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Rosa Candida, Audur Ava Ólafsdóttir

Titre original : Afleggjarinn

Edition : Points

Traduction : Catherine Eyjólfsson

Nombre de pages : 336

 

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Dans le monde d’Arnljótur, vingt-deux ans, il est question de boutures, de graminées et surtout de sa fierté, les roses à huit pétales, les Rosa candida.

Sa passion dans la vie : le jardin et les fleurs. Une nuit, dans une serre, Arnljótur et Anna s’aiment, ils se connaissent à peine, pourtant leurs existences en seront chamboulées à jamais car, en Islande, les filles naissent bien dans les roses… "

 

Commentaire

Voilà un livre que je suis contente d'avoir emprunté à ma maman. Il se trouvait dans ma wish-list depuis quelque temps mais, honnêtement, je suis soulagée de ne pas l'avoir achété moi-même. Ce n'est pas une déception, mais c'est un roman que je n'ai pas envie de relire.

Le résumé paraissait pourtant prometteur. D'autant que l'éditeur précise, sur sa quatrième de couverture, que Rosa Candida est le roman qu'il faut avoir lu (ou quelque chose comme ça ; je l'ai déjà rendu à ma maman et je n'ai plus le résumé sous les yeux). Mouais... Chacun ses goûts. En ce qui me concerne, ce roman ne correspond pas du tout à ce que j'espérais / attendais.

Je pensais tout d'abord me retrouver face à des héros sympathiques. Ces deux jeunes gens qui se retrouvent parents malgré eux mais décident quand même d'assumer leurs responsabilités, cela promettait quelques rebondissements. Et bien, en dehors de la crise d'appendicite d’Arnljótur et de l'arrivée impromptue d'Anna et de Flora Sol lorsque le jeune homme restaure la roseraie qu'il s'est engagé à ramener à la vie, il ne se passe pas grand chose.

Arnljótur nous raconte sa vie comme elle vient et nous relate les événements qui animent son quotidien de façon très plate. Un peu comme si je vous écrivais un roman sur ma vie en vous disant : " Ce matin j'ai mangé deux Krisprolls au miel et j'ai bu une tasse de café. J'ai carressé mon chat. J'ai placé ma vaisselle dans le lave-vaisselle. J'ai démêlé mes cheveux. J'ai carressé un autre de mes chats. J'ai ouvert ma fenêtre, puis j'ai enfilé un gilet parce que j'avais froid. " C'est peut-être passionnant pour moi parce que c'est ma propre vie (et encore, je m'ennuie presque moi-même...) mais je ne pense pas que d'autres aimeraient le lire.

J'ai eu un peu d'espoir lorsqu'Anna et Flora Sol viennent rejoindre Arnljótur : enfin, il allait forcément se passer quelque chose. Ce fut un nouvel espoir déçu : préparation des repas, reprise de ses relations avec Anna et doutes habituels chez ce personnages décidemment fatigant sont tout ce qu'Arnljótur trouve à nous raconter. Anna elle-même ne fait rien à part lire des livres et effectuer des recherches pour sa thèse. Un peu normal, pour une future doctorante, mais encore une fois très long et, surtout, trop répétitif pour un personnage de roman : elle a fini par m'embêter elle aussi. Et Flora Sol n'étant qu'un bébé, elle ne contribue pas vraiment à animer les choses (d'autant qu'elle est très calme pour un bébé).

Les seuls moments de lecture vraiment agréables dans Rosa Candida sont ceux où Arnljótur nous parle de jardins, de fleurs (en particulier de roses), de plantes et d'autres végétaux. Ce sont les seuls passages où le jeune homme semble s'animer un peu et où il paraît savoir ce qu'il veut. Car en dehors de ces instants-là, Arnljótur me donne l'impression de se laisser vivre : il ne prend aucune décision claire et précise quant à son avenir, il ne sait pas ce qu'il veut faire... Il n'est pas non plus toujours très sympa avec son vieux père et avec son frère jumeau autiste (j'ai pourtant trouvé que c'étaient les deux personnages les plus sympathiques de ce roman). Seuls comptent à ses yeux les roses et les jardins. C'est déjà ça, me direz-vous mais, franchement, plus de 300 pages comme ça, ce fut long !

 

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