murail10Oh, boy!, Marie-Aude Murail

Edition: L'Ecole des Loisirs

207 pages

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

"Ils sont frère et soeurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu'on ne les séparerait pas.

Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier: surdoué, prépare actuellement son bac.

Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de la classe, très proche de son frère. Signe particulier: les adultes oublient tout le temps qu'elle existe.

Venise Morlevent, 5 ans. Yexu bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d'avoir. Signe particulier: fait vivre des histoires torrides à ses Barbie.

Ils n'ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille.

A cette heure, deux personnes pourraient vouloir les garder. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L'une n'est pas très sympathique, l'autre est irresponsable, et... Ah, oui! ces deux personnes se détestent."

 

Commentaire

Une petite explication s'impose tout d'abord: Oh, boy! est l'expression favorite de Barthélémy Morlevent, le demi-frère de Siméon, Morgane et Venise. Bart s'en sert à tout bout de champ, et en particulier quand une situation le dépasse (c'est-à-dire relativement souvent).

Marie-Aude Murail a le chic pour traiter des sujets difficiles. Elle y va franco, et dit clairement ce qu'il y a à dire, mais parvient néanmoins à garder une grande pudeur dans ses romans: ainsi, pas de débauche de sentiments ou  de scènes mélodramatiques. Le récit est écrit "comme dans la vie": les enfants sont orphelins et doivent se faire au décès de leur mère, comme tout enfant "réel", qui doit apprendre à faire son deuil; Siméon est malade, comme tant d'enfants qui passent malheureusement de longs moments à l'hôpital,...

Mais Oh, boy!, même s'il n'est pas un livre hilarant, n'est pas déprimant non plus. S'il traite de sujets importants comme le deuil, la maladie, le suicide ou encore l'homosexualité; le récit est toutefois allégé par des personnages parfois hauts en couleurs (Bart et Venise, pour ne citer qu'eux).

Un seul regret: la fin. Les enfants Morlevent finissent tout de même par être séparés, et Bart n'a pas la garde des trois. Mais je suppose que ce genre d'épilogue était nécessaire dans un récit tel que celui-ci. Histoire d'apprendre à ses jeunes lecteurs (le public cible étant les jeunes adolescents) que la vie ne nous donne pas toujours ce que l'on souhaite. Mais que les choses s'arrangent quand même, parfois...