Les Livres d'Aline

09 juin 2018

The Cider House Rules, John Irving

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The Cider House Rules, John Irving

Titre français : L'oeuvre de Dieu, la part du diable

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Edition : Black Swan

Nombre de pages : 731

 

 

 

Résumé

Wilbur Larch dirige un orphelinat perdu dans une petite bourgade du Maine. Mais le fait que l'institution soit isolée arrange plutôt bien le Docteur Larch, qui s'y livre à des avortements, opérations interdites au début du XXe siècle.

Larch, qui se fait vieux, s'inquiète pour l'avenir de sa clinique. Mais, heureusement pour lui, Homer, un jeune orphelin, semble inadoptable. Larch décide donc d'apprendre à Homer tout ce qu'il sait : non seulement l'oeuvre de Dieu (l'accueil des orphelins), mais aussi la part du diable (les avortements).

 

Mon avis

John Irving fait partie de mes valeurs sûres, de ces auteurs vers lesquels je me tourne quand je ne sais plus quoi lire. Parce que je sais qu'il ne me décevra jamais (Stephen KingP.G. Wodehouse et J.R.R. Tolkien - entre autres - font partie du même "groupe" --> ai-je un faible pour les plumes masculines ?)

Après avoir lu A Little Life d'Hanya Yanagihara, je me suis trouvée désemparée lors du choix de ma lecture suivante. Et donc, tout naturellement, je me suis tournée vers un roman d'Irving. J'avais envie de lire celui-ci depuis des années, donc ça tombait plutôt bien.
Et j'ai bien choisi car, bien qu'assez long, ce roman est passionnant à lire.

On y retrouve tout le talent de John Irving pour mélanger les genres : on est ému par la situation des orphelins, on rit des remarques du Dr Larch, on est effrayé par la terrible Melony... Et surtout, l'auteur nous fait réfléchir sur un sujet sensible : le droit (ou non) à l'avortement. Car le Dr Larch ne fait pas que diriger un orphelinat : il pratique également des avortements à une époque où cette pratique médicale est encore illégale (l'histoire se déroule dans le Maine des années 40). 

John Irving présente les choses avec beaucoup de subtilité, finalement, car ses personnages sont partagés : certains estiment que l'avortement devrait être un droit, d'autres qu'il s'agit d'une abomination. Et entre les deux se trouve Homer Wells.

Cette manière de laisser le lecteur se faire sa propre opinion à propos d'un sujet sensible est quelque chose que j'apprécie beaucoup chez John Irving. Il ne nous impose pas son propre point de vue (après tout, il dit lui-même qu'il est un romancier et pas un théoricien), mais donne malgré tout de nombreux éléments sur un sujet, afin de nous permettre de nous forger notre propre opinion.

Bien sûr, L'oeuvre de Dieu, la part du diable traite aussi de bien d'autres sujets : l'amitié, la guerre, le traumatisme subi par les enfants abandonnés... Le tout avec beaucoup de délicatesse et d'humour, mélange très personnel à Irving. 

Si vous ne l'avez pas encore lu, lancez-vous : même si c'est un pavé, il est très passionnant et se lit assez vite.


26 mai 2018

The Curious Case of Benjamin Button, Francis Scott Fitzgerald

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The Curious Case of Benjamin Button, Francis Scott Fitzgerald

Titre français : L'étrange histoire de Benjamin Button

Edition : Scribner

Nombre de pages : 52

 

 

 

Résumé

Benjamin Button est un petit garçon pas comme les autres : il est né vieillard et, au fur et à mesure que les années passent, il rajeunit. Cette situation est difficile pour Benjamin, mais aussi pour ses parents, dont la vie sociale est quelque peu chamboulée par la particularité de leur fils.

 

Mon avis

J'ai vu le début du film plusieurs fois. Quand je dis (ou plutôt écris) "début", c'est tout simplement parce que je ne suis jamais parvenue à le regarder en entier. Je n'aime pas les personnages et l'histoire est tellement triste que je déprime au bout d'un quart d'heure.

J'ai donc commencé la lecture de cette nouvelle avec beaucoup d'appréhension, mais également avec beaucoup d'impatience : j'ai aime Gatsby le Magnifique du même auteur, et j'avais l'impression que Francis Scott Fitzgerald n'allait pas nous plonger en plein mélodrame amoureux (comme dans le film) en nous parlant de la vie de Benjamin Button.

