes, anthropologue spécialiste des erreurs judiciaires, a rendez-vous avec Georgina, conseillère municipale, rondelette et un peu ridicule. Trente ans plus tôt, lui raconte-t-elle, un jeune déséquilibré a été accusé injustement d'avoir assassiné sa grand-mère. Jugé et condamné, Howard Stamp s'est pendu dans sa cellule... Jonathan se laisse convaincre par la joviale Georgina de réétudier l'affaire. L'improbable couple de détectives fait bientôt le rapprochement entre ce fait divers et le viol, à la même date, dans un parc de Bournemouth, d'une adolescente de treize ans par trois jeunes garçons. Les violeurs comme la victime connaissaient Howard Stamp... Que sont-ils devenus ? Quel lien entre le meurtre de la vieille dame et le drame de Colliton Park ? Un suspense merveilleusement tricoté... Une étude de caractères ensorcelante... Minette Walters est à juste titre considérée comme la nouvelle reine du thriller à l'anglaise. "

 

Commentaire

Voilà, une fois encore, la preuve qu'en matière de lecture, il faut parfois persévérer.
En effet, le début de ce roman s'annonçait très mal. Jonathan Hughes, l'un des personnages principaux, m'a déplu dès sa première intervention. Imbu de sa personne, méprisant, paranoïaque, menteur... cet homme n'a rien pour plaire.

Arrivée à la rencontre entre Hughes et Georgina ''George'' Gardener (qui est beaucoup plus amusante que son alter ego masculin), j'étais à deux doigts d'abandonner cette lecture et d'envoyer le livre à travers la pièce, tant les états d'âme de ce crétin de Hughes commençaient à m'agacer. 

Mais l'intrigue me plaisait et j'avais envie d'en apprendre plus à la fois sur Howard Stamp et sur la disparition de Priscilla Trevelyan, une jeune fille qui a disparu des années plus tôt dans la petite ville où vivait Stamp.

Alors, j'ai continué ma lecture. Et j'ai bien fait car, environ à la moitié du roman, Hughes devient moins pénible. Et puis, on a aussi droit aux interventions d'Andrew Spicer (l'agent littéraire de Hughes) qui, comme George, est un personnage très sympathique et amusant.

A partir de ce moment, j'ai vraiment commencé à apprécier cette lecture. Les ''enquêteurs'' atypiques que sont George, Jonathan et Andrew se concentrent sur deux mystères vieux de 33 ans. D'une part, la disparition de Priscilla, jeune adolescente de 13 ans qui a fugué de chez elle après une enième dispute avec son père. Et d'autre part, le procès d'Howard Stamp, à l'issue duquel le jeune homme a été condamné pour le meurtre (violent) de sa grand-mère, Grace Jefferies. George et Jonathan sont persuadés que Stamp a été victime d'une erreur judiciaire. Et, petit à petit, il leur semble également découvrir des points communs entre le meurtre de Grace et la disparition de Priscilla...

Plutôt qu'un thriller ou un roman policier, on est plutôt face à un grand jeu de piste que George, Jonathan et Andrew tentent de suivre tant bien que mal, malgré la disparition des preuves et le peu de coopération des témoins de l'époque encore en vie ou en état d'apporter leur témoignage. Le récit mêle une narration normale et des chapitres plus épistolaires, puisqu'on peut découvrir les mails et courriers que s'échangent les différents personnages. Cela apporte un petit plus au récit, et nous permet de connaître certains éléments dont les trois ''enquêteurs'' n'ont pas forcément conscience (ainsi, on prend connaissance des mails que s'échangent les membres de la famille Burton).

D'une possible déception, je suis donc passée à une bonne découverte. Ce roman m'a permis de passer un bon moment de détente et d'exercer mes méninges afin de tenter de découvrir le fin mot du meurtre et de la dispariytion (bien entendu, je n'y suis pas arrivée avant que l'auteure décide de nous présenter le coupable). Et je n'hésiterai pas à lire d'autres romans de Minette Walters, dont j'ai bien aimé le style, réaliste et direct.

