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De grandes espérances, Charles Dickens

Titre original : Great Expectations

Edition : Livre de Poche

Nombre de pages : 608

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Élevé à la mort de ses parents, par sa redoutable soeur, Pip semble promis à l'existence obscure d'un jeune villageois sans fortune. Mais il a le priviège de vivre au milieu de créatures singulières dont l'existence seule accrédite la croyance au miracle : son beau-frère, le forgeron Joe Gargery au sourire débonnaire, Abel Magwitch, le forçat au grand coeur, émule de Jean Valjean et, surtout, la pittoresque Miss Havisham et son éblouissante protégée, Estella. Estella au nom prédestiné, dont la froide et fascinante beauté exalte et désespère tout à la fois le jeune Pip.

Les "grandes espérances" qui portent le jeune garçon ne sont pas les aspirations prosaïques de l'Angleterre victorienne, sa recherche du confort ou de la respectabilité, mais bien les puissances du rève qui nous font chercher le bonheur au-delà de la sagesse".

 

Mon avis

Ça fait un bien fou de retrouver la plume de Dickens après tant de temps sans lire cet auteur !

Il est vrai que les histoires de Dickens ne sont pas les romans les plus joyeux de la littérature anglaise, ne serait-ce que parce que le romancier traite toujours de sujets assez difficiles. Mais malgré cela, j'ai toujours trouvé un petit quelque chose d'optimiste et de léger dans sa plume et dans sa façon d'écrire. Je ne saurais pas vous expliquer ce que j'entends par là , car c'est plus une sensation ressentie à la lecture que l'identification de passages précis, mais cette sensation est bien là : tout n'est pas désespéré et il reste toujours une lueur d'espoir. De plus, Dickens n'hésite pas à faire quelques jeux de mots, et l'humour n'est donc pas tout à fait absent de ses romans.

Les aventures de Pip ne sont donc pas tout à fait désespérées. Si la vie du jeune orphelin commence très mal, vu l'extrême gentillesse de sa soeur (sans commentaire...) , son évolution est assez spectaculaire, puisque ses "grandes espérances" se réalisent lorsqu'un mystérieux tuteur décide de le prendre en charge et de lui donner une éducation de gentleman. Pip quitte alors sa condition d'apprenti forgeron et part vivre à Londres.

Pip est persuadé que le "tuteur" est en réalité la vieille Miss Havisham, qui a eu quelques bontés pour lui lorsqu'il était petit. Mais, si vous le lisez et que vous êtes moins naïf que Pip (ce qui, soit dit entre nous, n'est pas trop difficile), vous devriez bien vite deviner l'identité de ce tuteur (assez étonnante, mais très logique).

Bien entendu, cela reste du Dickens et, par moments, le récit est assez moralisateur, notamment lorsque l'auteur nous parle des défauts de Pip : une fois bien installé dans sa condition de jeune gentleman, Pip devient dépensier, assez ingrat (il oublie totalement Joe, son beau-frère et, même s'il retourne dans sa contrée d'origine, c'est uniquement pour rendre visite à Miss Havisham et à Estella, et non à la forge dans laquelle il a grandi), un peu fainéant aussi. Mais tous ces défauts seront, bien entendus, "punis" au moment où Pip s'y attend le moins. Et le jeune homme va s'amender, regretter sa mauvaise conduite et demander pardon à tous ceux qu'il a lésés --> d'où le côté moralisateur. 

Les bons sentiments affluent, donc (surtout à la fin du récit), mais ce n'est pas désagréable pour autant. Le roman est bien écrit (forcément, c'est Dickens !) et se lit avec grand plaisir. 

Ne manquez pas de vous plonger dans ce classique. Et passez par ici, afin de me dire ce que vous avez pensé de Miss Havisham (cette vieille intrigante) et si vous avez deviné l'identité du bienfaiteur de Pip.

 

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