Et j'avais raison, car la nouvelle s'est révélée bien plus humoristique et poétique que le film. Elle est centrée sur Benjamin et sur sa famille, plutôt que sur une histoire d'amour compliquée et ennuyeuse. La plume de l'auteur est vive et donne un beau rythme à ce récit pourtant très court. L'histoire de Benjamin n'est jamais triste, même si certains passages sont un peu cruels (notamment la "vieillesse" de Benjamin, durant laquelle il redevient un nouveau né et semble être livré à lui-même par sa famille). Benjamin a beaucoup d'humour (le passage où son inscription à Yale est refusée est très amusant et la vengeance de Benjamin particulièrement féroce) et accepte sa situation avec philosophie... même quand on le prend pour le jeune frère de son propre père !

12 mai 2018

L'empreinte des amants, John Connolly

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L'empreinte des amants, John Connolly

Titre original : The Lovers

Edition : Pocket

Nombre de pages : 448

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" L'enquête la plus personnelle de Charlie " Bird" Parker, au coeur de ses origines. Charlie Parker n'a que quinze ans lorsque son père, policier, se donne la mort après avoir abattu un couple d'adolescents dans une voiture. Cette tragédie, jamais expliquée, n'a cessé de hanter Bird Ayant perdu sa licence de détective privé, il décide d'employer son temps libre à faire la lumière sur son histoire familiale, et se rend dans l'Etat de New York, sur les lieux de son adolescence, afin d'interroger les anciens collègues de son père. En fouillant dans son passé, Charlie va réveiller certains fantômes qui sont tout sauf bien intentionnés... "

 

Mon avis

Après une mauvaise surprise en termes de lecture, rien de tel qu'un bon thriller/polar ou un roman fantastique. Dans le cas présent, je suis gâtée, puisque ce roman mêle les deux genres !

Charlie Parker, détective privé, vient de perdre sa licence. Pour passer le temps, puisqu'il ne peut plus exercer, il décide d'enquêter sur le suicide de son père, survenu 25 ans plus tôt. Will Parker était policier à New York et s'est tiré une balle dans la tête après avoir tué deux adolescents. Charlie se lance donc dans une enquête personnelle qui va l'amener à apprendre certaines informations déstabilisantes sur son propre passé...

Au début, le récit commence comme un véritable thriller et la surprise est totale quand des éléments fantastiques viennent se mêler à l'histoire. Mais même si le mélange des genres est étonnant, il fonctionne plutôt bien et, finalement, se révèle assez logique par rapport à l'intrigue de base.

Plus d'une fois, le suspense se trouve renforcé justement grâce à ce mélange et on se retrouve à ne plus pouvoir lâcher le roman jusqu'à connaître le fin mot de l'histoire.

A noter que ce roman fait partie d'une série (encore une !) et qu'il en constitue le 8e opus. Pas de crainte à avoir, toutefois si, comme moi, vous vous lancez dans la lecture de la série dans le désordre le plus complet : j'ai parfaitement suivi l'histoire de ce roman, même sans avoir lu les sept premiers. Je pense toutefois lire les autres si j'arrive à mettre la main dessus, car j'ai vraiment apprécié celui-ci.

28 avril 2018

Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand

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Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand

Edition : Livre de Poche

Nombre de pages : 287

 

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" La gloire d'Edmond Rostand est inimaginable aujourd'hui. Ses contemporains le tiennent pour le plus grand écrivain de tous les temps. Cyrano de Bergerac suscite une véritable adoration, indéfiniment renouvelée. On devrait encore savoir par cœur ces vers piaffants, cliquetants, étourdissants, à l'image de ce héros romantique et baroque, de ce d'Artagnan amoureux. Savant fou tombé de la Lune ou ferrailleur éblouissant, si tous les Français se reconnaissent en lui, s'il nous arrache des larmes, c'est parce qu'il est vrai, d'une profonde vérité humaine. C'est lui que Roxane aimait, son intelligence, son esprit, et non le beau et ennuyeux Christian. Cyrano est une part de nous-mêmes, le vengeur des humiliés et des offensés, des timides et des ratés de l'amour. À la fin de l'envoi, c'est toujours lui qui gagne. "

 

Mon avis

J'adorerais voir jouer Cyrano, mais je dois dire que prendre le temps d'enfin le découvrir par écrit était une excellente idée.

Ce classique des pièces de théâtre mêle de nombreux genres, pour le plus grand bonheur des lecteurs que nous sommes : le récit de cape et d'épée, la romance, la poésie, le drame... Tout y est, et joliment écrit en plus !

J'ai retrouvé dans ce récit des similitudes avec d'autres classiques de la littérature (Don Quichotte, Le Cid, Les trois mousquetaires...) mais, malgré ces ressemblances, Cyrano reste unique en son genre. Le triangle amoureux, bien que souvent exploité dans la littérature, atteint ici son niveau le plus dramatique et pourtant, malgré la fin assez triste, la pièce laisse une impression d'humour et de légèreté.