 

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11 février 2017

Les filles de Mr Darcy, Elizabeth Aston

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Les filles de Mr Darcy, Elizabeth Aston

Titre original : Mr. Darcy's daughters

Edition : Milady

Nombre de pages : 480

 

 

 

Résumé

Laetitia, Camilla, Georgina, Isabelle et Alethea sont les cinq filles d'Elizabeth Bennet et de Fitzwilliam Darcy. Ce dernier s'étant vu confier une mission diplomatique à Constantinople, Lizzie a décidé de l'accompagner. Leur deux fils resteront à Pemberley, sous la garde de Mr Bennet. Mais le vieux grand-père n'a plus l'énergie nécessaire pour s'occuper de ses petites filles et ces cinq demoiselles seront donc confiées à leurs cousins Fitzwilliam.

Fanny, la femme de Fitzwilliam, est ravie d'accueillir ses cousines, surtout qu'elles arrivent juste à temps pour le début de la Saison londonienne. Et la jeune femme aimerait beaucoup trouver un mari aux deux aînées, Letty et Camilla. Et, pourquoi ne pas fiancer Belle et Georgina, les jumelles dont la beauté rend tous les messieurs fous ?

Seulement, tout ne se passe pas comme le souhaitait Fanny. Letty, qui se remet tout juste d'une déception amoureuse, refuse de participer aux réjouissances londoniennes et souhaite retourner au plus vite à Pemberley en y emmenant ses sœurs. Camilla s'éprend d'un jeune homme qui, au premier abord, paraît idéal, mais se révèlera moins que parfait. Et les jumelles subissent la mauvaise influence de leur tante Lydia, qui vit à Londres. Seule Alethea, la plus jeune, paraît bien sage…

 

Commentaire

It is a truth universally acknowledged that no modern writer can write as well as Jane Austen.

Une fois que l'on a bien compris cela, et que l'on a également bien intégré le fait que ce roman ne parle pas de Darcy et d'Elizabeth mais de leurs filles, il est tout à fait possible d'apprécier la prose d'Elizabeth Aston à sa juste valeur.

Les filles de Mr Darcy a été très critiqué, ses détracteurs soulignant qu'il ne vaut pas Orgueil et préjugés. Mais, franchement, quel auteur contemporain, quel roman du XXIe siècle, pourrait atteindre le niveau de l'oeuvre de Jane Austen? Aucun. Et passée cette déception, la plupart des fans auraient pu apprécier ces Filles de Mr Darcy.

Car les cinq filles présentent quand même quelques ressemblances avec leurs illustres parents, ou tout au moins avec les filles Bennet telles que Miss Austen nous les a décrites dans Orgueil et préjugés.

Letitia, l'aînée des Darcy, âgée de 21 ans, m'a rappelée Mary Bennet. Proche de Jane pour la beauté (Letty est considérée comme la plus belle de cinq sœurs), elle est néanmoins très moralisatrice et préfère passer son temps à écouter les prêches des pasteurs qu'à courir les boutiques pour acheter chapeaux et rubans.

Camilla, âgée de 19 ans, ressemble beaucoup à Lizzie. Loin d'être ravissante, elle possède néanmoins un certain charme. Ses principaux atouts sont sa curiosité, son sens de la répartie et son intelligence. Beaucoup lui prédisent des difficultés à trouver un mari : qui voudrait d'une femme aussi ironique, qui n'hésite pas à donner son avis sur des sujets variés ?

Viennent ensuite les jumelles, âgées de 17 ans. Belle et Georgina sont bien les dignes héritières de Kitty et Lydia. Ecervelées et peu soucieuses de leur réputation, les jumelles ne souhaitent qu'une chose : s'amuser. Elles profitent donc de la Saison londonienne pour mettre tous les hommes à leurs pieds et pour papillonner de flirt en flirt sans se soucier des conséquences.

Alethea, enfin, la plus jeune, a 16 ans. Et elle ne ressemble qu'à elle-même. Passionnée par la musique, elle est, comme Camilla, d'une honnêteté à toute épreuve. Elle n'hésite donc pas à asséner des vérités qui font parfois mal à entendre.

En plus de ces cinq demoiselles, le récit nous fait aussi retrouver de vieilles connaissances : Fitzwilliam, les Gardiner, Lydia Bennet (avec un nouveau mari) et Caroline Bingley, devenue Lady Warren. Fanny Fitzwilliam et le couple Gardiner sont de loin les plus agréables de ces personnages. Fanny anime le récit grâce à sa vivacité et les Gardiner y apportent une touche de réalisme car ce sont encore et toujours des gens très raisonnables.

