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La vie ne danse qu'un instant, Theresa Révay

Edition : Albin Michel

Nombre de pages : 460

 

 

 

Résumé

(Quatrième de couverture)

" Rome, 1936. Alice Clifford, la correspondante du New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini après sa conquête de l'Abyssinie. Sa liaison avec Don Umberto Ludovici, un diplomate proche du pouvoir fasciste, marié et père de famille, ne l'aveugle pas. Son goût pour la liberté l'empêche de succomber aux sirènes des dictatures. 

La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui bruissent dans les couloirs feutrés du Vatican et les rues ensanglantées de Berlin. Son attirance pour un journaliste allemand au passé trouble révèle les fêlures de son passé. Si l'aventurière ne renie jamais ses convictions de femme moderne, toute liberté a un prix. Jusqu'où ira-t-elle pour demeurer fidèle à elle-même ?

Des palais de Rome à la corniche d'Alexandrie, des montagnes d'éthiopie aux plaines de Castille, une Américaine intrépide et passionnée témoigne d'un monde qui court à sa perte. Theresa Révay nous offre l'inoubliable portrait d'une femme pour qui la vie ne brûle et ne danse qu'un instant. "

 

Mon avis

Quand j'ai reçu ce roman (par le biais de l'opération Masse critique de Babelio), je ne pensais pas en venir à bout en 30 jours, limite imposée pour la critique des romans reçus en Masse critique. Mais c'était sans compter sur la jolie plume de Theresa Révay et, surtout, avant de faire connaissance avec ses personnages. En effet, on est très vite emporté dans le tourbillon - historique - de ces années 1930, au côté de diverses personnalités, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Au passage, je précise d'emblée que ma "rencontre" préférée dans ce roman est celle d'Ernest Hemingway, présent à Madrid en même temps que l'héroïne du roman, Alice Clifford.

L'histoire que nous raconte Theresa Révay est passionnante pour de multiples raisons, mais surtout parce qu'elle permet de comprendre l'enchaînement des événements ayant mené à la Seconde Guerre mondiale. Tout au long du roman, on sent la tension qui monte entre les peuples et les pays et certains personnages visionnaires (dont Alice Clifford) se rendent compte qu'un nouveau conflit mondial semble inévitable. 

Le récit est parfaitement documenté et, à plus d'une reprise, l'auteure semble se confondre avec son personnage principal, tant le style journalistique devient flagrant. A certains moments, j'ai eu l'impression de lire un article d'époque, car Theresa Révay écrit sans fioritures inutiles : elle va droit au but et décrit les événements politiques avec précision.

Alice Clifford, le personnage principal, n'est absolument pas attachante. Mais c'est une femme que j'ai apprécié découvrir. C'est un personnage fort, malgré ses nombreuses failles. Elle est aussi extrêmement intelligente, comprend la politique et la diplomatie de son époque et n'hésite pas à évoquer avant tout le monde le fait que l'histoire se répète et que le conflit de 1914-1918 risque de se reproduire... Alice n'est d'ailleurs pas la seule femme forte : ses collègues reporters sont tout aussi intéressantes à découvrir.

On ne peut pas dire que je sois sortie de ma zone de confort avec ce roman, puisque j'aime découvrir des récits (de tous genres) qui nous parlent des deux Guerres mondiales. Mais je suis très satisfaite d'avoir découvert un récit aussi intense et prenant !

Un grand merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce roman.

 

Pour découvrir ce roman, c'est par ici.

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AM

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