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La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert

Joël Dicker

Editions de Fallois, 863 pages

 

Un extrait

" (...) la vie est une succession de choix qu'il faut savoir assumer ensuite. "

 

Résumé

Marcus Goldman est un jeune auteur à succès. Son deuxième roman peine toutefois à voir le jour, et il risque la rupture de contrat s’il ne fournit pas au plus vite un nouveau manuscrit à son éditeur.

Désespéré, Marcus reprend contact avec son ancien professeur et ami, Harry Quebert, lui-même auteur à succès. Ce dernier l’invite à passer quelques jours dans sa maison de Goose Cove, dans le New Hampshire, afin d’y retrouver l’inspiration.

Une fois sur place, Marcus n’arrive pas à mieux écrire. Ne sachant plus que faire, il fouille le bureau d’Harry, espérant y trouver le secret de son talent d’écrivain. Il trouve, dans une boîte, le manuscrit du second roman d’Harry, Les Origines du Mal, mais aussi une lettre rédigée par une jeune adolescente, Nola Kellergan.

Marcus apprend alors que Harry a eu une aventure avec Nola, alors que cette dernière n’avait que 15 ans et que lui-même en avait 34. Nola a ensuite disparu et n’a plus donné signe de vie depuis 33 ans.

Choqué, Marcus décide de ne plus penser à cette information. Jusqu’au jour où Harry Quebert est arrêté : un corps a été retrouvé enterré dans son jardin de Goose Cove et l’enquête révèle qu’il s’agit de celui de Nola Kellergan.

 

Mon avis

Cela faisait cinq ans que ce petit pavé m’attendait dans ma PAL. Il était donc temps que je l’en sorte, d’autant que je n’en ai entendu que du bien.

Et j’ai vraiment apprécié cette lecture. Après un début un peu long (les déboires de Marcus et ses années de lycée et d’université), Joël Dicker parvient vraiment à accrocher l’attention, grâce à l’histoire de la disparition de Nola Kellergan.

Je ne dirais pas que le style de l’auteur est sensationnel (question écriture, il y a mieux), mais l’intrigue est vraiment passionnante à suivre et les personnages que l’on découvre dans le roman sont tous intéressants à leur façon. A la fin du roman, on se rend compte que la plupart d’entre eux sont menteurs, manipulateurs… et très tristes. Tous semblent être passés à côté de quelque chose qui aurait changé leur vie, y compris le grand Harry Quebert. Et leurs défauts ne les rendent pas particulièrement plus sympathiques, mais participe à l’ambiance particulière de ce roman, qui nous décrit le petit microcosme d’Aurora comme un endroit où la violence ne se déploie qu’à l’abri des regards, afin de se protéger soupçons et ragots des voisins.

Comme d’habitude, j’avais deux suspects en vue qui n’étaient pas les bons. Par contre, j’avais deviné que Marcus et le sergent Galahowood partaient sur une fausse piste en soupçonnant [spoiler, sélectionnez le texte pour le lire] Luther Caleb. En général, les suspects très « évidents » ne sont jamais les bons et ceux qui paraissent avoir beaucoup de mobiles sont les plus innocents : c’était le cas ici aussi. Mais je dois tout de même reconnaître que le dénouement m’a choquée : il est assez sombre et violent, pour tout le monde.

 

En bref

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert était donc une bonne lecture, malgré quelques longueurs. C’est un polar d’un genre assez spécial, mais très « accrocheur » : l’intrigue est construite de telle façon qu’on a très envie de vite connaître la fin, pour enfin connaître cette fameuse « Vérité » dont on nous parle dans le titre du roman.

 

Les Vieux

Challenge Les Vieux de la PAL : PAL 2014