56793Macbeth, William Shakespeare

Titre français: Macbeth

Edition: Penguin Books Ltd

128 pages

Un grand merci à Perrine pour ce conseil de lecture!

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Résumé

Lors d'une bataille entre la Norvège et l'Ecosse, Macbeth, chef de l'armée écossaise, se distingue par son courage et sa loyauté.

Alors qu'il est en chemin pour rejoindre le roi Duncan, Macbeth, accompagné de Banquo, rencontre trois sorcières. Celles-ci leur prédit un avenir brillant: Macbeth sera duc de Cawdor, avant de devenir roi; Banquo verra sa descendance monter sur le trône. Les deux hommes veulent plus d'explications, mais les sorcières disparaissent.

Deux seigneurs sont alors envoyés auprès de Macbeth par le roi Duncan: ils viennent annoncer la décision du souverain de faire de Macbeth le nouveau duc de Cawdor. Macbeth y voit le signe que les sorcières ne se sont pas trompées. Il relate alors les différents événements à son épouse, qui, prenant les prédictions des sorcières au sérieux, encourage Macbeth à assassiner Duncan.

Macbeth profite donc du séjour de Duncan dans sa demeure pour s'exécuter. Les deux fils du défunt roi, Malcolm et Donalbain, profitent de l'agitation générale pour s'enfuir, car ils craignent de se faire assassiner à leur tour.

Macbeth commence son règne sur l'Ecosse. Mais, très vite, il craint de perdre sa couronne et est assailli par les remords. Cela le pousse à devenir un vrai tyran. Les nobles d'Ecosse commencent alors à intriguer pour faire tomber Macbeth.

 

Commentaire

Cela fait des années que Macbeth prennait la poussière dans ma bibliothèque. Grâce à Perrine, du Hérisson Lecteur, qui me l'a recommandé, je l'ai enfin sorti.

Et j'ai bien fait! Déjà rien que la couverture du livre vaut la peine, avec les trois sorcières (j'ai toujours préféré les histoires de sorcières).

Mais il n'y a pas que ça. Macbeth se concentre surtout sur le thème de l'ambition. Macbeth et son épouse, tenté par le brillant avenir prédit par les sorcières, n'hésitent pas à commettre le plus atroce des crimes pour accéder au trône d'Ecosse. Il font même accuser des innocents, afin de ne pas être soupçonnés par la suite de Duncan.

Malheureusement pour eux, chez Shakespeare, les mauvaises actions ne sont jamais bien longtemps récompensées. Les remords font vite surface: lady Macbeth, prise de somnambulisme, révèle, sans le savoir, le crime qui a été commis: chaque nuit, elle revit le dialogue qu'elle a eu avec Macbeth lors du meurtre de Duncan. Macbeth, par contre, éprouve de moins en moins de remords, mais devient un souverain tyrannique. De peur de perdre son trône, il se lance dans des entreprises plus douteuses les unes que les autres. La réaction ne se fait pas attendre: les nobles écossais, exilés en Angleterre et en Irlande, reviennent à la tête d'une armée et mettent fin au règne de Macbeth.

On le voit donc, chez Shakespeare, les tyrans se "punissent eux-mêmes", en quelque sorte. La gloire, la grandeur ou la richesse que les "méchants" tirent de leurs mauvaises actions ne dure jamais et ils finissent toujours morts ou prisonniers. Comme dans Othello, la morale est donc très présente, mais pas du tout désagréable.

A lire ou à relire, sans hésiter! 

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