97822915

La vie est un arc-en-ciel, Cecelia Ahern

PEB2269

 

Titre original : Where Rainbows End

Edition : J'ai lu

Traduction : Nicole Hibert

Nombre de pages : 409

 

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Sur les bancs de l'école, Rosie et Alex s'étaient juré de ne jamais de séparer. Leur existence bascule pourtant le jour où le jeune garçon déménage avec ses parents aux Etats-Unis. Cet éloignement forcé sera le premier d'une longue série d'imprévus, comme seule la vie sait en réserver, et les deux 'amis' devront apprendre à y faire face. Au fil de leur correspondance, les non-dits et les rendez-vous manqués se devinent... Serait-il possible qu'au plus profond d'eux-mêmes, Rosie et Alex pensent toujours à leur vieux serment ? Mais si parler d'amour est une chose, trouver le moment opportun, dans une vie qui les dépasse, en est une autre... "

 

Mon avis

Roman épistolaire contemporain, La vie est un arc-en-ciel me semblait un peu étrange au début. Pas tellement pour le sujet, mais pour son héroïne

Rosie se rend au bal du lycée et passe la nuit avec son cavalier. La jeune fille se retrouve alors enceinte, et cette grossesse non désirée la pousse à abandonner ses projets d’études supérieures.

Au début, j’ai donc eu du mal. Cela provient sûrement de mes préjugés personnels. J’ai toujours fait passer mes études et ma carrière avant le reste et je ne me serais jamais retrouvée dans une situation telle que celle de Rosie (sans doute parce que je n’aurais jamais pris les mêmes risques qu’elle). Aussi, une jeune fille qui abandonne ses études pour un bébé et qui, ensuite, se plaint du bébé en question dans toutes les lettres qu’elle écrit… Cela semblait trop scabreux pour moi.

Et puis, j’ai tenté d’oublier mes préjugés. De laisser mes réactions d’ « étudiante modèle » au placard. Et j’ai fini par comprendre à quel point Rosie était quelqu’un d’admirable.

La jeune fille voit ses rêves partir en fumée à cause d’un bébé qu’elle n’a pas voulu et qui l’empêche de dormir la nuit par ses hurlements et ses pleurs. Et pourtant, elle aime ce bébé. Elle se sacrifie pour elle (le bébé est une fille), va de petits boulots en petits boulots, accepte n’importe quoi pourvu que cela lui permette de payer ses factures et d’offrir une vie décente à sa fille. Arrivée à la fin du livre, la mère de Rosie lui révèle à quel point elle-même et son mari ont toujours admiré Rosie et tout ce qu’elle a fait. Et arrivée à ce stade de l’histoire, j’ai compris cette révélation des parents de Rosie. Car la jeune fille devenue adulte est quelqu’un « de bien ». Elle est courageuse, travailleuse et a inculqué de bonnes valeurs à sa fille. Elle accepte de la laisser tisser des liens avec son père biologique, malgré l’absence de celui-ci dans leurs vies.

La vie est un arc-en-ciel, c’est aussi une histoire d’amour. Entre Rosie et Alex, bien entendu. Mais pour moi, c’est passé au second plan. Ce roman, c’est l’histoire de Rosie. C’est elle qui amène une âme à ce récit, qui le rend passionnant et intéressant. Si l’on ne devait lire que le point de vue d’Alex, le récit de Cecelia Ahern serait ennuyeux. Pas parce qu’Alex est un personnage barbant, mais parce que, par rapport à Rosie, il n’occupe pas beaucoup de « place » dans le roman. Alex est comme moi : l’élève modèle. Il réussit de brillantes études de médecine. Pendant que Rosie bataille pour nourrir sa fille. Lequel est le plus héroïque des deux ? A vous de lire ce roman et de le découvrir par vous-même. Si, comme moi, vous avez (ou croyez avoir) des idées bien arrêtées sur le sujet, préparez-vous à voir vos certitudes mises à mal par cette héroïne hors du commun.