couv45073782Fleurs amères, Gunnar Staalesen

Titre original : Bitre Blomster

Edition : Gallimard

469 pages

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Varg Veum trouve le corps d'un homme flottant dans la piscine d'une villa comme un poisson dans un aquarium. Une fillette de sept ans a disparu. Des militants écologistes assiègent une usine qui polluerait avec des déchets toxiques sournoisement évacués dans la nature. Une riche famille d'industriels respectée pour sa réussite sociale voit la façade de sa notoriété se lézarder et laisser deviner des secrets de famille insoutenables pour ceux qui les connaissent. Varg Veum, lui-même remis à l'eau minérale, se trouve de nouveau au coeur d'une enquête éclatée dont toutes les pistes convergent vers un drame irrésolu vieux de huit ans. Saura-t-il survivre aux démons d'un monde moderne à la violence toujours plus diffuse ?  "

 

Commentaire

Ce résumé, je l'avoue, me semblait peu prometteur. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de laisser Fleurs amères prendre la poussière dans ma PAL jusqu'à la clôture du challenge Thrillers et policiers scandinaves d'Emmanuelle.

Eh bien, j'ai eu tort !

Comme dans L'Athlète de Knut Faldbakken, l'ambiance de ce polar norvégien est très agréable. Moins lourde que chez les collègues de Faldbakken et Staalesen. Sans doute parce que, une fois de plus, le beau temps est au rendez-vous. L'intrigue de ce roman se passe en été et le pays semble revivre.

Varg Veum contribue également à la bonne ambiance du polar. Ce privé au sens de l'humour très particulier n'hésite pas à ridiculiser bon nombre de ses interlocuteurs, ce qui donne quelques passages franchement comiques. Assez rare dans un polar scandinave. En plus, comme c'est Veum lui-même qui nous raconte son enquête (le roman est écrit à la première personne) les bons moments ne manquent pas et les sourires sont fréquents.

Les références culturelles sont multiples ce qui pourrait ralentir la lecture mais, heureusement, le traducteur a eu l'excellente idée de bien documenter ses notes de bas de page. Loin de se contenter d'explications superficielles, Alex Fouillet détaille de façon précise les coutumes et expressions norvégiennes. Grâce à cela, l'immersion est totale et une fois le roman refermé, on a un peu de mal à reprendre pied dans la réalité. Le dépaysement est réussi et on a réellement l'impression d'être parti passer quelques jours de vacances en Norvège en compagnie de Veum.

 

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Thrillers et policiers scandinaves