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Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, Gyles Brandreth

Titre original : Oscar Wilde and the Candlelight Murders / Oscar Wilde and a Death of No Importance

Edition : 10/18

Traduction : Jean-Baptiste Dupin

Nombre de pages : 385

 

 

 

 

Résumé

Nous sommes en 1939. Robert Sherard, devenu vieux, raconte ses souvenirs de son amitié avec Oscar Wilde. Il se concentre en particulier sur les événements qui ont agités la vie du grand romancier durant les années 1889 et 1890.

A l'époque, Oscar Wilde ci souhaite devenir acteur, à juste titre, car il a beaucoup de talent.

vous qu'il a fixé avec Billy, Oscar Wilde trouve le jeune homme mort. Son visage est couvert de sang et son corps semble mis en scène dans un rituel très étrange, des bougies brûlant tout autour du cadavre.

En compagnie de Robert Sherard et d'Arthur Conan Doyle, qu'il vient de rencontrer, Wilde décide d'enquêter et de résoudre le mystère de la mort de Billy Wood.

 

Commentaire

Véritable plongée dans l'ambiance victorienne, ce roman est un pur plaisir pour tous les fans d'Oscar Wilde et d'Arthur Conan Doyle.

Les deux écrivains sont particulièrement mis à l'honneur par Brandreth, qui nous immerge dans la vie de Wilde avec un véritable talent. Au fil des pages, Oscar devient presque un vieil ami et sa nature flamboyante paraît tout à fait normale. A tel point qu'à côté de lui, le pauvre Sherard semble transparent, malgré son rôle de narrateur de l'histoire.

Malgré le titre de « meurtre aux chandelles », j'avoue que l'enquête a occupé, en ce qui me concernait, le second plan. Impossible de faire attention à une énigme policière alors que deux de mes auteurs préférés sont ressuscités par le talent de Brandreth ! Du coup, les tours et détours de l'enquête m'ont parfois semblés difficiles à suivre, vu que je ne me suis que peu concentrée sur les détails qui nous sont donnés. Je dois avouer aussi que le fait de voir Wilde se conduire en véritable émule de Sherlock Holmes m'a quelque peu agacée. Wilde a-t-il besoin de se faire passer pour un autre, lui, si flamboyant, si vivant ? L'entendre raisonner sans fin sur des détails et ressasser son obsession des déductions logiques m'a paru peu en phase avec le personnage.

C'est le seul véritable défaut que j'ai trouvé à ce roman. Pour le reste, il répond à toutes les attentes des fans du genre. Le Londres de l'époque revit sous nos yeux, recréé par un millier de détails. De grands auteurs sont mentionnés. Et, pour une fois, j'ai découvert l'identité du meurtrier avant qu'elle ne soit dévoilée par l'auteur ; ca m'arrive tellement rarement qu'il est important de le souligner.

 

Extraits

" Nous détestons parfois ce que nous aimons le plus.

Et nous nous détestons d'aimer ce que nous ne devrions pas aimer, d'aimer ceux que nous savons indignes de notre amour. "

 

" Qu'est-il advenu de votre envie d'huîtres et de champagne?

- C'était il y a un quart d'heure et nous nous trouvions au sud de la Tamise. J'ai changé d'avis depuis. La constance, comme vous le savez, est l'ultime refuge de ceux qui manquent d'imagination. "

 

" Quelle chance ont les acteurs ! Ils peuvent choisir de jouer dans une tragédie ou une comédie, de souffrir ou de rendre heureux, de faire rire ou pleurer. Mais dans le monde réel, les choses sont différentes. Il n'y a pas de choix possible. Le monde est une vaste scène, mais nous ne pouvons y jouer d'autre rôle que celui qui nous a été attribué. "

 

" Seul un Écossais peut déceler le printemps dans un jour de pluie de la fin du mois de janvier. "

 

" Les circonstances peuvent être quelque peu inhabituelles, voire un tantinet baroques, mais l'histoire elle-même est aussi vieille que le jardin d'Eden. Où, là non plus, on ne portait pas de vêtements, Robert ! Il est vrai que c'était quelques années avant que le costume de marin ne soit disponible au paradis. "

 

" C’est Dickens qui a mis Broadstairs sur la carte. C’est là qu’il a écrit David Copperfield, dans une villa sur les falaises qui, naturellement, porte aujourd’hui le nom glorieux de Maison d’Âpre-Vent. Si le cœur vous en dit, vous pourrez vous y rendre. La visite guidée coûte deux pence. Et au moment où vous arriverez à la pièce où travaillait le grand homme, on vous récitera cette phrase légendaire : « Laissez un mot pour Mr.Dickens dans le premier tiroir de son bureau et il viendra le lire cette nuit. » "

 

Fait partie de la série Oscar Wilde

Tome 1 : Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles

Tome 2 : Oscar Wilde et le jeu de la mort

Tome 3 : Oscar Wilde et le cadavre souriant

Tome 4 : Oscar Wilde et le nid de vipères

Tome 5 : Oscar Wilde et les crimes du Vatican

Tome 6 : Oscar Wilde et le mystère de Reading

 

Lagaffe

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