The Prestige, Christopher Priest
The Prestige
Christopher Priest
Titre français : Le Prestige
Editions Tor Books, 404 pages
Un extrait
“Now you’re looking for the secret, but you won’t find it, because of course you’re not really looking. You don’t really want to know. You want to be fooled.”
Résumé
Dans l'Angleterre victorienne, deux prestidigitateurs rivaux se livrent une lutte sans merci. Chacun tente de surpasser l'autre, de mettre au point des illusions attirant plus de public, de faire parler de lui dans les journaux. Et chacun est prêt à prendre des risques insensés afin de réduire l'autre au silence.
Ces agissements ne sont toutefois pas sans conséquences : ils vont se répercuter sur plusieurs générations et atteindre les descendants des deux magiciens.
Mon avis
Comme tout fan de Christopher Nolan qui se respecte, j'ai bien entendu vu l'adaptation ciné du Prestige une bonne dizaine de fois, et je ne m'en lasse pas ! Chaque nouveau visionnage me permet de remarquer des détails auparavant passés inaperçus et le dénouement de l'histoire me fascine chaque fois, même si je le connais par cœur.
Depuis quelque temps, je souhaitais également découvrir le roman de Christopher Priest, afin de pouvoir le comparer avec le chef-d'œuvre de Nolan. J'espérais être aussi fascinée par le livre que par le film, mais j'avoue que ce n'est pas tout à fait le cas.
Le roman est en effet bien différent du film, ce qui ne m'a pas dérangée outre mesure. Mais quelques longueurs dans les descriptions de Priest ont par contre quelque peu gâché mon plaisir de lecture. Ainsi, la partie qui reproduit le journal du Grand Danton (Rupert Angier de son vrai nom, incarné par Hugh Jackman dans le film) fourmille de détails sur son art d'illusionniste, sur sa vie privée, sur ses rencontres et négociations avec Nikola Tesla. Et tout cela est un peu trop long. Une bonne partie de ces explications semble totalement inutile à la compréhension de l'intrigue et de la relation/rivalité existant entre Angier et Alfred Borden, interprété par le toujours excellent Christian Bale dans le film de Nolan.
Le journal de Borden, qui constitue lui-même une partie du récit, était plus agréable à lire que celui d'Angier : franc et direct, Borden écrit plus simplement et ne se perd pas dans des explications longues et inutiles.
Mais malgré ces longueurs, ce roman m'a plu, et ce pour une raison toute simple : le retournement de situation qui a lieu une fois qu'Angier commence à utiliser la machine mise au point par Tesla. L'explication que Priest donne du Prestige et des conséquences de la réalisation de ce tour est absolument fascinante et inattendue. Ce dénouement change complètement le ton du roman : de récit pseudo-autobiographique et épistolaire racontant une lutte sans merci entre deux prestidigitateurs, on bascule dans une intrigue gothique et très sombre.
Sans compter les répercussions que les actes d'Angier et de Borden ont sur leurs descendants, et qui nous sont également relatés par l'auteur.
En bref
Même si je préfère définitivement le film, je suis satisfaite de cette lecture qui m'a permis, entre autres, de mieux comprendre les sources de la discorde entre Angier et Borden. Le roman souffre malheureusement de quelques longueurs, mais celles-ci sont plus que compensées par la fin du récit, vraiment glaçante.
Note : 3/5