L'intrigue est un savant mélange d'inédit et d'éléments repris d'Orgueil et préjugés mais même ces emprunts au récit de Jane Austen  ne sont pas gênants, tant Elizabeth Aston paraît s'approprier l'histoire de ces cinq jeunes filles. Elle le souligne elle-même par le biais de Mrs Gardiner : les temps ont changé et la jeunesse également. Normal, donc, que les filles ne se conduisent pas aussi bien que leur maman et que certaines de leurs réactions semblent modernes par rapport à celles de Lizzie.

05 février 2017

La fin d'une époque, Evelyn Waugh

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La fin d'une époque, Evelyn Waugh

Titre original : Work Suspended

Edition : Points

Nombre de pages : 273

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Une jeune fille trop courtisée et son chien, un ancien marchand de coton d'Alexandrie, retraité dans un manoir des Cotswolds, une aristocrate octogénaire qui donne une party épouvantablement ratée sont quelques-uns des personnages de ces nouvelles. Victimes plutôt que héros, ils ont connu la haine ou l'injustice. La vie n'a guère été tendre avec eux, même s'ils ont parfois réussi à ne pas trouver de pire ennemi que leur propre personne. "

 

Commentaire

Ce recueil de nouvelles est un magnifique portrait de société que nous offre Evelyn Waugh

Humour noir et ironie sont au rendez-vous. Quelques "piques" sont adressées aux différents personnages, mais on ne peut s'empêcher de partager le point de vue (très cynique) de l'auteur sur certains d'entre eux et de sourire lorsque le sort s'acharne sur les plus désagréables des personnages qui animent ces nouvelles.

Le titre de ce recueil de nouvelles est particulièrement adapté (même en V.O. puisque le titre original est Work Suspended) étant donné la date de la première édition de ce recueil : 1939. La toute dernière nouvelle, qui donne son titre à cet ouvrage, se termine d'ailleurs par une postface qui fait référence à la Seconde Guerre mondiale

Mais cette "fin d'une époque" dont il est question ne m'a pas paru faire référence, uniquement, à la guerre. Dans chacune des 9 nouvelles, les personnages semblent vivre un moment "frontière" qui met fin à la conception qu'ils avaient de leur vie jusque là. On assiste donc à diverses décadences des personnages : l'aristocratie n'est plus aussi riche et brillante qu'elle l'était, la mémoire de Bella Fleace est de moins en moins fiable et l'excursion de Mr Loveday hors de l'asile ne tourne vraiment pas comme prévu... L'ensemble des personnages est donc confronté à une sorte de rite de passage ; certains s'en sortent bien, d'autres moins bien voire pas du tout. 

Ces épreuves et le contexte particulier dans lequel s'inscrit le livre donnent un petit côté nostalgique à cette lecture. On "sent" réellement, à la lecture, la fin de l'époque dont chacune des nouvelles nous parle. De ce fait, le dépaysement est total et je dois dire que le retour à la réalité du XXIème siècle est assez brutal, d'autant que la nouvelle La fin d'une époque se finit justement brutalement elle aussi et laisse un petit goût d'inachevé...

Vous l'aurez compris : je suis séduite par le style d'Evelyn Waugh et par l'ambiance de ces nouvelles. Et je compte bien découvrir plus avant l'oeuvre de cet auteur.

04 février 2017

Des coccinelles dans des noyaux de cerise, Nan Aurousseau

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Des coccinelles dans des noyaux de cerise, Nan Aurousseau

Edition : Buchet/Chastel

Nombre de pages : 221

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" « Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu’on m’a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c’est vrai, une carcasse d’oiseau de proie qu’a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer. »

À Fresnes où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Mehdi, c’est du méga lourd. D’ailleurs, il ignore superbement François qui, de son côté, joue les serviteurs zélés. Au fil des semaines, les intentions de François vont se révéler...

Observateur attentif du genre humain, Nan Aurousseau, dans ce nouveau roman, dresse le portrait fascinant d’un meurtrier hors du commun. Humour noir garanti. "

 

Commentaire

Voilà un roman qui me fait sortir de ma zone de confort. Très différent de ce que j'ai l'habitude de lire, je l'ai pourtant dévoré et adoré.

