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La disparue de Colliton Park, Minette Walters

Titre original : Disordered Minds

Edition : Pocket

Nombre de pages : 576

 

 

 

Résumé

(Présentation de l'éditeur)

" Dans un pub mal famé de Bournemouth, petite ville de la côte anglaise, Jonathan Hughes, anthropologue spécialiste des erreurs judiciaires, a rendez-vous avec Georgina, conseillère municipale, rondelette et un peu ridicule. Trente ans plus tôt, lui raconte-t-elle, un jeune déséquilibré a été accusé injustement d'avoir assassiné sa grand-mère. Jugé et condamné, Howard Stamp s'est pendu dans sa cellule... Jonathan se laisse convaincre par la joviale Georgina de réétudier l'affaire. L'improbable couple de détectives fait bientôt le rapprochement entre ce fait divers et le viol, à la même date, dans un parc de Bournemouth, d'une adolescente de treize ans par trois jeunes garçons. Les violeurs comme la victime connaissaient Howard Stamp... Que sont-ils devenus ? Quel lien entre le meurtre de la vieille dame et le drame de Colliton Park ? Un suspense merveilleusement tricoté... Une étude de caractères ensorcelante... Minette Walters est à juste titre considérée comme la nouvelle reine du thriller à l'anglaise. "

 

Commentaire

Voilà, une fois encore, la preuve qu'en matière de lecture, il faut parfois persévérer.
En effet, le début de ce roman s'annonçait très mal. Jonathan Hughes, l'un des personnages principaux, m'a déplu dès sa première intervention. Imbu de sa personne, méprisant, paranoïaque, menteur... cet homme n'a rien pour plaire.

Arrivée à la rencontre entre Hughes et Georgina ''George'' Gardener (qui est beaucoup plus amusante que son alter ego masculin), j'étais à deux doigts d'abandonner cette lecture et d'envoyer le livre à travers la pièce, tant les états d'âme de ce crétin de Hughes commençaient à m'agacer. 

Mais l'intrigue me plaisait et j'avais envie d'en apprendre plus à la fois sur Howard Stamp et sur la disparition de Priscilla Trevelyan, une jeune fille qui a disparu des années plus tôt dans la petite ville où vivait Stamp.

Alors, j'ai continué ma lecture. Et j'ai bien fait car, environ à la moitié du roman, Hughes devient moins pénible. Et puis, on a aussi droit aux interventions d'Andrew Spicer (l'agent littéraire de Hughes) qui, comme George, est un personnage très sympathique et amusant.

A partir de ce moment, j'ai vraiment commencé à apprécier cette lecture. Les ''enquêteurs'' atypiques que sont George, Jonathan et Andrew se concentrent sur deux mystères vieux de 33 ans. D'une part, la disparition de Priscilla, jeune adolescente de 13 ans qui a fugué de chez elle après une enième dispute avec son père. Et d'autre part, le procès d'Howard Stamp, à l'issue duquel le jeune homme a été condamné pour le meurtre (violent) de sa grand-mère, Grace Jefferies. George et Jonathan sont persuadés que Stamp a été victime d'une erreur judiciaire. Et, petit à petit, il leur semble également découvrir des points communs entre le meurtre de Grace et la disparition de Priscilla...

Plutôt qu'un thriller ou un roman policier, on est plutôt face à un grand jeu de piste que George, Jonathan et Andrew tentent de suivre tant bien que mal, malgré la disparition des preuves et le peu de coopération des témoins de l'époque encore en vie ou en état d'apporter leur témoignage. Le récit mêle une narration normale et des chapitres plus épistolaires, puisqu'on peut découvrir les mails et courriers que s'échangent les différents personnages. Cela apporte un petit plus au récit, et nous permet de connaître certains éléments dont les trois ''enquêteurs'' n'ont pas forcément conscience (ainsi, on prend connaissance des mails que s'échangent les membres de la famille Burton).

D'une possible déception, je suis donc passée à une bonne découverte. Ce roman m'a permis de passer un bon moment de détente et d'exercer mes méninges afin de tenter de découvrir le fin mot du meurtre et de la dispariytion (bien entendu, je n'y suis pas arrivée avant que l'auteure décide de nous présenter le coupable). Et je n'hésiterai pas à lire d'autres romans de Minette Walters, dont j'ai bien aimé le style, réaliste et direct.