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Compartiment tueurs, Sébastien Japrisot

Edition : Gallimard

Nombre de pages : 249

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Quand vous prenez une couchette dans un train de nuit, méfiez-vous des rencontres. Quand on retrouve une femme étranglée dans votre compartiment, méfiez-vous de vos voisins. Quand on supprime un à un tous vos voisins, méfiez-vous tout court. Si vous n'êtes pas vous-même l'assassin, c'est embêtant ! "

 

Commentaire

 

Je n'ai pas choisi ce roman, j'en ai "hérité". L'une de mes sœurs est passée à la lecture numérique il y a quelques années et, à cette occasion, elle s'est débarrassée de tous ses livres papiers. Sans commentaire...

Du coup, elle a débarqué à la maison avec de gros sacs remplis de ces pauvres romans devenus indésirables. J'en ai récupéré la plus grosse partie et Compartiment tueurs en faisait partie.

Mais je vous avoue sincèrement que, comme ce n'est pas un roman que j'ai choisi moi-même, je m'attendais à le laisser dans ma PAL pendant quelques années encore.

C'était compter sans Niki qui est une véritable tentatrice en matière de romans policiers. Elle a lu Compartiment tueurs au mois de juin et m'a dit qu'il l'avait surprise par sa qualité et, surtout, son dénouement imprévu. Comme elle fait partie de ces gens qui devinent l'identité du meurtrier après avoir lu 20 pages d'un polar, vous vous doutez bien que sa réaction est exceptionnelle. Elle m'a convaincue et j'ai été le rechercher dans mes étagères avant de le placer dans ma valise.

Un jour pluvieux où je n'avais plus envie de sortir, je me suis donc installée avec Compartiment tueurs. Et dès le début, je me suis sentie transportée dans une ambiance digne d'un polar des années 1950-1960. Plus jeune, j'ai visionné (et apprécié) le film Le troisième homme de Carol Reed, inspiré du roman du même titre de Graham Greene. Le polar de Japrisot m'a rappelé l'ambiance de ce film ; dans les deux cas, l'intrigue est noire et efficace, sans fioritures inutiles. On est directement plongé au coeur des faits et l'on suit, l'un après l'autre, les passagers du compartiment où le premier meurtre a lieu. Chaque chapitre est d'ailleurs consacré à un personnage.

J'ai adoré la personnalité de l'inspecteur Grazziani (surnommé Grazzi pas ses collègues). C'est vraiment l'enquêteur-type, qui parle peu mais réfléchit beaucoup.

C'est bien la première fois que ça m'arrive, alors autant le souligner : j'ai deviné l'identité du coupable avant la fin du roman ! Pour être tout à fait honnête, c'est grâce à Niki : elle m'avait bien dit que l'identité du meurtrier l'avait totalement étonnée. Du coup, j'ai cherché le coupable le plus improbable et j'ai trouvé le bon. Mais, par contre, impossible de comprendre le mobile du crime...

Si vous aimez les bons polars, à l'intrigue très "classique", celui-ci est fait pour vous.

L'excellent billet de Niki est par ici.

 

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Challenge de l'été 2014 : 11/20