Un mot sur le titre, tout d'abord, car il m'a intriguée et pourrait vous laisser perplexes : François, le narrateur du récit, sculpte des noyaux de cerise en forme de coccinelles qu'il peint ensuite de toutes les couleurs et qu'il donne ou revend à ses co-détenus ou aux gardiens de la prison.

La narration de François est totalement accrocheuse et constitue le gros point fort de ce roman. On est tout de suite plongés dans l'ambiance de l'histoire et dans la personnalité des différents personnages grâce à ce style très direct et proche du langage oral.

Le côté « bandit » de François est parfaitement présent mais, en même temps, c'est un personnage pour lequel on se prend de sympathie (bien malgré soi, mais on ne peut s'en empêcher). On ne peut s'empêcher de le plaindre et de compatir à ses malheurs, malgré ses séjours en prison et ses épisodes de délinquance. C'est sans doute une conséquence supplémentaire de la narration, faite à la première personne : on partage intimement les pensées et la vie quotidienne de François. Au fil des pages, il devient donc de plus en plus proche et familier. On perçoit, en filigrane, l'homme qu'il aurait pu devenir si ses espoirs n'avaient pas été déçus et si sa vie n'avait pas été aussi difficile. Mais la fin réserve une belle surprise.

Je ne connaissais pas du tout Nan Aurousseau avant cette lecture, mais je compte bien découvrir ses autres romans !



Un grand merci à Babelio et aux éditions Buchet-Chastel pour cet ouvrage.

 

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Le site Internet des Editions Buchet/Chastel est ici.

Pour y découvrir Des coccinelles dans des noyaux de cerise, c'est par là.

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27 janvier 2017

Damoclès, Fatou Ndong

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Damoclès, Fatou Ndong

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Edition : Anyway Editions

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Madelyn Johnson, jeune afro-américaine de 17 ans pleine de vie, va malgré elle apprendre que tous les « blancs » ne sont pas tolérants face aux gens de « couleur ». Nous découvrirons l’évolution du racisme à travers les années avec les combats de Malcom X et Martin Luther King. Une histoire poignante qui vous poussera à réfléchir sur le racisme qui est malheureusement toujours présent de nos jours. "

 

Commentaire

Et un coup de coeur de plus pour 2017 ! L'année commence bien question lectures.

Pourtant, ce roman est une lecture difficile. Les événements qui nous sont relatés sont durs et injustesCar Madelyn, sa mère et sa petite soeur vivent à Jackson, Mississippi dans les années 60. Les lois Jim Crow sont encore en vigueur et les noirs sont encore considérés comme des objets sans sentiments plutôt que comme des êtres humains...

C'est sans doute ce qui est le plus marquant dans cette histoire : le fait que les blancs ne semblent pas se douter que les noirs sont également des personnes, qu'ils éprouvent des sentiments et peuvent être blessés par la manière dont on les traite ou dont on s'adresse à eux. Les blancs vivent comme s'ils étaient seuls au monde, comme si Jackson leur appartenait en propre. 

Madelyn et son ami, Sébastian Harper, refusent cet état des choses. Ils sont amis depuis leur plus tendre enfance et entendent bien le rester, mais un problème majeur se pose : Sébastian est blanc et il est le fils de la famille pour laquelle travaille la mère de Madelyn. Leur relation n'est donc pas facile : les deux jeunes gens doivent se cacher, dissimuler, mentir. Ce n'est pas normal pour des jeunes de 17 ans de vivre comme cela, dans la peur et le mensonge, mais c'est leur seule solution... Sean Harper, le frère jumeau de Sébastian, n'est pas mieux loti que son frère. Même s'il est désagréable avec Madelyn et s'il "joue" les racistes, Sean donne l'impression, dès le début de l'histoire, de ne pas être ce qu'il prétend. Il finira par être pris à son propre jeu et par regretter amèrement tout ce qu'il a fait. Malgré son côté un peu voyou, Sean ne m'a pas déplu et je l'ai pris en pitié plus d'une fois car, comme son frère et Madelyn, sa vie est assez compliquée.

