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Et te voici permise à tout homme, Eliette Abécassis

Edition : France Loisirs

Nombre de pages : 223

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" « Et te voici permise à tout homme. »
Sans cette phrase du rituel juif que doit prononcer son ancien mari, une femme, même divorcée, ne retrouve jamais vraiment sa liberté.

Avec ce portrait de femme écartelée entre un nouvel amour et le poids des traditions, Eliette Abécassis retrouve les accents lyriques de La Répudiée et l'ironie lucide d'Une affaire conjugale. Un roman intense, fiévreux et bouleversant, d'une éclatante maîtrise. "

 

Commentaire

Le début de ce roman annonçait une histoire intéressante. Eliette Abécassis donne pas mal de renseignement sur la loi juive du mariage et sur le divorce dans cette religion. Comme je ne connais pas du tout les traditions juives, j'ai trouvé ça intéressant.

Le problème, c'est que très vite, le roman dévie vers autre chose : à savoir, un roman d'amour niais. Les dialogues entre Anna et son nouvel amoureux, Sacha, sonnent faux (ça fait un peu Marc Levy avec de grandes envolées lyriques). La conduite d'Anna sonne faux également, en particulier sa manière de se conduire avec sa fille. Pour vous donner un exemple, voyant que la petite Naomi souffre d'aller voir son père le weekend, Anna se demande comment faire pour pouvoir épouser Sacha et faire un bébé avec lui ! Réaction on ne peut plus normale pour une mère qui constate que sa fille va mal, n'est-ce pas ?

Un autre problème est à relever : les répétitions. Il faut attendre la page 150 pour que de petits éléments nouveaux se glissent dans le récit. Et, après cela, c'est reparti pour un tour : on répète ce qu'on dit depuis le début, avec quelques allusions à ces éléments nouveaux de la page 150... Bref, si on retirait toutes les répétitions, je pense que le roman ferait 30 pages à tout casser.

Rien à voir, donc, avec la description de l'éditeur : le roman n'a rien d'intense ou de fiévreux. Il n'est pas non plus bouleversant, parce qu'on a juste envie de flanquer une paire de gifles à Anna et d'aller retrouver des personnages plus sympathiques dans un autre roman. Quand à l'éclatante maîtrise, je la cherche encore...

Je n'ai trouvé qu'un seul avantage à ce roman : il se lit vite.