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1 mai 2012

Désolation, Stephen King

couv39347565Désolation, Stephen King

Titre original: Desperation

Edition: J'ai lu

637 pages

 

 

Résumé

Peter et Mary Jackson traversent le Nevada en voiture lorsqu'ils sont arrêtés par la police, pour ce qui semble être un simple contrôle de routine. Mais la confrontation avec le flic géant qui sort de la voiture de patrouille tourne bien vite au cauchemar lorsqu'ils atteignent le commissariat de Désolation, la petite ville minière voisine qui porte particulièrement bien son nom. Le flic commence par abattre Peter sans sommation avant d'enfermer Mary dans une cellule, avec d'autres malheureux pris au piège avant elle...

Mais ce que le flic ne sait pas, c'est que l'une de ses victimes a le pouvoir de le vaincre. David, un enfant d'à peine onze ans, emprisonné là avec toute sa famille, possède est très croyant et sa foi en Dieu va lui permettre de se jouer du monstre qui les retient prisonniers, lui et ses compagnons.

 

Commentaire

Comme il l'a déjà fait dans Ça, Stephen King nous parle, dans Désolation, de la magie de l'enfance.

David, petit garçon que rien ne prédestine à un avenir exceptionnel, se révèle pourtant être plus fort que le mal à l'état pur, dans ce roman haletant. En fait, ce qui fait la force de ce jeune enfant, c'est sa foi en Dieu et en lui-même. Inébranlable, David est persuadé qu'il est l'élu de Dieu, que tout ce qu'il fait lui est inspiré par cette divinité qui parle en lui aussi clairement que sa propre conscience. Grâce à cela, David ne doute pas une seule seconde: il se laisse guider par son instinct, son intuition. Et même si le prix à payer est au final bien élevé pour ce petit bonhomme, il parvient néanmoins à ses fins, puisque la force obscure qui hante Désolation finit par être vaincue.

Ce qui est étonnant dans ce roman du maître de l'épouvante, c'est la quantité de références bibliques. Stephen King a-t-il traversé une période mystique lorsqu'il rédigeait cet ouvrage? En tout cas, les différents fléaux qui frappent la ville de Désolation et ses habitants rappellent furieusement les dix plaies d'Egypte: insectes et animaux participant à la destruction de la ville, tempête de sable inopinée... Ajoutez à cela les différentes prières des personnages, les interrogations de David sur la religion et ses monologues avec Dieu, et vous aurez à peu près saisi l'ambiance générale du roman.

Il n'en reste pas moins que Désolation est un encore un bon roman de suspense, bien dégoûtant parfois (notamment dans la description des cadavres: so shocking!) et qui tient en haleine jusqu'à la dernière page. Avec, en plus, de nombreux personnages sympathiques, on passe au final un très bon moment.

 

Quelques extraits:

"Mary lâcha l'épaule de Peter et se recroquevilla contre sa portière, aussi loin qu'elle put du géant qui approchait.Le flic portait à la hanche un automatique proportionné au reste de sa personne, mais il avait les mains vides - ni carnet ni contravention. Peter n'aimait pas ça. Il ne savait pas ce que cela voulait dire, mais il n'aimait pas ça."

 

"Tu as dit "Dieu est cruel" de la même façon qu'une personne qui a vécu toute sa vie à Tahiti pourrait dire "la neige est froide"… Sais-tu à quel point Dieu peut être cruel, David ? D'une cruauté fanatique ? Parfois il nous laisse vivre."

 

"Dehors, le vent soufflait assez fort pour faire craquer le bâtiment de brique comme un bateau dans la tempête. David entendait aussi le sable qui crépitait sur la façade et la porte comme une neige fine. Le coyote hurla de nouveau, séparé de lui par deux centimètres de bois... et le sachant." 

 

""On se conduit comme des personnages de mauvais films d'horreur, se dit-elle avec dépit. On reste alors qu'on sait qu'on devrait partir, on va voir là où on n'a rien à faire." C'était vrai, mais n'est-ce pas de cette façon que les gens se conduisent, en général ? N'était-ce pas la raison pour laquelle toutes ces horreurs arrivaient dans le monde ? N'était-ce pas, en dernière analyse, la raison pour laquelle tant de gens aimaient les mauvais films d'horreur ? Parce qu'ils reconnaissaient l'enfant terrorisé qui refusait de quitter la maison hantée même après que le meurtrier s'en était pris à lui ?"

 

2kxh4

Le Tableau de chasse Whoopsy Daisy: 4/9

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Commentaires
A
Il est très bon et assez passionnant. Du coup, il se lit vite malgré les 600 pages. :-)
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S
Un des rares de King que je n'ai lu encore et crois-moi que je vais «y plonger le nez» un de ces jours. ;-)
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