Sans doute est-ce dû aux talents de poète du personnage principal ? Ou bien, tout simplement, à la très belle plume d'Edmond Rostand.

14 avril 2018

Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy

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Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy

Titre original : State of the Union

Edition : Pocket

Nombre de pages : 600

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Pour ses intellectuels de parents, Hannah Buchan est une vraie déception. A vingt ans, au lieu de grimper sur les barricades et de se fondre dans l'ébullition sociale des années soixante-dix, elle n'a d'autre ambition que d'épouser son petit ami médecin et de fonder une famille. Installée dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C'est alors que le hasard lui offre l'occasion de sortir du morne train-train de son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d'un grave délit. Trente ans plus tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. Le passé de Hannah va resurgir inopinément. Et du jour au lendemain son petit monde soigneusement protégé va s'écrouler... "

 

Mon avis

Voilà un roman de Douglas Kennedy que j'ai beaucoup apprécié !

Le récit se déroule en deux parties. La première partie nous décrit la vie d'Hannah durant les années 70, alors qu'elle n'est qu'une toute jeune fille à peine diplômée de l'université du Vermont. Durant la seconde partie, on retrouve Hannah, son mari et ses enfants durant les années 2000. Les années ont passé et les personnages ont forcément évolué.

Et c'est justement cette évolution qui est agréable à suivre. 

Lorsqu'on rencontre Hannah, elle est encore très jeune et a de nombreux rêves. le principal d'entre eux est d'effectuer un séjour à Paris afin d'améliorer sa connaissance du français. Mais Hannah rencontre Dan et les projets du jeune homme, étudiant en médecine, vont prendre le pas sur ceux de la jeune femme. Les deux jeunes amoureux se marient et s'installent bien vite dans une routine qui ne plaît pas trop à Hannah. Cette dernière se rend en effet bien vite compte que la vie qu'elle mène avec Dan n'est pas en tous points conforme à ce qu'elle espérait...

Cette partie du roman nous permet d'en apprendre plus sur les divers personnages. On fait la connaissance de Dan qui, loin d'être le petit ami parfait qu'Hannah imaginait semble assez égoïste. Sa jeune épouse doit se plier à ses désirs et le suivre dans tous ses projets en oubliant les siens : Hannah n'est là que pour élever Jeff (le fils qu'elle a eu avec Dan) et tenir le ménage du jeune médecin.
On rencontre également les parents d'Hannah qui, entre nous, ne valent pas mieux que Dan. Le père d'Hannah est tout aussi égoïste que son gendre et va d'ailleurs placer sa fille dans une situation plus que délicate. Quant à la mère d'Hannah, que dire ? Les mots "manipulatrice" et "mauvaise mère" semblent beaucoup trop faible pour décrire cette femme, ça vous donne une idée...

Mais loin d'être désagréable, ce mélange de personnages aux caractères tout à fait opposés fonctionne à merveille. Les difficultés relationnelles entre Hannah et son entourage rendent l'histoire de la jeune fille encore plus intéressante à suivre.

Dans la seconde partie, on suit une Hannah plus âgée. La petite cinquantaine, elle est toujours mariée à Dan (qui est devenu un orthopédiste respecté) et est maman de deux grands enfants (Jeff ayant eu une petite soeur). Hannah semble "rangée", elle a apparemment respecté le voeu qu'elle a fait à la fin de la première partie (non, non, je ne vous en dirai pas plus) et avoir accepté sa vie de femme de médecin. Elle est même devenue professeur, comme elle le souhaitait.

Mais la "disparition" de sa fille après une énième relation amoureuse ratée va précipiter les événements. Et ces Charmes discrets de la vie conjugale dont Douglas Kennedy nous parle dans le titre vont voler en éclats : le passé d'Hannah la rattrape et ce qu'elle a mis si longtemps à construire commence lentement à se fissurer... Tout ça à cause d'une sale gamine devenue une adulte névrosée puisque, honnêtement, la fille d'Hannah et de Dan est assez... spéciale (pour ne pas dire complètement cinglée --> ceux qui l'ont lu et qui ont suivi les péripéties de sa relation avec un médecin marié comprendront ce que je veux dire).

Bref, ces charmes discrets sont loin d'être de tout repos, mais ils sont particulièrement intéressants à suivre. Douglas Kennedy remonte (enfin) dans mon estime ;-)

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25 mars 2018

A Little Life, Hanya Yanagihara

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A Little Life, Hanya Yanagihara

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Titre français : Une vie comme les autres

Edition : Picador

Nombre de pages : 720

 

 

 

Résumé

Malcolm Irvine, Jude St Francis, Willem Ragnarsson et Jean-Baptiste « JB » Marion se rencontrent à l’université. Les quatre jeunes garçons partagent une chambre sur le campus et deviennent amis. 

