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Allumer le chat, Barbara Constantine

Edition : Points

261 pages

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N'empêhce qu'il le nargue ce chat ! Et il faut encore s'occuper du môme, un peu nul en foot, qui n'a rien trouvé de mieux que de choper de l'eczéma sur le visage... Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cent kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille ! "

 

Commentaire

Alors, là, franchement, j'ai eu un peu de mal à comprendre ce roman...

Ce n'est pas réellement une déception, car je n'ai pas vraiment détesté (on est loin de la quasi-répulsion que j'ai parfois ressentie à la lecture de Suite(s) impériale(s), par exemple). Mais disons que je m'attendais à mieux.

En fait, ce qui m'a le plus dérangée, c'est le vocabulaire utilisé par l'auteure. Les gros mots, ça va pendant quelques pages, surtout si cela apporte une certaine "ambiance" au récit ; après tout, je suis une grande fan de San Antonio et Béru, son héros, n'est pas un modèle de politesse. Mais même Béru n'est pas aussi grossier que les personnages d'Allumer le chat : ici, ce n'est que jurons et autres du début à la fin. Béru, il est plutôt simple dans sa façon de s'exprimer, il dit les choses comme elles sont et, en cela, sa vulgarité est parfois nécessaire... Barbara Constantine se contente de mettre des gros mots dans la bouche de ses personnages et la vulgarité devient totalement gratuite dans Allumer le chat ; c'est cela qui dérange car on se demande ce que ce genre de vocabulaire apporte au récit?

Sans doute est-ce pour créer une certaine intimité avec le lecteur (râté en ce qui me concerne) et pour bien lui faire comprendre qu'il/elle se trouve parmi des personnages simples. Mais je ne vois pas pourquoi la simplicité doit s'accompagner d'autant de stéréotypes : la vulgarité, les personnages quasi analphabètes qui ont tous tendance à boir plus que de raison,...

Et puis, ce chat qu'on nous annonce dans le titre n'apparaît que quelques fois alors qu'on s'attend presque, en lisant le résumé, à ce qu'il soit un personnage récurrent.

Bon, ce roman a aussi quelques bons côtés. La brièveté des 70 chapitres (qui font de 2 à 4 pages chacun) permet de lire le livre très rapidement et de rester plongé dans le roman sans interruption. De ce fait, il est plus facile de comprendre les relations entre les divers personnages, qui sont très nombreux. Certains sont attachants malgré les défauts du récit. Les enfants, par exemple, ou Minne, sont sympathiques et rachètent, par leur simple présence, les défauts des autres personnages.

Bref, je crois que j'aurai plus de chance avec A Mélie sans mélo qui, d'après le joli commentaire de Patou du Café la Jasette, semble bien plus délicat.