The Nix

The Nix, Nathan Hill

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Titre français : Les fantômes du vieux pays

Edition : Knopf

Nombre de pages : 640

 

 

 

Résumé

Chicago, 2011. Samuel Andresen-Anderson, professeur d'université et écrivain raté n'a plus eu de nouvelles de sa mère, Faye. Celle-ci a quitté le domicile conjugal alors que Samuel n'était encore qu'un enfant et n'a plus donné signe de vie depuis.

Mais un beau jour, Samuel entend parler de sa mère... à la télévision. Faye a agressé un politicien en campagne et a été arrêtée. 

Samuel est alors contacté par l'avocat de sa mère, qui souhaite que le jeune homme écrive une lettre au juge chargé du dossier de Faye. Simultanément, l'éditeur de Samuel lui signale que le contrat pour le roman qu'il n'a jamais écrit arrive à sa fin et qu'il devra rembourser les avances financières qui lui ont été faites, à moins qu'il n'accepte d'écrire un livre assez scandaleux sur sa mère, qui fait la une de tous les journaux. 

Samuel hésite : après tout, que sait-il de cette femme qui, même avant qu'elle ne quitte la maison, ne s'est jamais vraiment livrée à personne ? Serait-ce si grave d'écrire un livre dans lequel il la fait passer pour un monstre qui a abandonné son enfant ?

Avant de prendre sa décision, le jeune homme décide d'en apprendre plus sur sa mère et se lance à la recherche de personnes l'ayant connue alors qu'elle étudiait à l'université de Chicago. Petit à petit, alors qu'il découvre certaines choses sur Faye, Samuel va également en apprendre plus sur lui-même.

 

Mon avis

The Nix m'a tout d'abord attirée car c'est un roman recommandé par John Irving, un auteur que j'apprécie particulièrement. Et je compte bien suivre toutes les recommandations de Mr Irving à l'avenir, car j'ai vraiment adoré cette lecture.

Nous y faisons donc connaissance avec Samuel Andresen-Anderson qui, en plus d'être un écrivain (un peu raté) devenu professeur d'université est un adepte des jeux vidéos en ligne. Cette addiction, qui n'a pas grand chose à voir avec le reste de l'histoire est tout de même amusante et permet de faire connaissance avec des personnages secondaires intéressants et très humoristiques.

Samuel a été très marqué par un événement ayant eu lieu dans son enfance : sa mère, Faye, a quitté le domicile conjugal lorsqu'il avait 10 ans.

Au début du roman, j'avoue avoir eu du mal avec le personnage de Faye. Puisque les premières pages de l'histoire sont surtout centrées sur l'histoire de Samuel, et sur le mal-être qu'il a développé suite au départ de sa mère, on a tendance à rapidement juger Faye comme étant une "mauvaise mère".

Mais certains événements vont lancer Samuel sur les traces du passé de sa mère et nous permettre d'en apprendre plus sur la jeunesse de Faye. Les détails sur sa vie chez ses parents et sur sa scolarité dans un petit lycée du Midwest, prouvent à quel point être une jeune fille dans les années 60 était compliqué. Cette jeunesse dans une société qui ne permettait pas encore aux femmes de s'affirmer hors du mariage et de la maternité a, bien entendu, eu des conséquences sur le caractère de Faye. Et grandir avec un père plus que taciturne n'a pas non plus aidé cette jeune fille timide et perfectionniste à s'affirmer.

Faye, a donc vu son admission à l'université comme une chance de prendre ses distances avec une vie assez étouffante, mais son cursus ne va pas se dérouler comme prévu...

Au fil des pages, donc, on comprend mieux les motivations de cette jeune femme qui a quitté son mari et son fils pour tenter de se trouver elle-mêmeEt Samuel finit par comprendre à quel point cette quête était essentielle pour Faye et par se rendre compte à quel point il ressemble à sa mère. 

J'ai particulièrement apprécié la fin du roman. Tout n'est pas bien qui finit bien et on est loin du conte de fées, puisque les personnages de Nathan Hill sont profondément humains : ils ont donc, comme nous tous, des défauts et des faiblesses et leur vie n'est pas parfaite. Mais chacun semble avoir envie d'avancer et de s'ouvrir aux autres. Une belle leçon d'optimisme !