AliceAlice's Adventures in Wonderland, Lewis Carroll

Titre français: Alice au Pays des Merveilles

Edition: Penguin Classics

400 pages

 

 

 

Résumé

Assise sur un talus, Alice s'ennuie.

Alors qu'elle regarde tout autour d'elle, la petite fille remarque un lapin blanc qui passe en courant et en se murmurant à lui-même qu'il est en retard. Ce comportement de la part d'un lapin n'étonne pas vraiment Alice; mais lorsque l'animal sort une montre de gousset de son gilet, la fillette comprend qu'elle est en train d'assister à quelque chose de peu banal.

Emportée par sa curiosité, Alice décide de suivre le lapin blanc, qui s'engouffre dans un terrier. Y pénétrant à son tour, Alice fait une longue chute mais arrive indemne sur un tas de branches. Après un tunnel, la fillette entre dans une pièce possédant plusieurs portes. Toutes sont fermées, mais une miniscule clé permet d'ouvrir la plus petite de ces portes, qui mène vers un superbe jardin. Si Alice veut y entrer, elle va devoir rapetisser...

 

Commentaire

J'ai lu Alice au Pays des Merveilles de nombreuses fois lorsque j'étais petite et ce conte fantastique n'a jamais été mon préféré, même si j'aimais bien regarder le dessin animé de Walt Disney. Et je dois dire que mon opinion ne s'est pas beaucoup modifiée après la lecture du même texte en anglais.

Il faut dire que ce fameux Pays des Merveilles ne semble pas vraiment merveilleux et surtout pas accueillant. Il m'a toujours paru plus proche d'un pays de cauchemar, sombre et oppressant, où personne n'aimerait se promener. Sans compter qu'on n'est pas sûr de pouvoir en sortir un jour...

Pourtant, certains personnages sont attachants. J'aime beaucoup le Chat du Cheshire, cette bestiole qui est à l'origine d'une de mes expressions préférées en anglais: to grin like a Cheshire Cat, qui signifie que l'on sourit d'un air content de soi et un peu idiot. J'aime particulièrement les parties du texte où le sourire du chat est seul présent et celles où il disparaît par morceaux; cela détend légèrement l'atmosphère du récit.

Alice est également une petite fille très intéressante. Curieuse, vive et pleine d'imagination, elle est l'enfant que l'on souhaiterait tous avoir été. Et l'on finit par la plaindre bien sincèrement des mauvais traitements qui lui sont infligés dans ce Pays des Merveilles: les différents personnages rencontrés qui se moquent d'elle et de son ignorance, ses trous de mémoire provoqués sans doute par l'étrange atmosphère de cet endroit. Finalement, on est plutôt soulagé d'apprendre que tout cela n'était qu'un rêve.

Une autre caractéristique du texte m'a quelque peu déstabilisée: en tant que précurseur du nonsense anglais, Alice au Pays des Merveilles semble n'avoir ni queue ni tête. Les événements s'enchaînent sans logique apparente et les habitants de cette contrée magique sont tous plus loufoques les uns que les autres. Là où d'autres textes de fantasy suivent un schéma précis, permettant au lecteur de s'y retrouver, Alice au Pays des Merveilles semble n'avoir aucune structure précise, comme si Lewis Carroll avait couché sur le papier les différents éléments de son histoire sans se soucier de leur enchaînement.

Vous l'aurez compris, Alice's Adventures in Wonderland n'est pas l'un de mes romans préférés! A tel point que la seconde histoire de ce colume, Through the Looking-Glass, devra attendre quelque temps avant d'être lu.

 

Alice's Adventures in Wonderland a fait l'objet d'une lecture commune avec Perrine, Milly, l'Ogresse de Paris, Mélodie et Nina.

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