Mais Jude cache beaucoup de secrets. Il semble avoir vécu une vie assez malheureuse, et l’amitié des trois autres ne l’aide pas à oublier son passé.

Durant plusieurs décennies, Jude va mettre la fidélité de ses amis à rude épreuve.

 

Mon avis

Gros coup de coeur de l'année 2017 !!

Avec A Little Life, Hanya Yanagihara nous fait passer par toutes les émotions.

Je n’ai jamais lu un roman aussi intense. D’une page à l’autre, on passe de la joie à l’horreur, du calme à la tempête. Et, loin d’être déstabilisante, cette succession d’émotions les plus diverses est, au contraire, parfaitement en phase avec les histoires qui nous sont racontées.

Toutes ces émotions viennent de Jude et de l’histoire dramatique qui est la sienne. On rencontre le jeune homme et ses amis alors qu’ils sont à peine âgés d’une vingtaine d’années et, déjà à ce moment, on constate que Jude n’a pas eu une vie aussi simple que celle de ses amis. Même si JB a grandi sans père, si Malcolm a des difficultés avec ses riches parents et si Willem est orphelin, leurs problèmes ne sont rien par rapport à ceux de Jude. 

Peu à peu, des pans de l’histoire de Jude nous sont révélés. Ces passages sont durs et cruels. Ils sont aussi extrêmement réalistes et permettent de mieux comprendre les réticences que Jude éprouve à l’idée de se confier même à ses amis les plus proches : le jeune homme n’a pas envie d’être perçu comme un handicapé et d’être pris en pitié, lui qui s’est tant battu pour « y arriver ».

Mais A Little Life ce n’est pas seulement une histoire triste. Même si le roman est empreint de mélancolie et si la fin est assez dramatique, les moments de joie sont nombreux, eux aussi et ils sont aussi intenses que le reste du roman.

Plusieurs passages du roman sont également très marquants du fait que l’auteure nous assène quelques vérités qui, loin d’être uniquement valables pour la vie de ses personnages, le sont aussi pour les nôtres. Yanagihara parle de l’amitié, du temps qui passe, du sentiment d’impuissance que l’on peut ressentir face à son propre corps lorsqu’on est malade, des relations sentimentales ou professionnelles, de l’ambition… Et elle le fait avec tellement de justesse que l’on comprend parfaitement ce que les personnages du roman peuvent ressentir : les mêmes choses que nous

Du fait de ce réalisme, A Little Life reste longtemps présent à l’esprit une fois la lecture terminée. Les différents personnages deviennent presque familiers et, plusieurs jours après avoir refermé le livre, je me suis surprise à encore penser à leur histoire. Celle de Willem, en particulier, car c’est sa trajectoire qui m’a le plus touchée.

A Little Life est l’une des plus belles découvertes de ma vie de lectrice. Je ne peux que vous le conseiller !

 

Quelques extraits

" It's often the most naturally intelligent students who have the most difficult time in their first year -- law school, particularly the first year of law school, is not really a place where creativity, abstract thought, and imagination are rewarded. In this way, I often think -- based on what I've heard, not what I know firsthand -- that it's a bit like art school. "

 

" Perhaps because of this, he felt he always knew who and what he was, which is why, as he moved farther and then further away from the ranch and his childhood, he felt very little pressure to change or reinvent himself. He was a guest at college, a guest in graduate school, and now he was a guest in New York, a guest in the lives of the beautiful and thhe rich.He would never try to pretend he was born to such things, because he knew he wasn't; he was a ranch hand's son from western Wyoming, and his leaving didn't mean that everything he had once been was erased, written over by time and experiences and the proximity of money. "

 

" But then the feeling would dissipate, and he would be left alone to scan the arts section of the paper, and read about other people who were doing the kinds of things he didn’t even have the expansiveness, the arrogance of imagination to dream of, and in those hours the world would feel very large, and the lake very empty, and the night very black, and he would wish he were back in Wyoming, waiting at the end of the road for Hemming, where the only path he had to navigate was the one back to his parents’ house, where the porch light washed the night with honey. "

 

" He will be reminded of how trapped he is, trapped in a body he hates, with a past he hates, and how he will never be able to change either. "

 

" He wanted to scream at his parents, to hit them, to elicit from them something - some melting into grief, some loss of composure, some recognition that something large had happened, that in Hemming's death they had lost something vital and necessary to their lives. He didn't care if they really felt that way or not: he just needed them to say it, he needed to feel that something lay beneath their imperturbable calm, that somewhere within them ran a thin stream of quick, cool water, teeming with delicate lives, minnows and grasses and tiny white flowers, all tender and easily wounded and so vulnerable you couldn't see them without aching for them. "