Les différents chapitres du roman nous sont relatés alternativement par l'ensemble des personnages. Cette technique renforce encore le sentiment d'injustice que l'on ressent quand on découvre comment sont traités les noirs, puisqu'on dispose non seulement du point de vue de Madelyn sur certains événements, mais aussi de celui des blancs de Jackson. On en apprend donc beaucoup plus sur les relations entre "races" et on comprend mieux la peur que peuvent ressentir Madelyn et les siens. 

J'ai admiré le courage de cette jeune fille du début à la fin du roman. Le simple fait que Madelyn ose encore sortir de chez elle et braver les interdits en continuant à fréquenter Sébastian est tout simplement admirable. Son envie de changer les choses, de jouer un rôle actif dans les événements qui se jouent à l'époque sont également très intéressant à découvrir et apportent une lueur d'espoir dans le récit : Madelyn symbolise le changement et la détermination de la jeunesse noire du Mississippi.

 

Un grand merci à Fatou Ndong pour ce superbe roman ! Cette lecture restera gravée dans ma mémoire.

 

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14 janvier 2017

Dune, tome 1, Frank Herbert

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Dune, tome 1 (parties 1 et 2), Frank Herbert

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Titre original : Dune

Edition : Presses Pocket

Nombre de pages : 352 (partie 1) et 414

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Sur Dune, la planète des sables, germe l'épice qui donne longévité et prescience. A cause de l'épice, tout l'empire galactique du Padishah Shaddam IV tourne autour de Dune, âprement convoitée par les nobles maisons du Landsraad et la Guilde des Navigateurs.

Leto Atreides, Duc et Cousin de l'Empereur, a reçu Dune en fief. Pour peu de temps. En 10191, il meurt assassiné. Mais son fils Paul, avec sa mère, trouve asile dans les repaires du peuple Fremen, indompté, invaincu, la lie de Dune pour certains, le sel de la terre pour d'autres. Paul grandit dans le désert et forge l'arme de sa vengeance.

Mais ne va-t-il pas dépasser son but, lancer les légions Fremen en une effroyable croisade ? Il a, dit-on, le pouvoir de connaître l'avenir. Aura-t-il celui de l'éviter ? "

 

Commentaire

Comment ai-je pu attendre aussi longtemps avant de découvrir DuneEt comment, une fois lu ce premier tome, aurais-je pu ne pas l'adorer ?

Dune, c'est tout ce que j'aime dans la SF. Des grandes familles, certaines rivales entre elles, qui complotent les une contre les autres. Des décors très bien dépeints par l'auteur, au point que l'on ressent presque le climat très particulier d'Arrakis à la lecture. Des personnages nombreux et variés. De la stratégie, des inventions un peu spéciales, des renégats, des mercenaires, etc.

Dès les premières pages, j'ai été entraînée dans la famille de Leto Atréides, de Paul et de Jessica. On est tellement bien plongés dans l'ambiance de Caladan et d'Arrakis qu'on a réellement l'impression de vivre auprès des personnages tout le temps de la lecture. Je ne vous raconte pas les difficultés à revenir dans le monde réel une fois le livre refermé :-)

La mort de Leto Atréides n'en est que plus frappante. Jusqu'à la dernière minute, j'ai espéré que le complot visant à le tuer allait échouer, mais ce ne fut pas le cas. C'est un peu logique car, si ce complot n'aboutissait pas, la suite de l'histoire serait beaucoup moins intéressante : le corps de l'intrigue démarre une fois Léto mort.

Parmi les différentes familles/peuples dont on nous parle dans Dune, mes préférés sont les Fremen. Peuplade particulièrement adaptée à la vie sur Arrakis (pourtant peu hospitalière), ce sont aussi de très bons guerriers.

L'évolution de Paul, le fils du Duc Leto, est également très intéressante (même si le personnage de Paul m'a moins plu que les Fremen). Au début du récit, il n'est qu'un enfant de 15 ans doté de certaines capacités. Ensuite, après la mort de son père son caractère change et il semble devenir adulte d'un coup : non seulement il prend conscience des possibilités qui sont les siennes, mais il prend en charge sa destinée et celle de sa mère.

Il est des mondes imaginaires qui valent la peine d'être découverts. Dune est de ceux-là.