Bazaar, tome 1, Stephen King
Titre original : Needful things
Edition : J'ai lu
384 pages
Résumé
Les habitants de Castle Rock sont dévorés par la curiosité : un nouveau magasin prépare son ouverture dans la rue commerçante principale de la petite ville et, comme toujours dans ce cas là, les langues des commères vont bon train. Chacun se demande ce qui sera vendu à cet endroit, à quoi ressemblera le ou la propriétaire, si le commerce sera fructueux...
Lorsqu'il ouvre enfin, le nouveau commerce porte l'enseigne de " Bazar des Rêves ". Géré par un certain Leland Gaunt, il est un genre d'hybride entre une boutique de brocanteur et celle d'un antiquaire.
Très vite, la quasi-entièreté de la ville défile dans le magasin de Gaunt et tous sont séduits par cet homme charmant... même si tous détestent lui serrer la main ; le contact avec cet homme produit un effet plus que désagréable.
Bien vite, pourtant, on comprend que les intentions de Gaunt ne sont pas seulement vénales : l'homme semble vendre à vil prix des marchandises présentant pourtant une certaine valeur. En réalité, Gaunt réclame de la part de ses acheteurs bien plus que de l'argent : l'homme veut qu'on lui rende des services. Chaque acheteur est ainsi chargé de jouer une " petite blague " à un habitant de la ville...
Commentaire
Je le craignais depuis le début du livre (ou presque) et c'est arrivé : on massacre un chien ! Moi qui déteste les scènes de violence envers les animaux, j'ai donc sauté quelques lignes, lorsque les détails se faisaient trop précis à mon goût.
En dehors de ce léger malaise Bazaar est, une fois de plus, un très bon roman de Stephen King. Tous les ingrédients sont là pour faire passer un bon moment aux admirateurs de l'auteur : le Maine en général et Castle Rock en particulier, des allusions aux personnages de ses autres romans (je pense ici à Thad Beaumont et George Stark, les deux principaux protagonistes de La part des ténèbres), l'ambiance " petite ville de province " (commérages, espionnage derrière les rideaux, crêpages de chignons,...) et, surtout, le suspense.
King prend pourtant son temps pour installer son intrigue et présenter ses personnages. L'histoire commence tout en douceur et on a bien le temps de faire connaissance avec les principaux intervenants : Brian Rusk, Alan Pangborn, Polly Chalmers, Nettie, Hugh Priest, Wilma, et bien d'autres sont décrits de façon précise.
Cette précision permet justement de bien connaître les habitants, de " rentrer " en quelque sorte dans leur vie : on connaît les petits secrets des uns, on prend connaissance des rumeurs qui circulent au sujet des autres et on se retrouve en immersion à Castle Rock (c'est réellement l'impression que l'on a).
Aussi, quand le drame éclate enfin (après de longs moments de suspense et de tension) le choc est réel. On savait que des événements dramatiques allaient agiter la ville, on savait aussi que Gaunt y serait mêlé. Mais on ne s'attend certainement pas à quelque chose d'aussi violent.
A l'issue de ce premier tome, le suspense dont je parlais plus haut demeure entier et de nombreuses questions se posent. Qui est réellement ce Gaunt ? Démon, fantôme ou homme réel ? Se sert-il réellement de l'hypnose pour gagner la confiance de ses proies, ou utilise-t-il une autre techniques ? D'où vient-il ? Et, surtout, comment la ville Castle Rock va-t-elle survivre au passage de Gaunt ?
J'enchaîne directement avec le second tome :
Bazaar, tome 2 de Stephen King, aux Editions J'ai lu.
Présentation de l'éditeur :
" La vitrine du Bazar des Rêves ne serait-elle qu'un miroir déformant où chacun voit le reflet de sa propre folie ? Castle Rock à feu et à sang ! Gaunt peut être fier. Ses artifices ont payé. De son bric-à-brac, il lance de la poudre aux yeux, prince des illusions qui ne connait que l'arnaque et vend sa camelote au prix fort...
Si le malin est capable de faire prendre des vessies pour des lanternes, il a pourtant un adversaire imprévisible en la personne du shérif, Alan Pangborn. Celui-ci a plus d'un tour dans son sac ! Fort de son talent de prestidigitateur, il possède un pouvoir insoupçonné qui renverse la ligne du destin.
Abracadabra, les jeux sont faits, rien ne va plus. En route pour le grand frisson, messire Gaunt ! "