 

" But what Andy never understood about him was this: he was an optimist. Every month, every week, he chose to open his eyes, to live another day in the world. He did it when he was feeling so awful that sometimes the pain seemed to transport him to another state, one in which everything, even the past that he worked so hard to forget, seemed to fade into a gray watercolor wash. He did it when his memories crowded out all other thoughts, when it took real effort, real concentration, to tether himself to his current life, to keep himself from raging with despair and shame. He did it when he was so exhausted of trying, when being awake and alive demanded such energy that he had to lie in bed thinking of reasons to get up and try again. "

 

" Ethics and morals do, in reality, have a place in law—although not in jurisprudence. It is morals that help us make the laws, but morals do not help us apply them. "

 

" They all—Malcolm with his houses, Willem with his girlfriends, JB with his paints, he with his razors—sought comfort, something that was theirs alone, something to hold off the terrifying largeness, the impossibility, of the world, of the relentlessness of its minutes, its hours, its days. "

 

" When your child dies, you feel everything you'd expect to feel, feelings so well-documented by so many others that I won't even bother to list them here, except to say that everything that's written about mourning is all the same, and it's all the same for a reason - because there is no read deviation from the text. Sometimes you feel more of one thing and less of another, and sometimes you feel them out of order, and sometimes you feel them for a longer time or a shorter time. But the sensations are always the same.

But here's what no one says - when it's your child, a part of you, a very tiny but nonetheless unignorable part of you, also feels relief. Because finally, the moment you have been expecting, been dreading, been preparing yourself for since the day you became a parent, has come.

Ah, you tell yourself, it's arrived. Here it is.

And after that, you have nothing to fear again. "

 

" Fairness is for happy people, for people who have been lucky enough to have lived a life defined more by certainties than by ambiguities.

Right and wrong, however, are for—well, not unhappy people, maybe, but scarred people; scared people. "

 

" Things get broken, and sometimes they get repaired, and in most cases, you realize that no matter what gets damaged, life rearranges itself to compensate for your loss, sometimes wonderfully. "

 

" But these were days of self-fulfillment, where settling for something that was not quite your first choice of a life seemed weak-willed and ignoble. Somewhere, surrendering to what seemed to be your fate had changed from being dignified to being a sign of your own cowardice. "

 

" When did pursuing your ambitions cross the line from brave into foolhardy? "

10 mars 2018

La chatte sur un toit brûlant, Tennessee Williams

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La chatte sur un toit brûlant, Tennessee Williams

Titre original : Cat on a Hot Tin Roof

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Edition : 10/18

Nombre de pages : 283

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Naufragés des tempêtes matrimoniales, Brick et Margaret semblent avoir touché le fond. Véritable " scandale vivant ", Brick éteint ses angoisses à coups de whisky... Comme une chatte sur un toit brûlant, Margaret tente de ranimer leur couple... Mais le fantôme de Skipper, ami défunt de Brick et amant malheureux de Margaret, persiste à semer la discorde parce qu'il " est des sentiments que rien ne peut toucher sous peine de corruption "... "

 

Mon avis

Les œuvres de Tennessee Williams fait partie de ces lectures imposées qui m'ont totalement bouleversée.

J'ai tout de suite adoré Un tramway nommé désir, Le doux oiseau de jeunesse et La ménagerie de verre. L'intensité des émotions que Williams y dépeint est absolument étonnante.

La chatte sur un toit brûlant est d'un style très proche. On y retrouve des personnages écorchés par l'existence, qui s'aiment et se détestent, qui s'entre-déchirent et tentent de faire souffrir les autres autant qu'ils souffrent eux-mêmes.

On ne peut donc pas vraiment dire que les sujets de Williams soient très réjouissants, mais cela passe totalement inaperçu, car ce n'est pas ce qui importe le plus dans ses pièces. Ce qui est le plus marquant, outre l'intensité des émotions décrites, c'est la complexité des personnages : chacun cache bien plus que ce qu'il laissait voir au premier abord. 

A découvrir, à relire, à savourer dans toutes les langues dans lesquelles les ouvrages de Williams ont été traduits. Vous ne le regretterez pas !

03 mars 2018

Lady Barberina, Henry James

 

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Lady Barberina, Henry James

Titre original : Lady Barberina

Edition : Archipoche

Nombre de pages : 358

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Le docteur Jackson Lemon, millionnaire américain expatrié à Londres, est tombé sous le charme d'une marquise anglaise. Barberina Canterville est la dernière fille d'un lord distingué, mais quelque peu désargenté, qui hésite à recevoir un simple médecin.

