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L'Auberge du Pèlerin, Elizabeth Goudge

Titre original : The Herb of Grace

Edition : Livre de Poche

Nombre de pages : 497

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" L’Herbe de grâce. ancienne maison-Dieu, auberge de pèlerins au Moyen Age, recèle encore dans ses vieux murs une mystérieuse influence.

Une famille désunie : Georges, Nadine Eliott et leurs cinq enfants. Nadine a aimé, aime encore David, son séduisant neveu.
Un peintre galant et sa fille, Sally, éprise de David. Un couple d'artistes déchus, Malony et Annie-Laurie. dont un drame secret a bouleversé la vie.

A l'Auberge du pèlerin, la vie commune ne va pas sans tensions, sans angoisses, en dépit de la joyeuse insouciance des enfants.

La tendresse bienveillante de Lucilla, la grand-mère Eliott, la bonté calme du pasteur Hilaire, le frère de Georges, contribueront, autant que la vieille maison. les bois qui l'entourent et la sérénité qui en émane. à engager chacun dans la voie des renoncements nécessaires. Au terme de ce voyage au bout du désarroi, la paix intérieure retrouvée. Les lecteurs du Pays du dauphin vert et du Domaine enchanté retrouveront dans L'Auberge du pèlerin le don d'évocation poétique, le sens intimiste du portrait. le goût pour les paysages paisibles qui font le talent d'Elizabeth Goudge. "

 

Commentaire

Même si j'ai apprécié cette lecture et la grande douceur de la plume d'Elizabeth Goudge, j'avoue que j'ai préféré Le jardin de Belmaray.

Avec L'Auberge du Pèlerin, on se retrouve plus dans la romance pure, puisqu'on est confronté à quelques intrigues amoureuses assez compliquées. Ainsi, Georges est marié à Nadine, laquelle a eu une aventure avec David, le neveu de Georges. De son côté, David est assez attiré par Sally, qui nourrit une passion aussi dévorante que discrète envers David... Vous suivez toujours ?

En ce qui me concerne, donc, les choses s'annonçaient assez mal : je veux bien lire des romances à condition qu'elles aient quelque chose en plus à offrir qu'une simple histoire d'amour un peu niaise. Et puis, seulement certains personnages me plaisaient (Sally et son père, Jonh, Hilaire et Georges) : les autres me paraissaient soit trop transparents, soit carrément antipathiques. Pour vous donner un exemple, j'ai détesté Lucilla, que l'auteure semble pourtant vouloir rendre sympathique aux lecteurs. Son image très matriarcale, de femme forte qui mène les Eliot au grand complet par le bout du nez m'a semblé totalement surfaite : pour moi, c'est juste une femme capricieuse qui souhaite que tout le monde lui obéisse.

Mais petit à petit, heureusement, la maison et ses alentours prennent de plus en plus d'importance, jusqu'à devenir des personnages à part entière. On s'éloigne alors des différents triangles amoureux des personnages, et même si leurs états d'âme sont toujours bien présents, c'est l'Auberge et son histoire qui prennent le dessus et qui sont plus exploitées par l'auteure.

Sans être un coup de coeur, L'Auberge du Pèlerin est donc devenue, au fil des chapitres, une lecture agréable et remplie de douceur. Et puis, le dernier chapitre parlait justement de la fête de Noël à L'Herbe de Grâce : il était donc très adapté à la saison !