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Vathek, William Beckford

Titre français : Vathek et ses épisodes / Vathek, conte arabe

Edition : Penguin Books

Nombre de pages : 104

 

 

 

Résumé

Vathek est calife de Samarah, mais ce statut ne lui convient pas. Notre homme souhaite en effet devenir tout-puissant et est prêt à tout afin d'atteindre son objectif. Sacrifices humains, voyages extraordinaires pour rencontrer, Elbis, le prince des enfers, rien ne décourage Vathek.

 

Commentaire

Ma version de ce roman se trouve dans le même ouvrage que Le château d'Otrante (mon édition regroupe trois romans gothiques), mais cette lecture-ci n'avait rien à voir avec le roman de Walpole !

J'ai préféré Vathek, qui est mieux mis en page et plus accessible. La lecture en est moins fastidieuse et on s'y retrouve mieux entre les différents personnages, pourtant assez nombreux.

Il y a, dans ce récit, un petit air des Mille et une nuits et même si, à notre époque, Vathek ne semble pas très exotique, il a dû étonner les lecteurs du XVIIIe siècle.

Toutes les saveurs de l'Orient sont là : les parfums, les épices, la cuisine et bien entendu le harem du calife. Tout cela donne presque envie de voyager.

Mais même si cette lecture a été plus sympathique, on ne peut pas dire que Vathek soit un personnage agréable. Tyrannique et un peu bête, il ne rêve que d'une seule chose : devenir le calife le plus puissant au monde. Aucun sacrifice ne lui paraît trop grand pour atteindre ce rêve et il se lance donc dans des aventures assez rocambolesques.

Beckford tire de ce conte oriental une morale très intéressante : d'après lui, les malheurs de Vathek et de ses proches viennent de l'envie de puissance du calife. S'il s'était contenté de "rester à sa place", aucun mal ne lui serait arrivé... Tout cela fait très victorien, selon moi, mais étant donné la date de la première édition de Vathek ce n'est pas étonnant : la morale de l'époque étant très différente de la nôtre, il est normal de retrouver ce genre de leçon à la fin d'un tel ouvrage (même si cela m'a quand même étonné que tout se termine comme cela, mais je ne vous en dirai pas plus).

Bon, je ne désespère pas : je ne suis pas une cause perdue pour les romans gothiques (je le pensais après ma "rencontre" avec Walpole). Prochaine étape : Frankenstein.