Chacun, avec ses atouts et ses préjugés, pèse les avantages et les inconvénients d'une mésalliance. Mais nul ne songe à connaître l'avis de « lady Barb ». La jeune femme, « dont le caractère, comme la silhouette, semblait avoir été formé par des chevauchées dans la campagne », est-elle vraiment prête à s'installer à New York ?

Henry James, dans Lady Barberina (1884), ironise sur les a priori des sociétés américaine et britannique. Ce court chef-d'oeuvre est ici complété de deux nouvelles, Les Raisons de Georgina (1884) et Dans la cage (1898), dont les héroïnes sont l'épouse anglaise d'un militaire de Brooklyn et une télégraphiste new-yorkaise trop imaginative. L'ironie subtile et l'inspiration transatlantique du maître de la nouvelle y font merveille. "

 

Mon avis

Lady Barberina, la nouvelle qui donne son titre à ce roman est un merveilleux portrait de société. Henry James y oppose les Anglais aux Américains, et l'on comprend tout de suite que, bien que proches, ces deux civilisations n'ont rien pour s'entendre. Lady Barb, totalement dépaysée, déteste tout de suite l'Amérique (au contraire de sa jeune soeur, qui s'y sent plus libre qu'en Angleterre) et son époux, Jackson, ne comprend pas ses réticencesChacun campe sur ses positions et ne semble vouloir tenter de s'adapter à l'autre. Les préjugés des deux sociétés sont mis en évidence par Henry James : les Anglais considèrent les Américains comme des rustres sans éducation et sans élégance ; tandis que les Américains voient les coutumes Anglaises comme de vieilles manies dont il faudrait se débarrasser au plus vite.

Comme on peut s'en douter, la vie conjugale du jeune couple Lemon s'en ressent et la cohabitation n'est pas de tout repos...

Les raisons de Georgina met en scène une femme extrêmement étrange, dont on ne comprend pas réellement les motivations. Pourquoi Georgina épouse-t-elle son officier de marine et a-t-elle un enfant avec lui ? Ce n'est pas comme si elle était follement amoureuse... En réalité, on a plutôt l'impression d'être face à une héroïne qui se laisse porter au gré du vent, mais qui ne prend pas vraiment de décisions mûrement réfléchie, sauf à la toute fin de l'histoire.

Enfin, Dans la cage met en scène une jeune fille qui, parce qu'elle lit et apprend presque par coeur les télégrammes de la bonne société londonienne, a tendance à se prendre pour l'une d'entre eux. Elle finira même par utiliser les informations ainsi récoltées pour affirmer sa domination sur l'un de ses habitués. 

J'ai apprécié me replonger dans l'oeuvre de James. C'est toujours un plaisir de retrouver son analyse psychologique de personnages qui, tous, semblent avoir une faille dans leur personnalité. Certains sont manipulateurs, d'autres ont tendance à se laisser aller, et d'autres encore ont une imagination bien trop active. 

La psychologie n'est pas le seul point fort de ce recueil de nouvelles : j'ai également beaucoup apprécié l'opposition Angleterre-Etats-Unis, constante tout au long des trois récits repris dans cet ouvrage. Après tout, Henry James est né en Amérique mais a grandi en Europe : il connaît donc bien le sujet et n'hésite pas à "appuyer" sur l'incompréhension mutuelles entre ces deux civilisations. 

Et, en plus, chose inattendue, quelques touches d'humour apparaissent plusieurs fois dans Lady Barberina (franchement, de la part de James, je ne m'y attendais pas).

Ce roman était donc une belle surprise et je compte bien continuer ma découverte des oeuvres de l'auteur.

 

Les Bingos du Café la Jasette

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Auteur américain

 

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23 février 2018

Tell the Wolves I'm Home, Carol Rifka Brunt

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Tell the Wolves I'm Home, Carol Rifka Brunt

Titre français : Dites aux loups que je suis chez moi

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Edition : Pan MacMillan

Nombre de pages : 355

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" 1987. Une seule personne comprend June Elbus, 14 ans : son oncle, le célèbre peintre Finn Weiss. Timide et pas vraiment proche de sa grande soeur, June ne peut être elle-même qu'avec Finn, son parain, son confident et son meilleur ami. Lorsque Finn meurt, beaucoup trop jeune, et d'une maladie que sa mère évoque à peine, le monde de June s'écroule. Mais la mort de Finn est l'occasion pour June de faire connaissance avec quelqu'un qui l'aidera à faire son deuil et l'amènera à remettre en question ce qu'elle pense savoir de Finn, de sa famille et d'elle-même.

