couv13369936Le Mois le plus cruel, Louise Penny

PEB2269

 

Titre original : The Cruelest Month

Edition : Babel (Noir)

Traduction : Michel Saint-Germain et Louise Chabalier

Nombre de pages : 514

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Un groupe d’habitants du petit village de Three Pines décide d’organiser une séance de spiritisme pour débarrasser leur commune du Mal. Mais lors de la séance, l’une des participantes meurt de peur. À moins qu’elle n’ait été assassinée… Le troisième volet des enquêtes du délicieux inspecteur Gamache. "

 

Commentaire

Et voilà, j'ai terminé mon premier Louise Penny. Et franchement, je suis séduite.

C'est bien dommage que le village de Three Pines n'existe pas, car j'y émigrerais bien tout de suite. La vie y semble si douce et sereine, malgré les ennus que rencontrent les habitants du village dans ce polar. J'adorerais prendre un repas au bistro d'Olivier, où les aliments semblent si savoureux, loger dans leur gîte et me reposer (avec un bon livre) dans les effluves des feux de bois qui flambent apparemment en permanence chez Olivier et son compagnon. Louise Penny semble particulièrement douée pour décrire des atmosphères douillettes et confortables.

J'ai également beaucoup apprécié la personnalité d'Armand Gamache. J'aimerais être aussi calme et posée que lui mais, malheureusement pour moi, ce n'est pas du tout le cas. Cet homme au flegme presque britannique m'a réellement impréssionnée : la tempête fait rage autour de lui, mais Gamache garde son sang-froid. Et l'on apprend, à la fin du roman, qu'il en a toujours été ainsi : malgré certains drames qui l'ont frappé, Armand Gamache est toujours resté optimiste. C'est un homme décidé à profiter de l'existence que nous décrit Louise Penny et cela constitue un grand (et agréable, j'avoue) changement par rapport aux enquêteurs torturés auxquels on est souvent confrontés dans ce genre de polar.

Mais malgré ces petits côtés "idylliques", l'intrigue n'est pas de tout repos et le roman porte bien son nom. La cruauté est bien là, notamment envers Gamache qui doit lutter contre pas mal de mauvaises influences dans ce roman : spiritisme, vengeance, jalousie,.. Mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le suspense. A vous de découvrir Gamache, si ce n'est déjà fait.

Premier pas dans le monde de Louise Penny, mais certainement pas le dernier ! Merci Suzan, pour tes beaux billets qui m'ont poussée à noter tous les titres de cette auteure. Moi qui aime les polars, je suis gâtée grâce à toi.

 

Extraits

" Armand Gamache trouvait des meurtriers en suivant la trace d'émotions qui avaient mal tourné."

 

" La maison sentait le rôti d'agneau à l'ail et au romarin, les pommes de terre nouvelles, la purée de poireaux et autre chose. "

 

" Gamache adorait se rendre chez les gens impliqués dans une affaire. Examiner comment ils avaient aménagé leurs espace le plus intime. Voir les couleurs,  la décoration. Sentir les arômes. Y avait-il des livres ? De quel genre ? "

 

" De toutes les choses qu'on garde en soi, les pires sont les secrets. Ce qui nous fait honte et si peur qu'on doit même se le cacher à soi-même. Les secrets mènent aux illusions, qui à leur tour mènent aux mensonges, et ceux-ci créent un mur.

Nos secrets nous rendent malades en nous séparant des autres. Ils nous isolent. Ils nous rendent craintifs, frustrés, amers. Ils nous retournent contre les autres, puis contre nous-mêmes.

Un meurtre commençait toujours par un secret. Le meurtre est un secret étalé dans le temps. "

 

" Il avait vidé ses poches. Avec tous ces livres, il avait l'impression d'être une bibliothèque ambulante. Tandis que d'autres enquêteurs collectionnaient empreintes et pièces à conviction, lui rassemblait des ouvrages. "

 

" Accepter le meurtre, cela voulait dire admettre la présence d'un tueur. Parmi eux. Près. Quelqu'un qui se trouvait dans cette pièce, presque assurément. L'un de ces visages souriants, rieurs, familiers cachait des pensées si abjectes que ce quelqu'un avait senti le besoin de tuer. "

 

" Gamache était venu à Three Pines au cours d'enquêtes précédentes et, à chaque fois, il s'y était senti à sa place. C'était un sentiment fort. Après tout, que desirait-on, sinon être à sa place ? "

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Challenge Littérature des Pays du Froid : 5/5 (Canada)