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Le jour où mon pénis est tombé, David Duranteau

Edition : Librinova

Lecture numérique

 

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française. J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être… Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette… Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culotte, c’est la fille d’un cinéaste connu, je crois qu’elle essaie de me piquer ma place… Et comme une apothéose, à l’instant où je vous parle, une femme est allongée sur mon canapé hors de prix, une coupe de champagne plantée dans la gorge… Je m’allumerais bien une clope, moi… "

 

Commentaire

Oui, vous avez bien lu le titre ! Mais ne vous inquiétez pas : le roman n'est pas scabreux pour autant.

Comme vous pouvez le constater grâce à la quatrième de couverture, Fabrice Carmen est un homme extrêmement sympathique, que l'on aimerait tous (et surtout toutes) rencontrer (hum hum)... Du coup, sa petite mésaventure n'est pas spécialement désagréable à suivre : on se dit que c'est bien fait pour le personnage et que ça lui apprendra peut-être le sens du mot "humilité". 

L'humour (noir) et l'ironie sont les grands points forts du roman. L'auteur n'hésite pas à ridiculiser ses personnages et à les plonger dans des situations assez rocambolesques. Les rebondissements ne manquent pas et, quand on croit que Fabrice Carmen va finalement s'en sortir à bon compte, David Duranteau en rajoute une couche : la star de la radio va devoir endurer bien des ennuis avant de retrouver une vie normale. Je ne dirais pas que le suspense est insoutenable (on n'est pas dans un Stephen King non plus), mais on se laisse quand même prendre au jeu et par voir les pages défiler. D'autant que les personnages sont intéressants également : on croise de nombreux protagonnistes, certains plus agréables que Fabrice, d'autres non. Comme dans le monde réel, en fait :-)

Et ce monde réel est en plus très bien dépeint par David Duranteau. On se retrouve avec des personnages qui veulent tout, tout de suite, quitte à se perdre en route: tout le monde veut être célèbre, même si ce n'est qu'éphémère; et, surtout, tout le monde est superficiel, parce que les trucs sérieux n'amusent plus personne. C'est peut-être poussé un peu loin, mais on retrouve, là-dedans (même si c'est un peu exagéré et caricatural) certains défauts de notre société contemporaine

Un autre point positif du roman, c'est le style de l'auteur. Direct et percutant. David Duranteau ne part pas dans des phrases longues et compliquées, dans des descriptions qui prennent 10 pages. Il va droit au but et explique clairement les ressentis et les aventures de ses personnages. Ce style participe à l'intérêt qu'on prend à la lecture : il accroche l'attention du lecteur et la retient quasiment jusqu'au bout de l'histoire. Et puis, c'est aussi plus en phase avec le titre du roman qui, lui aussi, retient l'attention.

Enfin, cerise sur le gâteau : l'histoire tourne peu à peu au polar. Si vous me connaissez, vous êtes sûrement au courant de ma passion pour les romans policiers. Imaginez mon enthousiasme quand une histoire que j'imaginais être un roman contemporain assez amusant est devenu un polar assez amusant... 

Donc, voilà, je peux clamer haut et fort que ma dernière bonne lecture en date est un roman qui s'intitule Le jour où mon pénis est tombé. Et expliquer à tout le monde que, malgré le titre, c'est beaucoup mieux que 50 nuances de Grey (bon, en même temps je n'ai pas lu ce dernier, mais je suis prête à parier que j'ai raison). 

Un grand merci à David Duranteau pour cette découverte sympa ! J'espère que le prix Nobel ne tardera pas trop.

 

Pour découvrir ce roman, c'est ici que ça se passe. Vous pouvez aussi en lire un extrait sur Babelio.