Aux funérailles de Finn, June remarque un homme étrange, caché au milieu de la foule. Quelques jours plus tard, elle reçoit un paquet dans lequel se trouvent la superbe théière de Finn et un mot de Toby, l'étranger présent aux funérailles de Finn. Toby lui demande de le rencontrer. En passant du temps avec lui, June réalise qu'elle n'est pas la seule à ne pas pouvoir vivre sans Finn et que cet ami inattendu auquel elle doit apprendre à faire confiance pourrait être celui dont elle a le plus besoin ".

 

Mon avis

Tell the Wolves I'm Home est le meilleur roman que j'aie lu depuis A Little Life, d'Hanya Yanagihara. Ce qui n'est pas peu dire, puisque ce dernier a été mon énorme coup de coeur de 2017 (je vous en parle très bientôt).

Dans ce roman jeunesse, nous suivons l'histoire de June Elbus, une jeune ado de 14 ans dont l'oncle Finn vient de mourir du SIDA. L'intrigue se déroule dans l'Amérique du milieu des années 80, et la maladie en question (tout comme l'homosexualité, d'ailleurs) est encore un tabou que l'on n'évoque qu'à demi-mot, voire pas du tout.

La vie de June est donc pleine de non-dits : on ne parle presque pas de la maladie de son oncle, et surtout pas de son compagnon, Toby, accusé par toute la famille Elbus d'avoir refilé le SIDA à Finn. Or, on sent tout de suite que June a besoin de parler et de savoir exactement ce qu'il se passe dans sa famille. 

En fait, on peut dire que la famille Elbus est assez dysfonctionnelle. Les parents, tous deux comptables, se consacrent entièrement à leur travail et sont rarement à la maison. Et Greta, la soeur aînée de June, est une véritable peste : jalouse et ne supportant pas la pression que sa mère lui inflige (Greta doit réussir pour que maman Danni soit fière d'elle --> vous voyez le tableau), elle se venge sur sa petite soeur.

De ce fait, lorsque Toby décide de prendre contact avec June, cette dernière décide de braver tous les interdits et de le rencontrer. Avec Toby, June a l'impression de retrouver un peu de Finn et, même si la relation avec le compagnon de son oncle n'est pas toujours facile (là aussi il y a des tensions et de la jalousie qui s'immiscent), on voit se développer une belle histoire d'amitié

Auprès de Toby, June va en apprendre plus sur son oncle, mais aussi sur sa famille et sur elle-même : tout ce qu'elle croyait savoir au sujet d'elle-même ou de ses parents va se retrouver mis en pièces et elle va devoir s'adapter à ces nouvelles informations, ce qui n'est pas simple pour une fille de son âge. Au final, certaines vérités, cachées depuis des années, vont refaire surface, non sans mal. Et tout cela va faire grandir June, qui évolue sous nos yeux.

J'ai adoré la plupart des personnages de ce roman (sauf Greta et sa mère, qui étaient insupportables), mais mes deux préférés sont les héros de l'histoire : June et Toby. Ce dernier est totalement loufoque mais, finalement, on se rend compte qu'il y a une certaine logique dans sa folie.

June, quant à elle, semble d'abord très jeune pour son âge : elle se déguise et fait semblant d'être une jeune fille du Moyen âge (période de l'histoire qu'elle affectionne tout particulièrement) perdue dans les années 80. Mais, bien vite, les difficultés et les responsabilités vont la faire grandir et évoluer, jusqu'à finalement lui faire adopter certains comportements d'adulte (puisque June finit par prendre Toby en charge).

L'histoire d'amitié (presque d'amour) qui se met lentement en place sous nos yeux est vraiment bien écrite par l'auteure et on y croit de bout en bout. June ne se jette pas immédiatement au cou de Toby parce qu'il était le compagnon de son oncle adoré : elle se méfie, ne lui fait pas tout de suite confiance et ne se livre pas. Toby, de son côté, semble mal à l'aise. C'est seulement petit à petit que ces deux-là vont s'apprivoiser mutuellement, à travers les souvenirs qu'ils gardent de Finn.

Tell the Wolves I'm Home est un roman triste et mélancolique, mais aussi optimiste. Il nous apprend que tout est possible et que l'on peut toujours évoluer si on en a le courage. Et il nous parle d'amitié, d'amour et d'art. Que demander de plus ?

P.S. : n'hésitez pas à le lire en V.O. le niveau de langue n'est pas insurmontable et l'original est bien plus fluide que sa traduction.

 

Quelques citations

" I really wondered why people were always doing what they didn't like doing. It seemed like life was a sort of narrowing tunnel. Right when you were born, the tunnel was huge. You could be anything. Then, like, the absolute second after you were born, the tunnel narrowed down to about half that size. You were a boy, and already it was certain you wouldn't be a mother and it was likely you wouldn't become a manicurist or a kindergarten teacher. Then you started to grow up and everything you did closed the tunnel in some more. You broke your arm climbing a tree and you ruled out being a baseball pitcher. You failed every math test you ever took and you canceled any hope of being a scientist. Like that. On and on through the years until you were stuck. You'd become a baker or a librarian or a bartender. Or an accountant. And there you were. I figured that on the day you died, the tunnel would be so narrow, you'd have squeezed yourself in with so many choices, that you just got squashed. "

 

" That's the secret. If you always make sure you're exactly the person you hoped to be, if you always make sure you know only the very best people, then you won't care if you die tomorrow. "

 

" I knew the way lost hopes could be dangerous, how they could turn a person into someone they never thought they'd be. "

 

" Because maybe I don't want to leave the planet invisible. Maybe I need at least one person to remember something about me. "

 

" The sun kept on with its slipping away, and I thought how many small good things in the world might be resting on the shoulders of something terrible. "

 

" I thought of all the different kinds of love in the world. I could think of ten without even trying. The way parents love their kids, the way you love a puppy or chocolate ice cream or home or your favorite book or your sister. Or your uncle. There's those kinds of love and then there's the other kind. The falling kind. "

 

" Sometimes it feels good to take the long way home. "

 

" I needed to know that my mother understood that her hand was in this too. That all the jealousy and envy and shame we carried was our own kind of sickness. As much a disease as Toby and Finn’s AIDS. "

Les Bingos du Café la Jasette

Bingo Jaune - Copie

Un roman pour jeunes adultes

18 février 2018

La fille sous la glace, Robert Bryndza

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La fille sous la glace, Robert Bryndza

Titre original : The Girl in the Ice

Edition : Belfond

Nombre de pages : 438

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Encore marquée par la mort en service de son mari, l’inspectrice en chef Erika Foster découvre son nouveau poste dans un commissariat de Londres. Premier jour, première affaire et non des moindres : le corps d’Andrea Douglas-Brown, fille d’un riche industriel, a été retrouvé dans le lac gelé du Horniman Museum de Forest Hill. Que faisait la jeune femme mondaine dans ce quartier mal famé ?

Effondrée par la disparition d’Andrea, sa famille semble pourtant redouter ce que l’enquête pourrait dévoiler d’eux. Hasard ? Vengeance ? Crime passionnel ? Pour faire éclater la vérité, Erika Foster devra faire la lumière entre règne des apparences et sombres secrets. "

 

Mon avis

Rien de mieux qu'un bon polar pour bien commencer l'année !

Après plusieurs déceptions au niveau lecture, j'ai été ravie de me plonge dans un roman aussi prenant et passionnant.

On y découvre Erika Foster, qui reprend du service après la mort accidentelle de son mari, qui était policier comme elle. 
La DCI Foster est chargée d'enquêter sur le meurtre d'Andrea Douglas-Brown, une jeune fille de bonne famille qui cache pourtant bien des secrets...

La fille sous la glace nous fait découvrir de nombreuses facettes de la vie des policiers, mais aussi de la société britannique dans son ensemble. À travers les yeux d'Erika, on découvre les pressions que subit la Met (et qui entravent l'enquête), les clivages entre familles favorisées et paumées, les rapports tendus entre la presse et la police...

Tout cela donne un roman assez long (plus de 400 pages), mais on ne s'ennuie pas une seule seconde, tant le roman est bien écrit, avec juste ce qu'il faut de suspense pour tenir en haleine jusqu'à la fin. Les chapitres sont généralement courts et l'alternance entre les divers personnages (car on en suit bien d'autres qu'Erika) donne toujours envie de continuer la lecture. Vous connaissez sûrement  cette phrase mensongère qu'on se répète tous : "plus qu'un chapitre et je vais me coucher" ? Impossible de terminer un chapitre et d'aller se coucher une fois qu'on a commencé ce roman : j'ai enchaîné chapitre après chapitre et j'aurais voulu terminer ma lecture en deux heures, tant j'avais envie de connaître le dénouement de l'histoire.

Un autre bon point réside dans les personnages. Ils sont tous très réalistes et, en nous donnant de nombreux détails sur leur vie privée, l'auteur parvient à les rendre encore plus ''humains''.

D'après la note de l'auteur à la fin du roman, j'ai cru comprendre que Robert Bryndza écrit une suite aux aventures d'Erika Foster, de Peterson et de Kate Moss (oui, oui, vous avez bien lu, mais rien à voir avec la top model). J'espère que ce roman ne se fera pas top attendre, car j'ai hâte de me replonge dans l'univers de ces personnages.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Belfond pour cet excellent moment de lecture.

 

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Site de l'éditeur

La fille sous la glace

Posté par Aline1102 à 07:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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